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L’ hirondelle .

 L’ hirondelle  

De nos jours, les hirondelles sont moins nombreuses à Tourtour (et ailleurs) . Les scientifiques ont décelé de graves allergies aux divers pesticides employés en agriculture et les hirondelles se trouvent petit à petit des zones plus hospitalières et moins dangereuses (et où les pesticides ne détruisent pas les insectes qui sont la base de leur alimentation).
Autrefois, de nombreuses maisons, granges, écuries ou remises avaient deux ou trois nids contre le haut du mur, sous le toit. La tradition voulait qu’elles annoncent le printemps : leur migration depuis les pays chauds africains peut durer 10 000 km. Souvent, les hirondelles reviennent d’une année sur l’autre dans les mêmes contrées si elles ont trouvé de bonnes conditions de vie, de nourriture, de reproduction . Dans l’imaginaire collectif, c’est un oiseau qui bénéficie d’une côte très élévée.

   

Essayons de découvrir un peu plus ce petit oiseau :

Généralités : 
Taille : 16 à 22 cm de long , Envergure : 32 à 34 cm, Poids moyen : 17 g
Ordre des passériformes, Famille des hirundinidés

C’est un oiseau au dessus bleu-noir avec des reflets métalliques qui contrastent avec le dessous blanchâtre lavé de roux. Elle a une silhouette élégante et fuselée avec une queue fourchue très échancrée dont les brins appelés les "filets" sont très apparents et plus longs chez le mâle.
On peut remarquer des taches blanches vers l’extrémité de sa queue. Son front et sa gorge sont d’un brun roux souligné une bande pectorale sombre. Elle se distingue des autres hirundinidés par l’absence de blanc sur le croupion. Confusion possible avec : les autres hirondelles et les martinets.

 

Localisation :
Largement répartie en Amérique du nord et en Eurasie ; son aire de reproduction englobe aussi le nord de l ’Afrique. Niche pratiquement partout en France, mais évite la haute montagne et les régions trop arides. Elle figure au 11ème rang des espèces les plus répandues en France.
Les effectifs sont en déclin dans la majeure partie des pays d’Europe à l’exception des pays de l’est
.

 

Habitat :

L’hirondelle est tributaire de l’homme. La présence de zones de chasse est primordiale dans l’installation des couples. Ces zones sont tous les pâturages, prairies, bocages, marais, étangs, cours d’eau, parcs et jardins qui sont propices à la présence d’insectes. L’hirondelle chasse et s’abreuve en vol, il lui est donc nécessaire de disposer de zones dégagées pour la chasse et de points d’eau. La présence de boue est nécessaire au moment de la construction du nid. Si les villages sont privilégiés, il lui arrive de nicher en ville.

Construction du nid :

L’hirondelle choisit en priorité des étables, écuries et diverses granges pour bâtir son nid ; l’idéal étant que le plafond comporte des solives. En cas d’absence de site idéal, son choix pourra alors se porter sur des garages, caves et autres remises, toutes sortes de corniches, sous les ponts, parfois à l’intérieur des maisons, pourvu que le bâtiment possède une ouverture.

Le nid a la forme d’une moitié de coupe d’environ vingt-deux centimètres de diamètre et onze centimètres de profondeur. Il est construit par les deux parents avec des brindilles sèches cimentées par de la boue.
Pour ce faire, l’hirondelle récupère de la boue dans des flaques d’eau, puis la malaxe pour lui donner la forme de petites boules qu’elle vient ajouter à la construction. Pour ajouter à la solidité, l’hirondelle ajoute à ce torchis de la paille, des brins d’herbes, des crins d’animaux et à l’occasion des plumes de poules.

Lorsque le temps est beau et que la sécheresse n’est pas trop grande, huit jours suffisent pour achever cet ouvrage. Les hirondelles cherchent en priorité à conforter un nid existant, d’où une concurrence en début de nidification pour récupérer les meilleurs nids. Les moineaux cherchent à s’approprier le nid des hirondelles, soit avant le retour de celles-ci, soit en expulsant leurs occupants. Une fois terminé, le nid est garni de plumes, le duvet des poules étant le plus recherché. D’autres crins ou soies peuvent être ajoutés, ce qui donne à l’intérieur du nid un aspect douillet.

 L’analyse d’un nid a révélé une quantité de 212 grammes de terre séchée liée par 2 224 radicelles. Des brins d’herbes avaient été utilisés et un peu plus de 1 100 voyages furent nécessaires.

L’hirondelle, sur ce point, ne peut pas invoquer la génétique provençale !

 

 

 

 

 

 

Ponte et élevage des jeunes :

Les toutes premières pontes ont lieu de fin avril à juin. Dans nos régions du Sud, elles peuvent être suivies d’une deuxième ponte, plus rarement d’une troisième. Ceci ramène la période de nidification d’avril à août.

La femelle pond donc de 3 à 6 œufs qu’elle va couver durant 14 à 15 jours, grâce à sa plaque incubatrice (partie du ventre de la femelle dégarnie de plumes pendant la couvaison), la femelle va assurer une température constante des œufs. La régulation de la température vaut également pour les cas de canicule, lorsque le nid se trouve exposé (par exemple hangar en tôle)
La femelle est obligée de s’absenter de courtes périodes lors de la couvaison car elle assure seule sa subsistance.

 

Le poids culminant des jeunes est atteint à leur 13ème jour où ils peuvent atteindre l’honorable poids de 22 grammes, soit tout de même 5 grammes de plus que les parents. Ce surpoids sera rapidement perdu notamment du fait de la fabrication des plumes.
Les deux parents chassent en vol des insectes qu’ils agglutinent dans leur bec avant de les livrer à leur progéniture. Une becquée peut-être composée d’une vingtaine d’insectes de tous types (fourmis volantes, tipules, syrphes, mouche, libellules, etc.) Les allés et venus des parents peuvent se répéter près de 400 fois par jour.

Le vol :   

Une acrobate hors pair.
Tantôt planant, tantôt agitant vivement leurs ailes, les hirondelles savent virer avec la promptitude de l’éclair, monter, descendre, raser le sol, glisser à la surface de l’eau ou s’y plonger sans interrompre leur vol.
La vitesse de vol d’une hirondelle est de 60km/h, mais en chasse, elle peut atteindre les 100 km/h.

Le chant, voix :  

Le cri de contact est un vitt ou tsivitt aigu ; l’alarme est une répétition de tsivitt nerveusement enchaînés. Le chant est un gazouillis grasseyant mais mélodieux souvent entrecoupé de roulements rêches et se terminant parfois par un "grincement de grille rouillée". 

 (on dirait une famille qui vient de recevoir l’addition au Relais Saint-Denis)

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Mis à jour le jeudi 23 novembre 2017