Aller au contenu Aller au menu Aller à la recherche

Logo du site

Accueil > Patrimoine local > 08 . Les fontaines de Tourtour . > Histoire des Fontaines .

Histoire des Fontaines .

Histoire des Fontaines . 

L’eau à Tourtour, c’est une histoire millénaire et chacun s’aperçoit obligatoirement de son importance dans la vie quotidienne de notre village. Avec Michel Giraud, nous aborderons bientôt cette question dans plusieurs articles mais il est peut-être raisonnable de donner quelques indications sur l’acheminement de l’eau à travers les siècles, dans une dimension plus élargie.

 De tous temps l’eau fut capitale pour l’homme et sa conquête a nécessité un développement de techniques appropriées au milieu.
Dès le 3éme millénaire avant JC les Egyptiens creusent des puits très profonds avec des tiges de bambous.

En Crête 1000 ans plus tard, sont employés des tuyaux en terre semblables à ceux utilisés en Provence et ailleurs jusqu’à la fin du 19 ème siècle.  

 

Dans l’antiquité, les Grecs ont leurs fontaines publiques, petites, simples et dépourvues d’ornementation architecturale : une colonne de marbre blanc forée sur un axe vertical où un tuyau de plomb conduit l’eau à un dégorgeoir en bronze figurant une tête de Lion ou un masque de satyre. Bien peu de changement pour nos fontaines du 19ème siècle.

Les Romains généralisent la technique des aqueducs et dans le Var celui de Fréjus long de 40 km de la source de la Siagnole à Forum Julii en est un bel exemple.  

Etat actuel de l’aqueduc de Fréjus .

  

Au Moyen-Age la solution la plus usitée pour obtenir l’eau dans les villages est la ligne d’eau où celle-ci descend naturellement par gravité dans un canal à ciel ouvert.
L’eau va de fontaine en fontaine, la surverse de la première alimentant la suivante. Les usages différents de l’eau se répartissant tout au long de cette ligne : au point le plus haut, l’alimentation des habitants, puis les animaux, les taches domestiques (lavage), l’arrosage des jardins et des cultures et enfin les besoins des moulins.
Quand l’eau est peu abondante, les fontaines sont rares et fort simples ; le souci majeur des édiles sera donc la recherche de sources régulières, l’amélioration des captages et l’acheminement de l’eau vers les différents quartiers des villages qui petit à petit s’étendent.

L’administration napoléonienne est à l’origine de la création des départements et parallèlement les ingénieurs des Ponts et Chaussées, en homme de terrain participent à l’aménagement du territoire et aux travaux d’adduction d’eau. Des plaques gravées le rappellent à Vidauban, Saint Maximin, Néoules...
Les matériaux changent et la fonte remplace de plus en plus la terre cuite qui, poreuse et fragile, provoque des pertes importantes. L’eau coulant à la fontaine correspondant à la moitié voire au quart du volume capté à la source. Le prix de la fonte baissant au cours du siècle va également favoriser son utilisation.

Le 19ème siècle est l’âge d’or des fontaines et dans tous les villages, bornes-fontaines, fontaines centrales ou adossées, fontaines-lavoirs, puits-fontaines dans les plaines vont voir le jour, dessinées par les ingénieurs des Ponts et Chaussées, les architectes municipaux , le maçon voire l’instituteur du village.
Dans la seconde moitié du 19 ème siècle la technique du réseau va permettre de multiplier les adductions d’eau. La résistance des matériaux, le calcul des sections des tuyaux vont permettre d’augmenter la taille des conduites et donc le volume d’eau disponible.

Collobrières est la première commune à bénéficier de cette distribution avec ses 12 fontaines, 14 bouches d’arrosage et le lavoir public. La loi sur la salubrité de 1902 va accélérer le développement des réseaux car il est urgent de lutter contre les épidémies et les fièvres causées par les eaux polluées des puits. 

Aujourd’hui chaque commune, chaque habitation dispose de l’eau courante  et les rôles les plus importants de la fontaine ont disparu. Heureusement les fontaines du passé  gardant leur charme décoratif, permettent une meilleure compréhension de l’histoire urbaine, offrent aux artistes peintres ou photographes  des sujets de choix et conservent leur rôle de point d’eau à boire pour les promeneurs à pied ou à vélo ou pour tout à chacun ayant soif.  On peut regretter que beaucoup d’entre elles arborent un "eau non potable" alors qu’elles ont désaltéré des générations, mais la réglementation a changé et les produits utilisés aussi ... 

  

Certes la construction des fontaines a beaucoup ralenti mais on constate que nombre de projets décoratifs d’embellissement urbain passe par la création d’une fontaine, partie intégrante de cet espace.

  

Vous pouvez consulter le lien :

fr.wikipedia.org/wiki/Fontaine

 

 

 

Répondre à cet article

Stats | 8 visiteurs en ce moment | SPIP 3.1.3 [23214] | Squelette BeeSpip v.3.1.0

Mis à jour le jeudi 14 décembre 2017