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L’insurrection dans le Var .

L’insurrection dans le Var .  

Dans un livre paru sur Tourtour (celui de Guy Désirat ) la question de l’insurrection de 1851 ne nous donne aucune indication. Il faut donc chercher dans d’autres sources comme celles de l’Association "1851" qui a fait d’énormes recherches sur cette période historique. Hélas, notre village n’est cité que pour certaines courtes périodes de repliement, de passages pour aller vers Draguignan,... Les diverses troupes d’insurgées sont notées sur Aups, Lorgues, Artignosc, Bauduen, Baudinard, Régusse et d’autres mais Tourtour n’est pas inscrite comme commune engagée : aucun nombre d’hommes enrôlés, aucune chiffre de bléssés, aucun édile impliqué...

Comment le village de Tourtour a t-il vécu cette période après le coup d’Etat ? L’historien René Merle a beaucoup écrit sur l’insurrection varoise mais nous trouvons un peu démunis sur l’engagement réel de Tourtour. Des recherches approfondies dans les archives communales et départementales permettront d’en savoir un peu plus. Par exemple, on entend parler de sociétés secrètes chez les insurgés de plusieurs communes environnantes et l’une d’elles aurait eu pour cadre notre village : sur quoi se base t-on pour émettre l’hypothèse ?

Bien sûr, tout cela ne va pas bouleverser le réchauffement de la planète, la perte de pouvoir d’achat, la crise monétaire, la guerre en Irak, la reconnaissance d’un état palestinien, la question du Darfour... ni le retour de Ben Harfa dans l’attaque de l’OM, mais l’histoire de notre village est une part de nous-même. Elle mérite que l’on se penche un peu sur elle et ce sera un des axes de recherche du site "Tourtour, notre village" : les bonnes volontés sont évidemment les bienvenues et les tourtourains intéressés peuvent apporter leurs idées ( Georges Robin par exemple.).

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En réaction au coup d’Etat du 2 décembre 1851

mené par le président de la République, Louis Napoléon Bonaparte, et par lequel il s’empare du pouvoir, le Var et 26 autres départements du centre et du Midi se soulèvent au nom de la constitution de 1848 et pour sauver la République.  C’est le début d’un engagement politique qui sera ensuite qualifié de "Var rouge" (la couleur n’ayant rien à voir avec les cépages locaux).

Dans le Var, sitôt la nouvelle connue, le 3 décembre, des rassemblements ont lieu. A Toulon, les républicains se heurtent au dispositif militaire renforcé par le nouveau préfet Pastoureau, et les premières arrestations sont opérées. Émeutes dans les départements - décembre 1851 
A Draguignan, la garnison garde la préfecture mais ne peut arrêter les républicains. Commencée dès le 4 au Luc, à Vidauban, à La Garde Freinet, à Cogolin, l’insurrection s’étend le 5 à presque toutes les communes de l’arrondissement de Brignoles, du sud de l’arrondissement de Draguignan et de l’est de celui de Toulon ainsi que dans quelques communes de l’arrondissement de Grasse. Des commissions municipales s’installent dans les mairies et désarment les gendarmes. Les insurgés réquisitionnent armes, poudres, vivres, contrôlent la circulation sur les routes et projettent de marcher sur Draguignan.

Émeutes dans les départements - décembre 1851

A Toulon, l’armée constitue une colonne expéditionnaire menée par le colonel Trauers et le préfet Pastoureau. Dès le 5 au soir, l’insurrection est vaincue dans les arrondissements de Toulon et de Grasse.

Au cours des 5 et 6 décembre, les insurgés venus de Cogolin, Grimaud, St-Tropez, La Garde Freinet, Brignoles et du Luc convergent vers Vidauban. Le 7, Duteil, chef de la colonne insurrectionnelle, renonce à prendre d’assaut Draguignan et décide de partir vers le nord afin d’opérer la jonction avec l’armée des Basses-Alpes. Le 8, la colonne, forte de plus de 3000 hommes atteint Aups.

De son côté, après avoir traversé Le Luc et d’autres villages et rétabli les municipalités, la colonne de répression atteint Draguignan le 8 alors qu’une autre armée partie de Marseille reprend Brignoles. Le 10, Aups est repris. Parmi les insurgés, on compte des dizaines de tués. Les jours suivants, une véritable chasse à l’homme se met en place. La colonne militaire revient à Toulon le 13 avec de nombreux prisonniers enfermés au Fort Lamalgue. Dénonciations et arrestations se multiplient jusqu’à la fin décembre.

Et, au total, dans le Var, 3147 insurgés dont 16 femmes sont condamnés à des peines diverses dont la transportation en Algérie et l’internement. Certains insurgés seront graciés par Louis Napoléon Bonaparte, proclamé Empereur en 1852.

Ce mouvement insurrectionnel a été peu à peu réhabilité à partir de la IIIème République, et notamment avec la loi de réparation nationale aux victimes du coup d’Etat votée le 30 juillet 1881. Pendant la Seconde Guerre mondiale, des résistants du Var affirment même leur filiation avec les insurgés de 1851 (le Var rouge).

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Mis à jour le mercredi 13 décembre 2017