Aller au contenu Aller au menu Aller à la recherche

Logo du site

Accueil > Traditions > 11 . La Pastorale ( à Noël ). > La Pastorale .

La Pastorale .

 La Pastorale .  

Marie

 Durant de longues années, une association tourtouraine "la Pastorale" a joué pour Noël au grand plaisir des habitants et des visiteurs. Le succès était tel que des suisses ont financé une tournée de la troupe à Lausanne.

Si des acteurs de l’époque (en 2008 la pastorale ne sera pas jouée à Tourtour) veulent faire publier des photos ou des articles sur cette belle aventure, qu’ils n’hésitent pas à contacter le site. Sinon, qu’ils gardent tout, bien au chaud pour leurs seules pantoufles... Mais ce serait bien mieux de voir dans l’article des têtes de chez nous...
Et on peut même dire que ce serait mieux que ça recommence l’hiver prochain, la Pastorale de Tourtour ! c’était bien, tout le monde bossait dur, chacun se décarcassait et la troupe produisait un spectacle qui a toujours enchanté tous les spectateurs. 
Allez ! faut s’y remettre ! faut recommencer ! pour Tourtour, pour tous...

Avant d’avoir des témoignages locaux, sait-on ce qu’est la Pastorale ?

La pastorale est une pièce de la nativité parlée et chantée au moment de Noël

Il existe actuellement de nombreuses Pastorales en Provence. De nombreux villages présentent leur propre pièce écrite par un habitant en français ou en provençal ; généralement elles sont jouées par les villageois eux-mêmes. D’autres sont plus connues comme la Pastorale Audibert.  

Cependant la plus renommée en Provence est la Maurel. En cinq actes, entièrement en provençal sauf le 4e qui est en français (l’acte d’Hérode) mais rarement présenté. Elle est effectivement l’œuvre d’Antoine Maurel Musique - LA PASTORALE MAUREL qui l’a écrite en 1844 à la rue Nau à Marseille, où se trouvait le siège du Cercle Catholique d’Ouvriers, dirigé par l’Abbé Julien. Antoine Maurel, né en 1815, dans cette ville en était membre, il fut tour à tour tonnelier, doreur, ouvrier miroitier, comptable puis directeur du dépôt de Mendicité.

  • Lors du premier acte l’ange annonce la nouvelle aux bergers. Puis s’ensuit une présentation des différents personnages qui met en avant leurs caractères particuliers. L’aveugle à qui le boumian a volé son fils. Le meunier qui n’a comme famille que son âne et son chien (ou presque) Pimpara, le rémouleur qui aime bien lever le coude et caresser la bouteille. Jiget, le bégue et Pistachié le peureux qui se fait embobiner par le boumian à qui il vend son ombre (son âme) contre une bourse d’argent.
  • Le deuxième acte met en scène la divulgation de la nouvelle de la naissance de l’enfant. Les bergers arrivent au village et réveillent Roustido, un vieux vieux garçon, un peu giron, il finira par réveiller son compère Jourdan le mari de Margarido qui souhaite rester jeune. Tout ce raffut fera que Margarido, sa femme, vieille acariâtre qui ne rate jamais une occasion d’engueuler son mari, ne tardera pas à descendre. Les trois vieux réunis partiront vers l’étable sans oublier de répandre la nouvelle au hasard du chemin.  
  • Tout ce petit monde se retrouve chez Benvengu, maître d’une grande ferme et beau-fils de Jourdan. Il est veuf et chez lui, tout nouvel arrivant est l’occasion de faire la fête autour d’un bon verre de vin. Après quelques agapes, la chute de Pistachié poussé par le boumian dans le puits et l’arrivée de l’ange qui confirme la nouvelle, tout ce petit monde se mettra en route vers la créche.
  • Le quatrième acte est l’adoration. Chaque personnage se présente devant l’enfant Jésus et lui offre son présent .  Evidemment quelques miracles s’accomplissent. Margarido et Jourdan se réconcilient, l’aveugle retrouve la vue et le fils que le boumian lui avait volé, le boumian devient gentil et Jiget, le bégue, retrouve une élocution normale.

La pièce se termine par un chant, "O rei de glori" dynamique et puissant exprimant toute la joie de ce petit peuple de Provence.

Si au départ l’argument de la pièce est très fortement imprégné de l’esprit religieux, petit à petit, du fait de la baisse de l’utilisation de la langue Provençale, cette Pastorale Maurel revêt un caractère plus culturel voire identitaire.  

C’est pratiquement la seule pièce qui soit interprétée régulièrement, chaque année à l’époque de Noël, en Provence dans la langue de Frédéric Mistral. Aussi, chaque représentation attire de nombreuses personnes nostalgiques de cette langue, qui ne manquent pas d’amener avec eux leurs enfants voire leurs petits-enfants.

Concernant les troupes, ils s’agit le plus souvent de troupes d’amateurs issues d’un groupe folklorique, qui n’ont que cette pièce dans leur répertoire ou bien de troupes de théâtre le plus souvent en provençal.

Certaines ont leur salle fixe comme la Pastorale de la rue Nau ou celle de la salle Mazenod. D’autres représentent un village comme la Pastorale de Fuveau , celle de Chateau-Gombert,et celle d’Allauch interprétée par lou tiatre dou terraire d’alau D’autres sont nomades et se déplacent comme un cirque, au fil des demandes, comme l’Escolo doù Miejour.

Mais toutes ont la conviction lors de chaque représentation de défendre une culture et de conserver un lien entre un peuple et sa langue. Et à Tourtour, notre troupe va se reformer pour conserver aussi cette culture provençale et ce lien entre les habitants. Bientôt...

Répondre à cet article

Stats | 9 visiteurs en ce moment | SPIP 3.1.3 [23214] | Squelette BeeSpip v.3.1.0

Mis à jour le jeudi 18 octobre 2018