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La Poterie Provençale .

La Poterie Provençale . 

Dans chaque maison de Tourtour on trouve des poteries provençales : des assiettes, des plats, des saladiers, des saucières, des cruches, des mortiers, des soupières... C’est un élément traditionnel de la culture régionale et les touristes ou les visiteurs sont très friands de ces obbets pittoresques.
Sur la place de Tourtour vous pourrez trouve une belle galerie "le Grain de Folie" où sont présentées des créations originales faites à la main et décorées selon des techniques ancestrales. Venez découvrir ces beaux objets si typiques de notre région .
N’oublions pas Louis (le second lyonnais..) l’artiste sur la route de Flayosc : on ira le voir bientôt et on lui consacrera volontiers un article .

Poterie provençale Poterie de Provence

Comment fabrique-t-on ces poteries provençales ?

La poterie désigne à la fois la fabrication d’objets en terre façonnée et cuite au four, et les objets ainsi fabriqués. La fabrication d’une poterie commence par le mélange des terres (argile, marne, silice). Il existe ensuite six techniques différentes pour donner à la masse la forme désirée.

1) Modelage : 
Le modelage est simplement la mise en forme de la terre par pression des doigts.

2) Estampage :  
De petites boules de terres sont appliquées sur ou à l’intérieur d’un objet (calebasse, ancien pot cassé...) et la terre est ensuite lissée.

3) Colombin : 
Le colombin est un cylindre de terre long et étroit roulé sur une table, ce colombin est alors assemblé pour élaborer une pièce. L’assemblage de plusieurs colombins est nécessaire pour obtenir une pièce de grande taille. Cette technique est relativement rapide et permet d’obtenir de très grandes pièces, de formes totalement libres (technique utilisée par les peuplades primitives et les artistes céramistes).

Les pièces réalisées avec cette méthode sont cependant lourdes. La technique peut être affinée en utilisant une planchette et un galet pour comprimer la terre et modeler la forme de la pièce. Le galet est positionné au contact de la terre à l’intérieur de la pièce et la planchette placée à l’extérieur à son niveau permet de taper la terre et ainsi de la comprimer.

4) Plaque : 
Une plaque de terre est réalisée à l’aide d’un rouleau (comme un rouleau à pâtisserie) et les différentes plaques sont assemblées. Cette technique est rapide, mais ne permet de faire que des pièces anguleuses. On peut cependant obtenir des formes cylindriques en roulant la plaque et en assemblant les deux extrémités opposées.

5) Tournage :  
Toutefois, la technique la plus perfectionnée est celle du tournage. Le tour se compose d’un plateau rotatif appelé girelle. Après avoir disposé une motte d’argile au centre du plateau, le potier centre sa terre puis la façonne. Le tournage ne permet d’obtenir que des pièces de révolution, qui peuvent être cependant déformées ensuite.
Ces pièces sont plus légères que celles obtenues par d’autres techniques (hormis le moulage)mais le tournage nécessite un apprentissage technique prolongé, c’est un métier en soi.

6) Moulage ou coulage : 
La terre n’est plus sous forme pâteuse, mais sous forme liquide par adjonction d’eau et de défloculant. La terre sous cet état s’appelle la barbotine.
Un moule en plâtre est utilisé pour définir l’extérieur de la forme, le plâtre a pour caractéristique d’absorber l’eau. La barbotine est introduite dans le moule, et conservée quelques instants.

L’eau de la barbotine se transfère dans le plâtre, et la densité de la barbotine va augmenter à proximité des parois. Il faut ensuite attendre que la pièce moulée sèche. La pièce diminuant de volume (l’eau s’évaporant), le démoulage est facilité.
Après avoir laissé sécher la pièce assez longtemps pour obtenir une consistance « cuir », le tourneur rectifie les imperfections et creuse le pied de la poterie ; cela s’appelle « tournaser » ou tournasser. Puis, s’il y a lieu, on passe au « ansage » (pose des anses) et on grave la pièce selon le modèle choisi.

Il faut alors laisser sécher, c’est la fin de la partie « façonnage ».

Façonnage à la mainCuissonSéchage

Cuisson :  

Pour la cuisson, on met les différentes pièces obtenues précédemment dans un four à une température de 850 à 1000°C pendant environ 8 heures. On obtient alors le « biscuit » (dans le cas de la faïence) ou un « dégourdi » (grès).

Les pièces peuvent être décorées au pinceau à l’aide d’oxydes de différentes couleurs. Le biscuit ainsi décoré, est trempé dans des bains d’émail.

Une fois décorée et émaillée, la pièce est remise au four à 960°C durant 5 heures pour la faïence. Les pièces de grès ou de porcelaine émaillées sont cuites entre 1250 et 1400 °C.

   

Les températures de cuisson vont de 850°C à 1350 °C (et plus) selon la nature de la terre utilisée. On distingue la faïence, cuite à basse température (jusqu’à 1100°C ) du grès cuit à haute température (jusqu’à 1300 °C). La faïence reste poreuse après cuisson c’est-à-dire qu’elle peut absorber de l’eau et est sensible au gel contrairement au grès qui est totalement vitrifié, comme la porcelaine.

Si la terre contient beaucoup d’oxydes métalliques, de sels alcalins ou acides, la température doit être faible, sinon, la température peut être augmentée sans risque de fusion.

La poterie est alors terminée.  

 

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Mis à jour le jeudi 12 avril 2018