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Accueil > Traditions > 05 . La pétanque ( et le jeu provençal). > Histoire de la pétanque.

Histoire de la pétanque.

 

Histoire de la pétanque.  

 

Jouer aux boules à Tourtour c’est une tradition, un rite, un passage obligé : quiconque met les pieds à Tourtour, pour une après-midi ou pour une vie, se doit de fouler les gravillons du jardin public pour une partie de pétanque : sinon, il ne sera jamais un vrai tourtourain.

Tourtour compte de très bons joueurs de boules et les parties disputées le soir font le plaisir de la galerie (les spectateurs) qui se régalent du jeu mais aussi des expressions provençales très imagées.

    

La pétanque est un jeu de boules dérivé du jeu provençal. C’est le sixième sport en France par le nombre de licenciés — 367 247 joueurs recensés ; il existe de nombreuses fédérations nationales affiliées à la fédération internationale. Fin 2010, on compte 587 365 licenciés répartis dans 72 pays, de l’Algérie au Vietnam. À ces chiffres, il convient de rajouter les pratiquants occasionnels, en vacances notamment, c’est-à-dire plusieurs millions d’amateurs.

C’est un sport principalement masculin (seulement 14 % des licenciés sont des femmes en France). Néanmoins, c’est l’un des rares sports où des compétitions mixtes sont organisées.

Historique :

Le jeu de boules est aussi ancien que la civilisation des loisirs, passant d’Égypte en Grèce et aurait été introduit en Gaule par les romains. Les boules ont d’abord été en argile, en pierre, puis en bois et enfin en acier. Mais, après les « bouleurs » du Moyen âge, l’âge d’or des boules en tous genres fut certainement la Renaissance où la noblesse s’empare du jeu au même titre que le bilboquet et le jeu de paume (qui deviendra le tennis). Pour des raisons obscures, il semblerait que le jeu de boules ait été interdit au peuple de 1629 à la Révolution.

En 1850, la première société officielle, « le Clos Jouve »,  fut fondée dans la région de Lyon puis, en 1906, la Fédération lyonnaise et régionale ouvre la voie en 1933 à la Fédération nationale des boules qui deviendra Fédération française de boules en 1942. Bien que regroupant nombre de jeux de boules (« boule des berges », « boule en bois », « jeu provençal »), la FFB fut dominée par le jeu de boule lyonnaise (128 000 joueurs en 1945), jusqu’au début du XXe siècle.

 

Au XIXe siècle, alors que chaque région, ou presque, introduit une variante d’usage, les Méridionaux se passionnent pour la longue ou jeu provençal avec des règles simplifiées, le libre choix du terrain, mais où les tireurs font trois pas de course pour prendre leur élan. C’est ce jeu que Marcel Pagnol décrit dans ses souvenirs d’enfance (Le temps des amours) et qui fut intégré dans le film Le château de ma mère. 

   

En 1904, un alsacien du nom de Félix Rofritsch entreprit la fabrication des premières « boules cloutées » (en bois recouvert d’une carapace de métal, formée de clous) dans son atelier de la rue des Fabres, à Marseille, sous le label de « La Boule Bleue ».

 

Le jeu provençal donnera naissance en 1907 à la pétanque, lors de la partie historique à La Ciotat où un champion Jules Hugues dit « le Noir », ne pouvant plus jouer à son jeu préféré à cause de ses rhumatismes, s’est mis un jour, à tracer un rond, envoyer le but à 5-6 m, et, les « pieds tanqués », à jouer ses boules pour se rapprocher du cochonnet. Ceci se passait sur le terrain de boules d’un café « La boule étoilée » (terrain baptisé ainsi en clin d’œil aux boules cloutées de l’époque) dont les propriétaires s’appelaient Ernest et Joseph Pitiot. Les deux frères comprirent vite l’intérêt de ce sport, notamment Ernest qui s’appliqua à en finaliser les règles. La pétanque était née !

Il faudra néanmoins attendre le premier concours officiel à La Ciotat en 1910 pour que le mot soit officialisé. Le terme vient des mots de l’occitan provençal « pied » et tanca « tanqués », donnant en français régional l’expression « jouer à pétanque » ou encore « pieds tanqués », c’est-à-dire avec les pieds joints et ancrés sur le sol, par opposition au jeu provençal où le joueur peut prendre de l’élan. Les innovations sont les suivantes :

  • le jeu se pratique sur un terrain plus court ;
  • le joueur lance sa boule sans élan ;
  • les pieds joints, à partir d’un cercle tracé au sol. 

  

Ainsi, une idée généreuse et humanitaire (on songe aux paralympiques !), allait faire le tour du monde, même si son succès est probablement lié à la simplicité des règles et la sociabilité avec la proximité des joueurs ensemble qui se parlent et s’interpellent.

La première boule en acier aurait été fabriquée en 1927 à Saint-Bonnet-le-Château, qui abrite à présent le Musée international pétanque et boules. La même année, les règles de la pétanque furent codifiées, mais ce n’est qu’en 1930 que les traditionnelles boules en bois cloutées furent remplacées par celles en acier. C’est à Jean Blanc que l’on doit cette évolution, et la marque J.B. existe toujours. En 1955, apparaissent également les premières boules Obut, bien connues.

La Fédération française de pétanque et de jeu provençal (FFPJP) voit le jour le 31 juillet 1945 quand, forte de ses 10 000 membres, elle peut enfin quitter la section provençale de la FFB. Quant à la Fédération internationale, elle fut fondée le 8 mars 1958 à Marseille, même si c’est en Belgique, à Spa, que ses premières bases furent jetées, un an plus tôt.

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Mis à jour le mercredi 4 décembre 2019