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Claude Gay, savant dracénois et chilien .

 Claude Gay, savant dracénois et chilien  

Notre chère Maria-Christina, épouse de Michel Giraud de Camp-Fournier, est originaire du Chili : en ce début d’année 2011, elle est partie rejoindre son pays natal pour un long séjour d’environ deux mois . 
C’est bien gentil tout ça , mais quel rapport avec Tourtour ou la Provence , me direz-vous ? Eh bien pourtant, il y en a un !! Il s’appelle Claude Gay ....

Mon cousin Michel est allé au Chili en 2009 et il a appris à connaître ce personnage très célèbre dans ce grand pays d’Amérique du Sud . Michel a été très étonné de la notoriété de Mr Gay au Chili alors que ce savant est assez peu connu en France . 
Bon, d’accord ! et alors, quel rapport avec notre région ? Eh bien, c’est Draguignan !! Pourquoi ? Parce que Claude Gay est né dans la cité du Dragon et une fresque est apposée sur un mur de la ville, au coin de la place qui porte désormais son nom :
 

draguignan3.1252744751.jpg

Essayons de faire un peu plus connaissance avec cet éminent scientifique qui mérite l’hommage des citoyens de sa région natale et recherchons quelques renseignements utiles : ne nous trompons pas dans les "mots-clés" pour entamer la recherche... Il est vrai que si l’on se contente de nos jours de taper "gay" sur le moteur de recherche Google, on risque de ne pas trouver en priorité des renseignements sur un personnage scientifique ....

Mais si on cherche bien ...

 

Claude Gay, encore dénommé Claudio Gay Mouret, est un botaniste et naturaliste français, né le 18 mars 1800 à Draguignan et mort le 29 novembre 1873 à Flayosc (Var).

Cet explorateur a effectué les premières études approfondies de la flore, de la faune, de la géologie et de la géographie chiliennes.

Venu à Paris pour faire des études de médecine et de pharmacie, il les complète, devenu pharmacien en chef à l’hôpital St Denis à Paris, par des recherches sur l’histoire naturelle. En 1828, il part au Chili pour enseigner la physique et l’histoire naturelle dans un collège de Santiago du Chili . En 1830, il signe un contrat avec le gouvernement chilien pour commencer diverses recherches scientifiques.

Il revient en France en 1832 et donne ses collections au Muséum national d’histoire naturelle de Paris. Il retourne au Chili en 1834 et explore à nouveau le pays durant quatre années. Après avoir visité le Pérou en 1839, il s’installe à Santiago où il rédige son Historia fisica y politica de Chile. Ce dernier ouvrage est publiée par le gouvernement du pays entre 1844 et 1871 et lui vaut même l’attribution de la Légion d’honneur par le gouvernement français.

En 1841, avant qu’il revienne en France l’année suivante pour travailler sur son ouvrage, le gouvernement de José Joaquín Prieto (1786-1854)  lui confère la nationalité chilienne. En 1863, il retourne une dernière fois au Chili.

 

Ancien élève du collège de Draguignan, il a laissé à sa mort un legs important au collège : « Je lègue une rente de 1 000 francs-or au collège de Draguignan pour fonder trois prix annuels : un prix de littérature française, un prix de littérature latine, un prix de sciences mathématiques ou physiques. Les prix seront alloués aux élèves qui auront obtenu les premières places dans leurs classes ». Les prix furent décernés pour la première fois en 1879. La trésorerie du legs épuisée, les prix furent remplacés par une médaille. Ils furent supprimés en 1968. 

 

 

 Œuvres (livres) : 

 

  • Noticias sobre las islas de Juan Fernandez, Valparaiso, 1840
  • Historia física y política de Chile, Paris, 1844-1848
  • Origine de la pomme de terre, Paris, 1851
  • Atlas de la historia física y política de Chile, Paris, 1854
  • Triple variation de l’aiguille d’amiante dans les parties Ouest de l’Amerique, Paris, 1854
  • Carte générale du Chili, Paris, 1855
  • Considérations sur les mines du Pérou, comparées aux mines du Chili, Paris, 1855
  • Notes sur le Brasil, Buenos Ayres, et Rio de Janeiro, Paris, 1856
  • Rapport à l’académie des sciences sur les mines des États-Unis, Paris, 1861

Notre fidèle lectrice d’Ampus, Rosette Goure, avait publié un article sur Claude Gay à l’occasion d’une conférence sur ce savant organisée par l’association Emporium : vous pouvez retrouver cet article en allant sur le lien suivant :villageampus83.blog.lemonde.fr/ 
Ensuite vous allez sur la colonne de gauche , section "archives" et vous cherchez "septembre 2009", ensuite il faut arriver à la date du 12/09/2009. Vous y trouverez un extrait d’un livre du poète chilien Luis Mizon  où il fait une description élogieuse de Claude Gay.

Un autre lien (voir ci-dessous) vous montrera l’importance de l’oeuvre de Claude Gay dans l’industrie viticole du Chili :
chilean-wine.com/.../ 2010/03/ClaudeGay.jpg 
(sur la page d’accueil vous allez sur la droite et dans la liste-colonne

"Sections" vous cliquez sur " Chiléan Wine History" et vous arriverez au passage sur Claude Gay (un des précurseurs de la viticulture moderne au Chili) : le texte est en anglais .

 

The beginnings of the modern wine industry in Chile (les débuts de la viticulture industrielle moderne au Chili) :
In 1830, Frenchman Claude Gay convinced the Chilean government of the need to create a state agricultural station to be called Quinta Normal Agriculture. Most varieties of grapes grown in Italy and France were imported to the Fifth for wine production and consumption. In 1850 the Fifth Normal had more than 40,000 vines and 70 different varieties of grapes. With the arrival of Bordeaux varieties, Chilean wine history enters the modern era of winemaking.

Traduction simplifiée : En 1830, le français Claude Gay a persuadé le gouvernement chilien de la création d’une structure agricole officielle pour la viticulture . De nombreuses variétés de cépages furent importés d’Italie et de France et dans les années 1850 on comptait environ 70 sortes différentes de plans de raisins. Avec l’arrivée des variéts venues des vignobles bordelais, lhistoire du vin chilien entre alors dans l’aire de la viticulture moderne. 

En pensant à son cousin, on pense aussi à la cousine (ou vice-versa..), on passe alors de Tourtour à Santiago, on quitte la Cordillière des Andes, on traverse l’Atlantique, on arrive au Col de l’Ange et l’on se dirige vers la fameuse place des Ormeaux ... Quelle expédition !!

 

 

 

 

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