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La chasse à la bécasse à Tourtour.

 La chasse à la bécasse à Tourtour 

La chasse à la bécasse est reconnue comme la plus difficile et la plus motivante, tellement cet oiseau est malin... Les spécialistes du petit gibier à Tourtour, Yves-Gaby et André-pistachier, pourront vous raconter leurs souvenirs et si leurs chiens pouvaient parler, ils en rajouteraient d’autres aussi savoureux...Cela dit, leurs souvenirs remonteront bien dans le temps car les bécasses ne sont plus très nombreuses sur le territoire tourtourain

Les Scolopacidés constituent, avec les Charadriidés, un groupe d’oiseaux appelés limicoles, c’est à dire littéralement "oiseaux de rivages". Les Scolopacidés sont majoritairement des oiseaux migrateurs de l’hémisphère nord, mais seul le continent antarctique en est dépourvu. Ce sont des oiseaux de taille petite à moyenne, avec souvent, mais pas toujours, un long bec et de longues pattes. Le bec peut être droit, ou alors incurvé vers le haut ou vers le bas.
Ils occupent les milieux humides, côtiers ou de l’intérieur (marais, zones humides, toundra, etc.). La plupart des espèces affectionnent les espaces ouverts, mais certaines comme les bécasses préfèrent les milieux fermés.

Petit intermède culinaire : la bécasse est très difficile à chasser mais ça vaut vraiment le coup d’essayer ! Si le coup est précis, s’il se renouvelle quatre fois, si l’on a une cheminée, si l’on trouve du vrai pain de campagne et que l’on tient les bécasses avec de la corde autour du feu...alors là, c’est un régal...Et si l’on boit un Sainte-Roseline rouge ou un Château-Thuerry cuvée des Abeillons avec la tranche rôtie, il sera difficile de trouver des raisons de se plaindre !...

La bécasse des bois est un limicole trapu de la taille d’une perdrix grise. Aucun caractère externe ne permet de distinguer chacun des sexes. La distinction entre juvénile et adulte (> 1 an) est possible à partir de l’examen des plumes de l’aile : usure des rémiges (grandes plumes), liseré des couvertures primaires, stade de mue des couvertures secondaires et forme des couvertures sous-alaires (les petites plumes qui sont sous l’aile). Aucune confusion n’est possible avec une autre espèce.

La majorité du régime alimentaire est constitué de proies animales : lombricidés (petits vers), larves et imagos d’insectes, myriapodes, crustacés. 80% de son énergie provient de la consommation de vers de terre. Des graines et des végétaux verts sont également absorbés. La bécasse est, pour l’essentiel de ses populations, une espèce migratrice. La migration se déroule de nuit par petits groupes de 5-6 individus. La migration post-nuptiale s’amorce en septembre en Russie et bat son plein en novembre en France. Elle se déroule sur un large front. Au cours de ce déplacement les familles se dispersent. Les juvéniles sont les premiers à se mettre en mouvement. La migration pré-nuptiale débute fin février en France, l’essentiel du passage a lieu en mars. Les territoires de reproduction les plus éloignés ne sont atteints qu’en mai. Les mâles partent les premiers...
Les conditions climatiques qui subissent de vrais chamboulements depuis des années ne sont peut-être pas totalement absentes de la liste des causes qui pourraient expliquer la forte raréfaction des bécasses dans le haut-Var. N’oublions pas non plus que les perdreaux sont également rares : heureusement, Gils Dall’Erta (élu municipal) s’occupe de la réimplantation de ce volatile, mais la mission est difficile...

Pendant la période de reproduction, la bécasse est essentiellement active en journée et aux heures crépusculaires. La recherche alimentaire et l’élevage des jeunes (pour la femelle) et les vols de croule (pour les mâles) en constituent l’essentiel. Les bécasses restent en permanence en milieu forestier.


En hivernage, les oiseaux occupent les milieux forestiers (ou les haies) en journée et gagnent en vol (la passée) les milieux découverts (prairies) la nuit. Le rythme d’activité suit généralement le schéma suivant : activité crépusculaire et nocturne/repos diurne. Toutefois certains individus présentent un schéma inversé, d’autres changent de rythme en cours d’hivernage. En période de froid plus intense, les bécasses sont plus actives en journée et ne quittent pas la forêt la nuit. Elles sont fidèles d’une année à l’autre à leur site d’hivernage.

Le nid est disposé à terre. La ponte est composée de 3 ou 4 ou 5 oeufs blanc jaunâtre. L’incubation dure environ 22 jours. Seule la femelle couve. Les bécasseaux sont nidifuges. Leur croissance est très rapide. Ils effectuent leurs premiers vols vers l’âge de 20 jours et sont indépendants à 2 mois.

Pendant la période de reproduction, la bécasse est essentiellement forestière. Sa préférence va aux grands massifs de feuillus, aux forêts mixtes et aux jeunes plantations de conifères. Un sol frais et humide lui est favorable. La femelle installe son nid le plus souvent en lisière d’une parcelle, d’une clairière ou d’un chemin. La présence, à proximité, de zones riches en lombriciens est déterminante. La végétation au sol des sites d’élevage ne doit pas gêner les déplacements des bécasseaux tout en assurant leur protection vis à vis des prédateurs. En Russie les jeunes forêts à bouleaux (Betula pendula) ou à aulnes dominants (Alnus incana) sont celles où les densités de nicheurs sont les plus élevées. Les vieilles forêts mixtes à bouleaux dominants (Betula pendula) sont également d’excellents habitats de reproduction. Dès juillet-août, les jeunes volants fréquentent des zones ouvertes (prairies, coupes forestières, chemins) la nuit.

En période d’hivernage, la bécasse fréquente divers milieux : bois et forêts le jour, milieux ouverts, notamment les prairies, la nuit. Tous les milieux forestiers lui conviennent à l’exception des vieilles futaies uniformes. Les jeunes taillis et/ou les humus de type mull sont particulièrement recherchés. Les prairies permanentes pâturées sont les meilleurs milieux nocturnes, en raison de leur fortes densités en vers de terre et en larves.

Lors de la migration, la bécasse peut se rencontrer dans des milieux très divers : taillis, haies, dunes, champs cultivés. Les prairies permanentes sont très fréquentées, la nuit, au cours des haltes migratoires.

En France, l’aire de reproduction concerne essentiellement le Bassin parisien au sens large, le quart Nord-Est et les régions montagneuses : Massif central, Pyrénées, Alpes, Jura. La bécasse peut être observé partout en période de migration. En revanche, en hivernage la majorité des effectifs se rencontrent dans les régions littorales Manche-Atlantique et sur le pourtour de la Méditerranée.

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Mis à jour le jeudi 17 septembre 2020