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Accueil > Traditions > 02 . Les coutumes traditionnelles. > Le berger et la transhumance. > Histoire de la transhumance. > Ecologie et sociologie de la transhumance.

Ecologie et sociologie de la transhumance.

Ecologie et sociologie

 de la transhumance.

    

Intérêt écologique :

Quand la transhumance n’est pas le signe d’une surexploitation d’un milieu, elle présente divers intérêts écologiques. Elle semble d’ailleurs pour partie copier des mouvements migratoires qui devaient exister chez de nombreux herbivores sauvages dans les temps préhistoriques et qui perdurent parfois en zone tropicale.

En particulier les animaux se déplacent avec des graines et propagules (animales, végétales, microbiennes et fongiques) (dans leur toison, sous leurs sabots, dans leur tube digestif). D’un certain point de vue, ils se substituent ainsi — pour partie — aux grands mammifères qui, avant leurs disparition, jouaient ce rôle de dispersion de propagules et d’entretien de la diversité génétique. Le bétail qui est conduit sur les routes de transhumance (ex : drailles en France) n’est cependant pas libre d’aller où il veut, ni quand il est arrivé sur le lieu d’estive, ni quand il rentre à son lieu d’hivernage ; les deux systèmes ne peuvent donc tout-à-fait être comparés.

  

Un pâturage itinérant ayant une pression soigneusement ajustée aux capacités du milieu, peut contribuer à l’entretien d’une partie du réseau écologique paneuropéen, et en France à la trame verte promue par le Grenelle de l’Environnement en 2007.

Risques et limites :

En zone tempérée, la transhumance de gros troupeaux se déplaçant sur les mêmes chemins dans une grande promiscuité pourrait être un facteur de risque sanitaire (diffusion de microbes et/ou de parasites. Mais inversement, les déplacements peuvent l’être aussi — en évitant le contact permanent avec les même substrats et la proximité des lieux où sont stockés les excréments de l’hiver (plus lents à se décomposer).

Les milieux naturels et anciens alpages et pâturages ont souvent été fragmentés par des routes, autoroutes, voies ferrées, propriété privées, ou des cultures. La transhumance des troupeaux doit donc souvent pour partie se faire en camion, ce qui retire aux drailles ou anciennes routes de transhumance leur vocation d’éventuel corridor biologique.

Les fêtes de la transhumance :

La transhumance est un moment de l’année qui concerne de nombreux éleveurs et c’est l’occasion pour ces derniers de se retrouver dans une ambiance festive. Aujourd’hui encore, la période de la transhumance (inalpe et/ou désalpe) est souvent marquée par des animations locales, qu’il s’agisse de faire revivre les coutumes et traditions ancestrales (culinaires, artisanat, etc.), ou d’assister à des combats de reines spontanés sur les pâturages alpins le jour de la montée des troupeaux.

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Mis à jour le vendredi 17 novembre 2017