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Jean Bouise .

Jean Bouise .   

Bien sûr, ce n’est pas un artiste de Tourtour mais il est venu dans le village. Pas longtemps, c’est vrai. Mais, ne m’en veuillez pas, je ne savais pas exactement dans quelle rubrique j’allais parler du fim "le chien qui a vu Dieu". Alors, c’est parti de Jean Bouise et j’ai mis l’article dans "Artistes à Tourtour".

En 1967, au printemps, notre village était quasiment italien. Les boutiques s’appelaient Buccheria, Trattoria, Drogheria (toutes les devantures avaient été refaites) et toutes les ruelles étaient mises à l’heure italienne. Tous ces changements pour le tournage du film "le chien qui a vu Dieu" , tiré d’un livre de Dino Buzzati. (film tourné en 67 mais la sortie est en 70).

Le chien qui a vu Dieu (le livre ).

 Couverture du Chien qui a vu Dieu Le chien qui a vu Dieu est un court roman de Dino Buzzati.

Defendente, le boulanger du village de Tis, vient d’hériter. Mais par pure malveillance, son défunt oncle a posé comme condition à l’obtention de l’héritage que Defendente devrait, pendant cinq ans, distribuer tous les matins aux pauvres cinquante kilos de pain frais. Defendente est furieux, et ne peut que contempler les indigents se servir de son 
pain. Mais un jour, un chien vient aussi se servir.

Defendente a déjà dû mal à supporter que les pauvres se servent, mais il ne veut pas en plus nourrir les chiens errants. Se jetant à la poursuite du chien, il découvre que celui-ci apporte du pain à un vieil ermite, reclus sur une colline, dans une chapelle abandonnée. Il accepte que le chien apporte du pain pour l’ermite. Mais à la mort de l’ermite, le chien revient au village, et décide d’y demeurer. Et le regard de ce chien va bouleverser totalement et à jamais la vie de Tis.

Le chien qui a vu Dieu est un récit amusant et l’expression du regard sur les autres de Dino Buzzati, bref un court divertissement littéraire.

Le regard sur les autres, un joli programme, une philosophie, une main tendue, un geste, un signe.... Dans le fonds livresque de la bibliothèque de Tourtour, il faudrait plusieurs exemplaires de cet ouvrage italien mais pourtant bien provençal aussi...

Et ce Jean Bouise, le héros (avec le chien) , qui était-il ?

Né au Havre, diplômé de l’École supérieure de chimie de Rouen, Jean Bouise suit un stage de théâtre en 1950. Il rencontre ensuite Roger Planchon et participe à la naissance du Théâtre de la Comédie de Lyon. Il sera aussi de l’aventure du Théâtre de la Cité de Villeurbanne, devenu le T.N.P. en 1972. Il jouera dans les pièces mises en scène par Roger Planchon, mais aussi dans les classiques du répertoire : Georges Dandin, Tartuffe, Le brave soldat Schweick, etc.

Il décroche son premier rôle au cinéma en 1962 dans L’autre Cristobal, d’Armand Gatti. Le film sera présenté au Festival de Cannes de 1963, mais jamais distribué en salle. Il sera ensuite le Capitaine Haddock dans Tintin et les oranges bleues. De film en film, Jean Bouise devient un des incontournables seconds rôles du cinéma français. Il apparaît ainsi dans Les choses de la vie (de Claude Sautet), Monsieur Klein (de Joseph Losey), Z et L’Aveu (de Costa-Gavras). Il sera inoubliable dans Le Vieux Fusil de Robert Enrico, et deviendra par la suite un des acteurs fétiches de Luc Besson : vieil homme qui réapprend à parler à Pierre Jolivet dans Le Dernier Combat, chef de station dans Subway, oncle Louis dans Le Grand Bleu et attaché à l’ambassade d’URSS en France dans Nikita (qui sera son dernier rôle).

Son jeu retenu et nuancé, sa moustache fournie, sa voix profonde, ses petits yeux de myope masqués derrière des lunettes, le destinent souvent à des rôles inquiétants, mais également à des personnages pleins d’humanité, dans lesquels il s’avère particulièrement touchant. Il est ainsi devenu un des plus grands "seconds rôles" du cinéma français.

Masquant sa maladie derrière sa bonne humeur (« Il a disparu sans qu’on s’en aperçoive », remarquait Luc Besson, dans son hommage), il décède le 6 juillet 1989 à l’Hôpital Léon-Bérard de Lyon, d’un cancer du poumon. Son dernier film, Nikita (qu’il ne verra jamais fini), lui sera dédié par Luc Besson. Il est enterré, sous une dalle presque anonyme, au cimetière de Saint-Hilaire-de-Brens, dans l’Isère.

Il était l’époux de la comédienne Isabelle Sadoyan.

1980 : César du meilleur acteur dans un second rôle pour le film "Coup de tête".

1970 - LE CHIEN QUI A VU DIEU

Téléfilm - Réal : Paul Paviot - Version : France

 Jean Bouise - 1975 Jean Bouise - 1985 

Avec : Jean Bouise - Isabelle Sadoyan - Jean-Claude Charnay - Emmanuelle Atzeï - Paul Frankeur - Marcel Pérès - Yves Barsacq - Henri Virlojeux - Max Amyl - Olivier Hussenot

Gerard Desarthe (Cornelius) & Jean Bouise (Fritz) in the TV adaptation

Ses films principaux :

1966 : La guerre est finie d’Alain Resnais : Ramon
1969 : Z de Costa-Gavras : Georges Pirou
1970 : Le Chien qui a vu Dieu (télévision) : Defende Sapori
1975 :
Le Vieux Fusil de Robert Enrico : François
1979 : Coup de tête de Jean-Jacques Annaud : le président Sivardière
1988 :
Le Grand Bleu de Luc Besson : L’oncle Louis
1989 : La Révolution française de Robert Enrico : Maurice Duplay
1990 : Nikita de Luc Besson : l’attaché d’ambassade

 

 Jean Bouise - 1985

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Mis à jour le lundi 25 septembre 2017