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Alors, ce château... !!

 Alors, ce château... !!!  

Encatané ! je suis encatané ! Pestiféré ! Quand j’écris des couillonnades sur la Patou ou que j’envoie des vannes à quelques élus, les réactions ne sont pas très virulentes car ces personnes visées savent malgré tout faire la part des choses .
La vie du site ne dépend pas non plus que des mensonges de Lavergne ou des frasques livresques de notre première adjointe : donc, de temps en temps mais, en gros, ça fait 70% des articles, je rédige sur des sujets divers (histoire, traditions, faune et flore, animations...) et là, mine de rien, je prends des risques .  

On ne dirait pas mais tout ou presque peut faire l’objet de polémiques (plus ou moins sérieuses) qui font rejaillir des rancunes enfouies ou des fâcheries récurentes et non résolues depuis des décennies.

Un exemple : pour le côté historique du site, je me suis dit qu’un article sur l’acquisition du château en 1952 pouvait être intéressant afin que nos jeunes tourtourains et nos récents villageois puissent avoir des éléments d’information sur le bâtiment communal (surtout en ce moment où de gros travaux vont y être réalisés) . Saint-Denis m’est témoin qu’aucun sous-entendu possible ne m’a effleuré : pour moi, c’était un article "cocagne"et je ne courais guère de risque de soulever des problèmes ou des polémiques... Tu parles, Charles ! 

Je commence donc à écrire l’article, je me sers tranquillement de documents qui ont été officiellement publiés par la mairie de Tourtour et je me pense totalement à l’abri... Je raconte les péripéties qui ont accompagné toute cette période qui a précédé l’achat du bâtiment et je cite des chiffres lors du vote : 7 pour, 4 contre et démission d’élus après cette délibération mais je ne donne aucun nom lié au contenu du vote . Pourquoi ? d’abord parce que les sources écrites dont je disposais ne les notaient pas mais aussi parce que je n’ aurai pas cité les noms de toutes façons car ils n’auraient rien apporté à l’histoire. On comprend seulement que le maire (Auguste Troin) et son premier adjoint (Albert Escarelle) font partie des élus favorables au projet d’achat .

Bon ! à ce moment-là je relis mes phrases et mes paragraphes, je ne suis pas trop mécontent d’avoir raconté cet épisode important de la vie municipale des années 50 et je le publie donc, je le mets en ligne ... Sans aucun souci !

L’article est publié et deux jours après, sur le forum, un message anonyme indique que le seul à avoir voté contre et à avoir démissionné est Albert Escarelle . Dans un premier temps, je n’accorde guère de crédit à ce message mais il est malgré tout publié et je réponds : si Mr Escarelle a voté contre, pourquoi la Mairie a-t-elle accepté de donner son nom à une salle de ce même château dont il était un farouche adversaire ? Je continue donc à accorder foi aux documents utilisés et je me demande qui a pu avoir l’idée de ce message du forum. Allez, c’est rien, ça passera !

 

Eh bien non ! ça ne passera pas aussi facilement : deux coups de téléphone chez moi plus un e-mail me redisent la même chose mais là c’est un peu différent car il ne s’agit plus d’un message anonyme mais de personnes que je connais et qui connaissent Tourtour ... Autrement dit, mes certitudes en prennent un nouveau petit coup et je me retrouve plongé dans la perplexité de celui qui commence à se dire qu’il n’est pas très éloigné de la panade ....Et tout ça à partir d’un article où je me croyais tranquille comme Baptiste !

Evidemment, il va falloir maintenant dénouer les fils de cet embrouillamini et trouver "scientifiquement" les éléments objectifs et avérés d’une réponse qui ne pourra plus être contredite : le seul moyen est alors de publier les coordonnées exactes (et validées) des délibérations des conseils municipaux de 1952 et les démissions ayant eu lieu à la suite du vote sur l’acquisition du château. Je descends à Tourtour dans quelques jours et je demanderai l’autorisation de consulter les archives pour avoir les documents nécessaires à l’éclaircissement de la question abordée  : il ne sera guère possible ensuite de faire jouer la corde de l’intime conviction et il faudra alors se conformer à la stricte véracité des faits .

  

Hier, j’ai publié un article sur les boules cloutées et un autre sur le buis : le site " Tourtour, notre village " essaie donc d’offrir un contenu diversifié sur les aspects pluridisciplinaires de la commune afin de proposer une palette étendue de sujets ayant trait au village . Ce n’est pas simple du tout et l’on s’aperçoit que les embûches sont possibles à chaque article : en tous les cas, ces exemples permettent d’échanger mais surtout de tirer des conséquences sur l’attitude à adopter face à des faits que l’on pense totalement avérés et qui réclament pourtant un approfondissement afin de leur conférer une objectivité absolue qui ne puisse être remise en cause .

Un détail : suivant le contenu des archives de 1952, l’article pourra (et devra) être évidemment corrigé, c’est facile . Et c’est un gros avantage par rapport au document qui m’a servi de référence qui, lui, resterait en l’état, c’est à dire avec une erreur assez préjudiciable mais impossible à corriger...

Tout ça me donne faim : allez savoir pourquoi, j’ai bien envie d’une omelette ! Et, bien sûr, il faut commencer par casser des oeufs ! Mais ceux qui se servent de poudre lyophilisée ne comprendront pas !

 

Vos commentaires

  • Le 4 février 2010 à 14:59 En réponse à : anonymat

    souvent utile a la verite. rensegnez vous plus largement avant d’ecrire.

  • Le 4 février 2010 à 15:17, par Jasmine Lara En réponse à : Haut les coeurs !

    De grâce remettez vous monsieur Giraud, et ne remettez pas le site en question pour autant svp ! Je trouve très classieux à vous d’envisager de vous remettre vous même en question, de vous questionner publiquement et (je l’espère) de vous répondre ici même une fois renseignement pris à la source des archives. Nous attendons donc avec impatience la confirmation ou l’infirmation de ce qui vous semblait vrai. La parole des ancêtres c’est très bien, mais, mais... plus le temps passe plus les ancêtres sont vieux, comment être sûrs de ce que leur mémoire a gardé ? La transmission orale c’est très réconfortant, on est là, assis autour du feu et le parleur parle. On écoute de toutes ses oreilles grandes ouvertes, on bade, on enregistre dans son cerveau encore tout frais, on classe tout ça dans sa mémoire... mais qu’en restera-t-il dans 90 ans ? L’écriture n’a pas été inventée par hasard mais par nécessité. Alors vive les archives !

    J’en profite pour vous faire une petite remarque : je crois savoir que la plaque dont vous parlez et qui figure sur la maison de Monsieur Auguste Troin n’a pas été posée ni inspirée par "la mairie reconnaissante" mais par ses enfants et petits enfants qui sont aujourd’hui propriétaires. Je sais, ça peut paraitre étrange... Mais peut être que quelqu’un pourra confirmer ???

  • Le 4 février 2010 à 19:50, par Gilbert Giraud En réponse à : Boun dioù ...

    Je vais essayer de m’en remettre... Il est vrai que je ne m’attendais vraiment pas à une embrouille à partir de cet article... Cela dit, toutes les précisions qui seront apportées permettront d’enfin avoir une vision juste de l’épisode du château . En ce qui concerne la plaque chez Auguste, l’article disait : " Afin que le village se souvienne de cet épisode historique, une plaque de marbre est apposée au mur de la demeure d’Auguste Troin, juste avant le porche de la chapelle de la Trinité : l’ancien maire est nommé "cépoun", c’est à dire le vieux sage gardien des traditions et des valeurs de la communauté, et Saint-Denis sait à quel point Mr Troin méritait vraiment cet hommage." . Ce n’est en effet pas clair mais je ne parle pas de la mairie reconnaissante : rendons volontiers aux enfants et petits-enfants la paternité de cette plaque de marbre .(et je le corrige illico dans l’article).Bonne soirée et merci pour votre soutien .

  • Le 4 février 2010 à 20:09, par Gilbert Giraud En réponse à : Vérité...

    Vous avez tout à fait raison de me donner une petite leçon et je vous admire de vous savoir à l’abri, bien au chaud et sans prendre de risque . Je reconnais totalement mon erreur de discernement et ma naïveté sur cet article : en me basant sur un long texte publié dans le Troumpetoun de décembre 1998, j’avais le sentiment de m’appuyer sur une source digne de foi mais il apparaît petit à petit que je me trompais. Ne pas être directement sur place, tous les jours, n’arrange pas non plus les choses : je constate que des tourtourains ont été peinés par cet article, je les comprends et m’en excuserait encore mieux bientôt. Malgré tout, j’ai aussi une pensée pour ces autres gens qui ont laissé donner le nom de la salle sans rechigner : ma couillonnade aura au moins servi à montrer leur grande citoyenneté ...

  • Le 10 février 2010 à 16:04, par Jasmine Lara En réponse à : Faut distinguer.

    De même qu’il ne faut pas confondre glisser dans la piscine et pisser dans la glycine, il serait bon de distinguer, concernant Albert Escarelle :
    - son opposition à l’achat du château de la mairie : là il exprimait son opinion, sa crainte pour le budget de la mairie et peut être d’autres arguments dont on ne sait rien ; c’était son droit après tout, on n’est pas obligé d’être toujours de l’avis du maire (Auguste Troin) comme ça se fait maintenant... En revanche c’était très vilain à lui de vouloir, ensuite, s’attribuer le seul bénéfice de cet acte !
    - les biens que, n’ayant pas d’héritier direct, il a laissé à la Commune : j’espère que donner son nom à une salle du chateau est lié à cet acte et non pas au rôle qu’Albert s’est si bien attribué dans ses confidences à monsieur Lainé qui, lui, n’hésite pas à tout mélanger -histoire de nous embrouiller.

    Vous avez tort, monsieur Giraud, de sarcasmer sur "les gens qui ont laissé donner le nom de la salle sans rechigner" ; à mon avis ces gens pensaient simplement qu’on baptisait ainsi cette salle à cause du fait -incontestable, lui- de la cession de sa propriété à la commune, et non pas à son avis sur l’achat du chateau.
    Et puis qui aurait sérieusement envisagé, alors, de s’opposer à "Monsieur le maire" (Jean Lainé en l’occurence) tant au Conseil que dans le Trompetoun ????

    Il est vraiment urgent, Monsieur Giraud, que vous alliez aux archives et que vous nous en rapportiez la simple VERITE. Ma gratitude vous est acquise d’avance.

  • Le 10 février 2010 à 17:14, par Gilbert Giraud En réponse à : Ou à raison ...

    Votre analyse est explicite . J’ai promis d’aller aux archives, je descends dans deux jours et la visite dépendra du RV fixé par les services municipaux . Un détail : votre leçon de morale sur mon présumé sarcasme me laisse bien froid car je persiste à penser depuis longtemps que les citoyens doivent s’exprimer, se renseigner et agir et ne pas se comporter en simples spectateurs qui " pensaient que c’était pour...et non pas que c’était..." . Quelques années avant 1952, c’était effectivement une idée "tendance" mais de nos jours, je ne crois pas avoir totalement tort de regretter ce genre de comportements attentistes qui nuisent à la plus élémentaire démocratie citoyenne. Je sais bien que mes propos vont être mal interprétés et sortis de leur contexte mais, après votre appréciation hautement morale, je commence à m’y faire ...

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Mis à jour le samedi 26 septembre 2020