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La famille de Blacas, seigneurs de Tourtour .

 La famille de Blacas, seigneurs de Tourtour 


sceau de la famille des Blacas, en 1201

Le lieu de résidence de la famille de Blacas était principalement Aups et Vérignon mais les De Blacas étaient également les seigneurs de Tourtour : ils étaient considérés comme appartenant à la noblesse ancienne, celle que l’on désignait "de souche ". (d’autres familles -les Raphélis par exemple- étaient désignés "de noblesse tardive " car leurs titres avaient été achetés par l’intermédiaires de terres acquises).

La famille de Blacas est l’une des plus anciennes du royaume de Provence et ils sont les seigneurs de Tourtour dès 1233 . C’est le seigneur Jean de Blacas et son fils Scipion qui ont vendu en 1643 une partie de leur seigneurie de Tourtour à Joseph de Raphélis . Et le fait est que le comportement des seigneurs envers la population du village va totalement changer....

Les Blacas sont une maison française (le mot maison est employé ici dans le sens "dynastie, famille" ) très ancienne, qui tire son nom du château d’Aups (en Provence).

Dès le XIIe siècle, Blacas de Blacas dit le Grand guerrier, mort en 1235, se distingua parmi les plus vaillants chevaliers de la cour du comte Raimond Bérenger IV de Provence.  Seigneurs de la ville d’Aups, la famille a longtemps combattu avec la commune dans un procès qui dura de 1346 à 1712. La ville d’Aups eut gain de cause après avoir gagné ce procès pour dépendre juridiquement du roi de France.

Les Blacas possédaient notamment les châteaux de Vérignon et d’Aups ainsi que de nombreux autres domaines dans l’actuel canton aupsois. À cette famille, appartient Casimir Blacas d’Aulps.(n’oublions pas que les terres des propriétaires pouvaient se répartir sur des territoires très éloignés : on sait très bien que même au début du XXème siècle avaient des terres à Vérignon et sur l’actuel Plan de Canjuers...)

Quelques éléments de l’arbre généalogique des Blacas :

Le premier Blacas, Pierre d’Aulps,  tige de la maison des Baux participa à la première croisade (1095-1099).
Son petit-fils
Blacas de Blacas, surnommé le "grand guerrier", marié à Laure de Castellane, fut aussi bon soldat qu’excellent troubadour.
Son fils Boniface de Blacas lui succéda et épousa Ayceline de Moustiers. De cette union naquit Blacasset qui accompagna
Charles Ier d’Anjou à Naples. Son nom fut immortalisé par Frédéric Mistral qui lui attribua la pose de la chaîne qui relie les deux rochers de Moustiers-Sainte-Marie. Capturé par les infidèles, Blacasset avait fait le vœu, s’il était libre, de tendre cette chaîne et d’y suspendre l’étoile à seize branches, emblème de sa famille. 

Blacas.svg

Une partie de la Famille de Blacas d’Aulps naquit à Vérignon, dont :

  • Pierre d’Aulps, premier de la famille de Blacas ;
  • Casimir Blacas d’Aulps (1771-1839), conseiller de Louis XVIII ;
  • Marie Thérèse Paule de Blacas d’Aulps (Vérignon 1864 - Aups 1959).

    "les Blacas seigneurs d’Aups s’installèrent à Vérignon vers l’an 1000 et construisirent leur château dont les ruines voisinent avec le château du XVIIIe siècle. L’ancien château médiéval sur son éperon rocheux, trop inconfortable et sans eau, fut abandonné au début du XVIIIe siècle et les Blacas s’installèrent dans la nouvelle résidence qu’ils venaient de faire construire. "

 

Château de Vérignon, façade sur le parc, Demeure des Blacas d’Aups, XVIIIe siècle, Vérignon, Var. (c’est près de là que l’on mange en été le meilleur aïoli monstre du canton...).

Pierre Louis Jean Casimir de Blacas d’Aulps :

Pierre Louis Jean Casimir de Blacas d’Aulps, 1er duc et prince de Blacas, né le 10 janvier 1771 à Avignon, baptisé le 11, mort à Vienne (Autriche) le 17 novembre 1839, inhumé au monastère français de la Castagnavizza à Goritz (aujourd’hui Nova Gorica, Slovénie), marié à Londres le 22 avril 1814 à Henriette Marie Félicité du Bouchet de Sourches de Montsoreau, née à Paris le 20 février 1780, morte à Paris le 10 octobre 1856, fille d’Yves Marie du Bouchet de Sourches, comte de Montsoreau, maréchal de camp, lieutenant général, et de Marie Charlotte Lallemand de Nantouillet.(...)"

Sous-lieutenant au Noailles-Dragons, il émigra en 1790, s’attacha dans l’exil à la représentation du comte de Provence (futur Louis XVIII), qui le chargea de diverses missions dont une à Saint-Pétersbourg. Devenu roi, ce dernier le nomma maréchal de camp (8 août 1814), ministre de la Maison du Roi (2 juin 1814), grand-maître de la garde-robe, intendant général des bâtiments de la Couronne. Il l’accompagna à Gand, fut nommé pair de France à son retour, puis ambassadeur à Naples où il négocia le mariage du duc de Berry avec Marie-Caroline de Bourbon-Siciles, fille du Roi des Deux-Siciles, et puis à Rome, où il fit signer le concordat du 11 juin 1817 En 1830, il suivit les Bourbons dans l’exil. Pendant son administration, il avait favorisé Champollion et crée le Musée égyptien du Musée du Louvre. M. de Blacas avait formé un riche cabinet d’antiquités que M. Reinaud a décrit en partie sous le titre de Description des monuments musulmans du cabinet du duc de Blacas, 1828. Il était membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, membre libre de l’Académie des beaux-arts et chevalier du Saint-Esprit.

Baptisé à Avignon le 11 janvier 1771, il appartenait à une ancienne famille noble et s’opposa à la Révolution. En 1790, alors qu’il était sous-lieutenant au régiment de dragons de Noailles, il passa le Var et s’enfuit à Nice, qui faisait alors partie du royaume de Sardaigne. De là, il se rendit à Coblence où il se joignit à l’armée contre-révolutionnaire composée d’émigrés, sous les ordres du cousin de Louis XVI, le prince de Condé. Il passa ensuite en Italie avant d’entrer au service de la Russie et de combattre en Suisse contre la République française sous les ordres de Souvorov.

Alors qu’il était au service de l’Autriche, il se rendit à Varsovie et a rejoint la cour en exil du comte de Provence, frère cadet de Louis XVI et prétendant au trône de France, qui le chargea de différentes missions, dont l’une à Saint-Pétersbourg. Malgré l’aide de Joseph de Maistre, envoyé diplomatique du roi de Sardaigne à la cour du tsar Alexandre Ier, il ne put obtenir que de maigres avantages pour le futur roi. Pourtant, son désir de faire ce qu’il pouvait pour le prince en exil lui gagna vite la confiance de son maître. En 1809, il fut fait grand-maître de la Garde-robe du Roi. Après la mort du comte d’Avaray en 1811, il devint le plus proche conseiller du comte de Provence et son favori.

Le 22 avril 1814, il se maria à Londres avec une autre exilée, Henriette Marie Félicité du Bouchet de Sourches de Montsoreau. Elle était née à Paris le 20 février 1780, fille d’Yves Marie du Bouchet de Sourches, comte de Montsoreau, maréchal de camp et lieutenant général pendant l’Ancien Régime, et de sa femme Marie Charlotte Lallemand de Nantouillet. Le comte de Montsoreau était le neveu de la marquise de Tourzel, qui fut gouvernante des enfants de Louis XVI au début de la Révolution.

Quand le comte de Provence devint effectivement roi de France après la chute de Napoléon en 1814, Blacas fut nommé ministre de la Maison du Roi avec le grade de maréchal du camp. Il joua un rôle prépondérant dans le Conseil du nouveau roi, où il était de fait le Premier ministre.

Quand Napoléon revint de l’Île d’Elbe, Blacas accompagna le roi pendant sa fuite à Gand, mais son impopularité lui valut d’être remercié quand Louis XVIII revint à Paris après Waterloo. Il fut bien nommé pair de France avec le titre de Comte de Blacas d’Aulps le 17 aout 1815, mais bien vite sa place comme conseiller royal fut prise par Élie Decazes, plus modéré que lui.

Bouc émissaire pour les excès des royalistes de 1814, Blacas fut de fait exilé comme ambassadeur de France à la cour du Royaume des Deux-Siciles, à Naples. C’est là qu’il négocia en 1816 le mariage du neveu de Louis XVIII, le duc de Berry, avec Caroline la fille de François Ier des Deux-Siciles. En 1816, également, il entra à la fois à l’Académie des inscriptions et belles-lettres et à l’Académie des beaux-arts. Par la suite il fut nommé ambassadeur de France auprès du Saint-Siège à Rome. Il signa un concordat entre la France des Bourbons et le pape Pie VII le 11 juin 1817. En 1820, il reçut l’Ordre du Saint-Esprit. Alors qu’il était encore ambassadeur à Rome, il fut un de trois représentants de la France au Congrès de Laybach en 1821.

C’est en 1817, pendant son séjour à Rome qui dura de nombreuses années, qu’il fit obtenir à l’artiste français Ingres sa première commande officielle depuis 1814 ; il patronna également le classiciste allemand Theodor Panofka, qui revint avec lui à Paris en 1828. En plus, il travailla en étroite collaboration avec l’archéologue italien Carlo Fea à des fouilles sur le Forum romain. Ensemble, ils identifièrent correctement le Temple de Castor et Pollux en 1816.

Louis XVIII l’éleva au rang de duc de Blacas d’Aulps le 30 avril 1821 et le nouveau roi, Charles X, le choisit pour être un de ses premiers gentilshommes de la chambre. Il fut aussi nommé intendant général des Bâtiments de la Couronne. Pendant son administration, il apporta son aide à l’orientaliste Champollion et créa le « Musée Egyptien » au Louvre. Au cours de sa vie, il amassa une riche collection d’antiquités dont Joseph Toussaint Reinaud a donné en 1828 une description partielle sous le titre Description des monuments musulmans du cabinet du duc de Blacas. En 1866, ses descendants en vendirent la plus grande partie au British Museum, où elle se trouve encore aujourd’hui.

En 1830, Blacas suivit les Bourbons dans leur exil. Par la suite il contribua écarter la duchesse de Gontaut comme gouvernante des petit-enfants du roi car il craignait ses opinions politiques relativement libérales. Il fut créé Fürst (Prince) de Blacas d’Aulps par l’empereur d’Autriche le 16 mai 1837. Il mourut le 17 novembre 1839 et fut enterré à côté de la crypte de Charles X dans l’église Sainte Marie de l’Annonciation sur la colline de Kostanjevica près de Gorizia, église alors en Autriche et maintenant en Slovénie près de la frontière italienne à Nova Gorica. Sa femme mourut à Paris le 10 octobre 1856.

Si vous souhaitez avoir plus de renseignements sur le Duc de Blacas vous pouvez consulter les deux liens suivants (vie et descendance) : 

www.google.fr/imgres (article d’Alain Moreau) .
www.google.fr/imgres (article de Pierre Nicolas).

Blacas de Blacas  : 

Blacas de Blacas, né vers 1160 et mort vers 1235, connu aussi sous le nom de Blacatz, fut seigneur d’Aups, de Vérignon, de Baudinard, de Carros, de Châteauneuf, de Tourtour, et autres villages.

Il était aussi remarquable guerrier que bon troubadour. Il se distingua parmi les plus vaillants chevaliers de la cour du comte Raimond Bérenger IV de Provence. Son fils Boniface de Blacas lui succéda comme seigneur et épousa Ayceline de Moustiers.

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Vos commentaires

  • Le 8 mars 2011 à 21:41, par Goure En réponse à : Famille de Blacas

    Ma grand-mère paternelle (1875-1964) étant née à Vérignon (Valuègne), je me sens un peu "Blacas"...

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Mis à jour le jeudi 12 octobre 2017