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La grive en vol .

  La grive en vol . 

 

Migration grives litorne 

Bien sûr, le titre de l’article aurait pu être " le vol de la grive " mais en ces périodes de délinquance accrue, il paraissait plus sage de ne pas laisser entendre que l’on allait traiter du sujet du vol des animaux en captivité, en particulier les grives dans les volières ...

La grive est un nom générique car il existe plusieurs sortes de ces oiseaux de la famille des turdidés ( à noter que sur une brochette devant la cheminée, ils font surtout partie de la famille des trucidés !... - mais qu’il est bête - !). 
On sait que la grive est un oiseau fétiche dans le Haut-Var et les chasseurs de petit gibier se régalent de partir de bonne heure pour aller dénicher chiqueuses, siffleuses, cha-cha, draines ou merles (on ne le sait pas toujours mais le merle fait partie de cette même famille). Et si un jour vous accompagnez un chasseur , par exemple vers le quartier des Moulières, vous verrez que votre guide reconnaît à coup sûr chaque catégorie de grives : il regarde les plumes, le poitrail et surtout, il analyse le vol qui est différent selon les espèces. 

Regardons un peu vers le ciel ...

La grive musicienne :  (turdus philomelos, qui veut dire amie du chant).

La grive musicienne est aussi appelée : "grive commune", "de pays", "de vignes", "vendangeuse" ou encore "chiqueuse" et "tourdre" en Provence. La grive musicienne est la plus populaire de tous nos turdidés.
(à Tourtour, on prononce " tourdré).

La grive musicienne en vol ressemble quelque peu à la grive mauvis. La différence se fera grâce à la couleur du dessous des ailes qui est proche du jaune pour la grive musicienne. De plus, la grive musicienne est rarement en vol serré constitué de plusieurs oiseaux, contrairement à la mauvis...

Grive musicienne en vol 

La grive mauvis : (turdus iliacus)

La grive mauvis est souvent appelée : grive "Française", "roussette", "roselle", "grive rouge", "gratteuse", ou bien "quine", "siblaïre" , "siffleuse" en Provence. 

La
grive mauvis en vol ressemble quelque peu à la grive musicienne. Pour la grive mauvis la différence se fera grâce à la couleur "rousse" du dessous des ailes. De plus, la grive mauvis est rarement isolée, elle migre ou "navigue" en petits vols constitués de plusieurs oiseaux...

Grive mauvis en vol 

La grive litorne :   (turdus pilaris).

La grive litorne est souvent appelée "pattes noires", "queue noire" ou encore "quia-quia", "tcha-tcha" ou "cha-cha" en Provence.
La grive litorne en vol se distingue des autres variétés de grives grâce à sa taille un peu plus importante. Son plumage est dans des tons de gris avec le dessous des ailes et le bas ventre bien blanc...
La grive litorne est rarement solitaire, elle forme tres souvent des vols de plusieurs oiseaux.
Le vol de la grive litorne est onduleux.

Grive litorne en vol

Le merle noir :  (turdus mérula).

 Le merle noir est appelé aussi : "noir", "bec jaune" ou encore "capelan" (mâle) et "roucassière" (femelle) en Provence. (vous pourrez lire un peu plus loin une histoire tourtouraine à propos du merle que l’on appelle parfois " un noir "...)
Le merle noir mâle se reconnait facilement en vol grace à son plumage noir.
Les merles mâles adultes ont un bec bien jaune et bien visible (voir images ci dessous) contrairement aux jeunes de l’année...
Les femmelles ont elles, un plumage marron
Le merle est rarement en vol de plusieurs oiseaux si ce n’est lors de leur migration.

Merle noir mâle en vol

Une histoire tourtouraine, " le merle de Gaby "...

Le merle de Gaby a failli être à l’origine d’un drame terrible au village et les tourtourains se souviennent tous de cet épisode douloureux ...
Un samedi midi du mois d’octobre, à la fin des années 90, Gaby passe près de la boulangerie, il marche avec le poitrail bien haut, visiblement très content du contenu de sa gibecière . Se doutant

que la chasse a été bonne, un curieux lui demande : " Ohoù, Gaby, t’as tiré ce matin ?"( phrase tout à fait anodine quand elle s’adresse à un chasseur mais qui peut parfois être mal interprétée si elle s’adresse à un curé qui sort de l’église, à un professeur qui sort de son collège ou un maire qui sort du bureau de la première adjointe !). Gaby, tout fier répond avec un sourire malicieux : " Oullala, ce matin, je me suis régalé ! j’ai eu un lièvre, deux perdreaux, quatre chiqueuses et à la fin, j’ai même tué un noir ! ". A ce moment précis, dans la boulangerie, une dame s’écroule devant la vitrine des pissaladières : cette femme , peuchère, est à Tourtour depuis trois mois et elle ne connaît pas encore toutes les subtilités du parler local, en particulier celui des chasseurs . De plus, et c’est là le début du psychodrame, cette chère dame a trois enfants qui ont la peau de la même couleur que le merle ... Et quand elle entend " j’ai tué un noir " elle imagine tout de suite que l’un de ses fils a été victime d’une ratonnade et elle tombe raide . Les pompiers arrivent, lui fournissent de l’oxygène et des tranquilisants pour qu’elle retrouve la plénitude de ses moyens . Les trois fils arrivent et Cécile Benhamou est totalement rassurée de voir les trois bouilles sans traces apparentes de plombs de 12 ... Le pire a donc été évité mais les esprits ont été fortement marqués au village . A tel point que le maire a fait adopter au conseil municipal suivant, un arrêté communal exceptionnel demandant aux chasseurs de ne plus employer le terme de " noir " pour parler du merle, cela sur tout le territoire de Tourtour et surtout en présence de femmes . D’ailleurs, beaucoup de chasseurs ont même décidé de ne plus chasser le merle mais notre cher Gaby continue de tirer sur les noirs ... Cécile a mis du temps pour se remettre de cet anecdote qui aurait pu tourner à la tragédie mais , heureusement, de nos jours, elle n’a plus peur quand elle voit un treillis et un fusil .... 

 

 Turdus merula, mâle Une sous-espèce du turdus mérula, le merle appelé le " Tchèlou à bec jaune " (turdus daniélus) dont la chair délicate est très appréciée par les gourmets qui aiment les senteurs de messugues avec une pointe de cumin et une pincée de coriandre ...

 

Vos commentaires

  • Le 3 décembre 2011 à 10:17, par Christiane En réponse à : Beaux oiseaux

    Très belles photos, aussi bien celles des oiseaux bien droits sur leurs pattes que celles où ils sont en plein vol. J’aime les oiseaux, comme tous les animaux. Donc (je vais me faire des ennemis), pas dans mon assiette. C’est comme la fourrure, je l’aime quand elle est chaude, palpitante, parce que vivante, pas morte sur mon dos. Je sais, je sais, vous êtes dans une région de chasseurs, j’arrête là ! Cordialement, Gilbert.

  • Le 3 décembre 2011 à 16:39, par Gilbert Giraud En réponse à : Grives...

    Chère Christiane, le Haut-Var voue effectivement un attachement particulier à la chasse de la grive et à la tradition de la brochette devant la cheminée (ou dans une cocotte en fonte) avec la tranche de pain généreusement tartinée avec les " boyaux faisandés " de ces petits oiseaux et le lard gras qui a bien coulé ... Vous semblez aimer beaucoup notre région, vous aimeriez sûrement cette recette simple qui a traversé les siècles et qui ne disparaîtra qu’avec la prochaine glaciation... En ce qui concerne le Var, terre de chasseurs, oui certes , mais je ne suis pas dans la catégories des porteurs de fusils (ni des poseurs de pièges..) donc je ne sacrifie pas à cette tradition en me contentant (avec délectation) de respecter scrupuleusement celle de la brochette au tourne-broche !.. Cordialement.

  • Le 3 décembre 2011 à 21:38, par Christiane En réponse à : La chasse

    Cher Gilbert, je comprends les traditions, il y en a partout et, hélas, parfois de très mauvaises mais qui perdurent. J’aime les santons de Provence, les crèches provençales, et toutes autres choses très typiques à votre magnifique région. J’aime la cuisine, aussi, puisque j’ai adopté le "régime méditerranéen" ou "crétois". Par contre, je suis végétarienne, ou à peu près. Hormis le poisson, je mange parfois de la volaille, mais uniquement élevée en plein air (idem pour les oeufs). Je m’en porte mieux, mes amis les animaux aussi, et il paraît que c’est même très écolo... Cela étant dit, j’apprécie plus un produit de la chasse qu’un produit de l’abattoir et des transports ! Les pièges, non, évidemment. Cordialement à vous aussi.

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