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Accueil > Traditions > 05 . La pétanque ( et le jeu provençal). > La douleur des deux raspailleurs...

La douleur des deux raspailleurs...

 La douleur des deux raspailleurs...

La saison bouliste 2008 sur le jardin public de Tourtour a connu un épisode très douloureux qui a plongé le village dans une infinie tristesse. En effet, deux de nos meilleurs spécialistes de la pétanque ont été victimes de douleurs insupportables et ils n’ont donc pas pu nous montrer leurs exploits habituels.

Rendez- vous compte ! Le grand Jean-Charles, lui l’indestructible capable de réchapper à un saut de 23 m dans un ravin après une sortie de quad sur un chemin caillouteux du Clos de la Colle et qui se retrouve bloqué par des vertèbres lombaires décalcifiées (un comble pour lui qui ne boit que du lait). Et le sculptural Jean-Louis, habitué des fracassades sous les mêlées, animateur célèbre des troisièmes mi-temps, spécialiste des pastissons dans les regroupements au sol et qui en est réduit à vivre un calvaire pour un genou devenu aussi granuleux que les pierres en tuf du vieux lavoir posées par le fatigué de Lyon...

Malgré tout, amoureux des boules , ils ont joué une partie qui restera dans les mémoires des spectateurs et dans les archives de la Fédération. A cause de leurs douleurs, ils étaient obligés de tirer de rafle, de raspailler et d’envoyer à la rabaillette... Eux les symboles du beau jeu, du tir "plein fer", du palet en place et du carreau , eux les tenants d’une pétanque esthétique qui conduit le sport boules aux limites de l’oeuvre d’art, ils se retrouvaient dans la situation du gamin qui n’a pas la force d’envoyer loin et dont les boules "tombent des mains" en tirant... Charles et Louis à la rafle ! Un drame ...

Ils sont allés jusqu’au bout de la partie et ils ont d’ailleurs gagné. Mettez-vous un instant à la place des adversaires face à l’épreuve endurée par les deux éclopés et vous comprendrez qu’ils ne pouvaient décemment pas infliger une peine supplémentaire à leurs amis aussi durement touchés. Les spectateurs présents ont eu très vite la conscience qu’ils vivaient un moment historique sur ce boulodrome tranquille du Haut-Var et chacun se demandait si ce n’était pas la toute dernière partie que disputaient les deux compères disloqués. Heureusement, le désarroi ayant frappé le village, la guérisseuse de la Place des Ormeaux ( celle qui guérit du feu ou qui soigne les brûlures - elle n’est pas déclarée mais on donne ce qu’on veut-) a réussi à les délivrer de leurs maux et nous avons retrouvé fin août nos deux champions en pleine possession du dos et du genou.

Mais malgré tout, ils ont continué à tirer de rafle...
Ils souffrent encore...

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Mis à jour le jeudi 23 novembre 2017