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Accueil > Patrimoine local > 01 Les monuments, le musée, le moulin, le théâtre de verdure. > La Tour de Grimaud . > La Tour de Grimaud .

La Tour de Grimaud .

 

 La Tour de Grimaud (tour Grimaldi).  

 

Cette tour est un monument du XIIème ou XIIIème siecle et se trouve donc comme l’édifice le plus ancien du village (avec l’église Saint-Denis) .

La tour du Grimaud (ou Grimaldi) est située au nord du village, au bout d’un long chemin débouchant sur un magnifique panorama donnant sur le Haut Var et allant des lumières d’ Aups jusqu’aux monts de Cotignac : les Bessillons. Elle aurait été construite par les seigneurs d’Aups, de la famille des Blacas à la fin du 12° siècle ou au début du 13°. Elle commémore la victoire du seigneur d’Antibes, Grimaldi, contre une armée de sarrasins venant de Fraxinet (la Garde Freinet).

Ce commentaire est très souvent considéré comme fiable mais le conditionnel employé est de mise : en effet de nombreux historiens émettent de larges réserves sur cette version historique.
On parle aussi de la Tour Sarrazine : la construction étant du XIIème siècle, il est donc impossible que les sarrazins (chassés en 963) aient pu la construire à cette époque là .

 

Pour quelques informations supplémentaires, vous pouvez consulter l’article concernant la bataille de Tourtour en 973 en cliquant sur le lien suivant tourtour.village.free.fr/spip.php 
A la suite de cet article vous pourrez consulter les messages de forum, dont particulièrement celui de Mme Mariette Brest qui nous donne de nombreux renseignements sur la Tour de Grimaud .
 (ci-dessous) :

" Ben en fait, depuis fort longtemps, la tour de Grimaldi est plus ou moins considérée par les historiens comme un monument de commmémoration de cette bataille. La trace la plus ancienne que j’ai trouvée, à ce jour, c’est la "Chorographie ou description de Provence et l’histoire chronologique du même pays" d’Honoré Bouche en 1664.(en ligne sur la bnf, tome second, page 42) Cette version exalte un Gibellin de Grimaldi (çà s’invente pas) à qui Guillaume 1er (roi du coin), dans son immense reconnaissance de l’aide apportée pour bouter le sarrazin hors du Fraxinet, aurait donné en 980 le golfe de Grimaud (c’est déjà sympa) et ....(suspense) la tour du Grimaut à Tourtour, les 2 baptisés ainsi en l’honneur du marquis de Grimaldi. Elle prend cependant un sérieux coup dans les dents avec l’"Histoire de Provence" de Jean Pierre Papon en 1776 qui conteste vertement l’authenticité du document de donation et informe que tout çà est à Guillaume de Pontevès qui a fait l’hommage pour le fief de Grimaud en 1298.(bnf, tome 2, page 171) Bon Pontevès on connait par ici. Le cruel Pandulfe du tryptique de St Ysarn en est un il me semble. Et sa descendance aurait très bien pu se débarrasser du petit marquis pour avoir un accès à la plage et se garder une chouette tour. Et si le document est un faux, il faudrait savoir de quand ? avant 1298 ? ou après ? En tout cas le fait que la tour soit un souvenir de la bataille de Tourtour n’est jamais remis en cause, style on s’en fout. Les historiens réalisant souvent des biographies de familles illustres ou voulant s’illustrer, ou étant parfois leurs avocats en justice, il est à craindre que ces histoires de familles influent un chouïa sur l’histoire en général. D’autant que ceux qui savaient lire-écrire couraient pas les rues. Pis les historiens se copient volontiers les uns les autres sans trop verifier comme les journalistes ou wikipédia maintenant. En tout cas celui de 1664 tient de je ne sais quelle source qu’y’avait des tas de tombes autour de la tour du grimaut avec 2 personnes par tombe tête-bêches. Le hic c’est que jamais personne se souvient de çà et que jamais aucune trace de ce grand massacre a été trouvé dans le coin. et c’est plus l’abbé Boyer qui va le faire pour nous maintenant. Alors la bataille de Tourtour a-t-elle eu lieu ? On commence à creuser quand ? et ou ? salut aux Guillaumes ." (fin du message de Mariette) .

 

Pause récréative (pour ceux que ça amuse !!) : ou comment s’apercevoir que la politique, la magouille et la suspicion peuvent se nicher de partout ...

Depuis quelques mois les visiteurs qui viennent voir la Tour de Grimaud peuvent également bénéficier d’un droit de regard sur le magnifique "cabanon" de l’artiste céramiste Alain Vagh (ci-dessous, la bâtisse est au centre de la photo, à gauche de la tour ) : il est prévu que la mairie pose un panneau où elle expliquera que ce "cabanon" ne peut normalement pas être construit comme habitation à cet endroit précis en raison de contraintes légales et juridiques (loi Montagne, loi Natura 2000, loi prévention incendie) mais qu’il a (par hasard !) une légère tendance à vouloir contourner les interdictions (portes et fenêtres) sous couvert de protections diverses... De nos jours, les invasions ne sont plus sarrasines mais surtout bien hypocrites et nos seigneurs du château croient pouvoir se comporter encore comme leurs anciens collègues féodaux.....La délation étant un mauvais défaut on se contentera simplement de bien surveiller les lieux....

On pénétrait dans la tour par le premier étage à l’aide d’une échelle. Le rez de chaussée était atteint par une trappe ; on y entreposait les vivres. Trois vides au dessous de la porte rappellent qu’elle pouvait être défendue par la mise en place de hourds. (voir dessin ci-dessous). On retrouve le même type de tour aux Arcs-sur-Argens, à Taradeau  et au Revest-les-eaux.

Un petit détail : sur la place de Tourtour, plusieurs panneaux informatifs annoncent "Tour de Grimaud" (avec indication par des flèches) : il serait bon d’indiquer à nos chers visiteurs que la tour se trouve à environ 2 km... Les touristes viennent au lavoir, ils continuent mais ne voient pas la tour et ils reviennent sans avoir vu le monument le plus ancien du village . Dommage !

 

Au Moyen-Âge, le hourd est un échafaudage solide, fait de planches.

Dans l’architecture militaire du Moyen Âge, c’est un ouvrage en bois, dressé en encorbellement au sommet des courtines ou des tours, destiné à recevoir des défenseurs, surplombant par une avancée le pied de la maçonnerie et donnant un flanquement plus étendu, une saillie très favorable à la défense. Pour éviter que les flèches enflammées ne brûlent les hourds les défenseurs les recouvraient de peaux de bêtes humides. Ce qui offrait une protection accrue au feu sans pour autant rendre les hourds indestructibles.

 

Il y a tout lieu de croire que, dès l’époque romaine, les hourds étaient en usage, car il est question, dans les Commentaires de César, d’ouvrages en bois qui sont de véritables hourds. Dans l’ouvrage en bois qui couronnait les fossés du camp de César devant les Bellovaques, les galeries réunissant les tours sont des hourds continus protégeant un parapet inférieur. La nécessité pour les défenseurs de commander le pied des remparts, d’enfiler les fossés et de se mettre à l’abri des projectiles lancés par les assiégeants, dut faire adopter les hourds dès l’époque gallo-romaine.

 

Les crénelages supérieurs ne pouvaient, en cas de siège, présenter une défense efficace, puisque en tirant, les archers ou arbalétriers étaient obligés de se découvrir. Si l’assiégeant se logeait au pied même des murs, il devenait de toute impossibilité aux assiégés non seulement de lui décocher des traits, mais même de le voir, sans passer la moitié du corps en dehors des créneaux. À la fin du XIe siècle déjà et au commencement du XIIe, nous remarquons, au sommet des tours et remparts, des trous de hourds percés au niveau des chemins de ronde. Souvent alors ces trous sont doubles, de manière à permettre de poser, sous la solive en bascule, un lien destiné à soulager sa portée. 

À la fin du Moyen Âge, les hourds, qui sont des constructions provisoires, vulnérables au feu, sont remplacés par leur équivalent en pierre, les mâchicoulis : un encorbellement couronne systématiquement le sommet des murailles et des tours, les créneaux sont plus étroits, des meurtrières sont pratiquées dans les merlons. La protection est ainsi permanente, invulnérable au feu, résiste mieux aux projectiles envoyés par les catapultes diverses, protège mieux les défenseurs, et ne risque pas de se décrocher du mur.

 

Un détail : lorsque les visiteurs viennent au pied de la Tour, ils ne disposent d’aucun renseignement sur ce monument et il serait donc logique et pédagogique que la mairie et l’Office de Tourisme se fendent d’un joli panneau comme ceux que la famille Blanchard a posés dans le village (plans). 

Vos commentaires

  • Le 16 juin 2011 à 21:55 En réponse à : Tour Grimaldi

    Lorsque Nicolas était pompier volontaire à Tourtour (avant d’entrer à l’IUT de Luminy et devenir pompier professionnel) il a monté la garde (avec un collègue plus âgé que lui) aux abords de la tour Grimaldi. Nous étions allés le voir et vu , par la même occasion , la tour Grimaldi.
    il ne devait pas y avoir le "cabanon ; c’était il y a 22 ans , je crois ; ; ;

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Mis à jour le vendredi 28 juillet 2017