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La notion de patrimoine

 La notion de patrimoine .  

 

Certaines mauvaises langues risquent de penser et de dire que le site "Tourtour, notre village" n’est qu’ une simple devanture qui masque une tentative déguisée de déstabilisation de la municipalité ou une volonté délibérée de terrorisme anti-conseil municipal au profit d’une autre tendance non représentée par les urnes. Encore une fois (et ça ne sera pas la dernière), le principal objectif du site est avant tout de valoriser le village par ses richesses et ses potentialités mais sans ignorer pour autant ses manques et ses lacunes. Il ne s’agit pas de rivaliser avec l’Office de Tourisme dont le but institutionnel est de constituer une courroie avec la Mairie (l’organe financeur) en vue d’attirer les touristes et les visiteurs afin de garantir au village une organisation touristique efficace pour la vie commerciale de la commune. C’est une démarche totalement juste et elle semble être menée de façon utile et rentable : rien à reprocher.

 

Aborder la question du patrimoine local ne rentre pas dans la catégorie des critiques faites au maire et à ses adjoints : il s’agit simplement d’en soulever la question pour essayer de trouver des solutions à cour, moyen et long terme. Ce qui fait venir les visiteurs à Tourtour, ce n’est ni le prix des crêpes et des pizzas, ni la présence d’un stand de foire, ni le cinéma du mardi, ni le Guignol tous les mois. Si Tourtour est classé dans les plus beaux villages de France, c’est à cause de son patrimoine historique et de son authenticité rurale, typiquement provençale. 
Nous devons tous continuer à préserver ce côté "naturel" sans lui adjoindre maladroitement tous les artifices d’un lieu touristique dévoyé par la simple et vicieuse recherche des devises étrangères. A court terme, une course vers le profit immédiat serait très rentable pour l’économie du village et la valorisation des terrains ou maisons. Mais à long terme (et les exemples sont nombreux en France comme en Espagne ou au Maroc) cette démarche conduit à une négation de l’identité locale qui laisse la place à une réalité toute autre. A ce moment-là, le certificat d’authenticité est retiré, la commune n’est plus classée et la déviation devient vraiment une route nationale vers d’autres horizons.
Préserver le cadre et la qualité de vie qui font la vraie richesse de Tourtour, ce n’est ni rétrograde ni ringard , c’est plutôt conserver toutes les chances que l’on a, le plus longtemps et le mieux possible .

  

Dans d’autres articles, le patrimoine purement local sera étudié mais pour l’instant quelques éléments sur la notion même de patrimoine :

Le patrimoine est étymologiquement défini comme l’ensemble des biens hérités du père (de la famille, par extension). En effet, patrimonium signifie héritage du père en latin ; la notion est apparue au XIIe siècle (au moment de la construction de l’église Saint-Denis de Tourtour, mais ce n’est pas sûr que cela ait un rapport de cause à effet).

En droit civil, le législateur l’entend comme l’ensemble des biens et des obligations d’une personne, envisagé comme une universalité de droit, c’est-à-dire comme une masse mouvante dont l’actif et le passif ne peuvent être dissociés.

Le patrimoine fait appel à l’idée d’un héritage légué par les générations qui nous ont précédées, et que nous devons transmettre intactes aux générations futures, ainsi qu’à la nécessité de constituer un patrimoine pour demain. On dépasse donc la simple propriété personnelle.( mine de rien, un site Internet c’est aussi une façon de constituer un patrimoine : il évolue, il s’enrichit, il conserve..).

  

Émergence de l’idée de patrimoine pendant les Lumières :

Dès le XVIIIe siècle, on commence à considérer le patrimoine. Lors d’un de ses rapports à la Convention, l’Abbé Grégoire (1750-1831), juriste et homme politique révolutionnaire, affirme que le respect public entoure particulièrement les objets nationaux qui, n’étant à personne, sont la propriété de tous (…) Tous les monuments de sciences et d’arts sont recommandés à la surveillance de tous les bons citoyens.

Mais cette protection du patrimoine ne se fera que progressivement. Les premiers éléments intégrés dans cette appréciation sont les œuvres d’art (tableaux et sculptures) conservées et parfois exposées dans les premiers musées. Les livres et plus généralement les bibliothèques sont aussi protégés au titre de l’instruction publique. Les œuvres architecturales, et notamment ecclésiastiques ou seigneuriales, ne bénéficient quant à elles lors de la Révolution française d’aucune protection et sont bien souvent vendues à des particuliers, libres de les démolir pour en revendre les matériaux de construction ou de les transformer en logements, usines, étables... Il est bien évident que l’histoire de Tourtour est truffée (coucou à Jean-Charles) de destructions, en particulier au temps de la famille Raphélis.

En revanche, cette même Révolution s’attache à la protection des biens culturels confisqués aux émigrés, aux ordres religieux ainsi qu’aux institutions dissoutes : seuls parmi les biens nationaux, les objets d’art et le livres sont protégés de la vente et leur conservation est organisée : des dépôts révolutionnaires sont créés dans chaque département, des comités successifs sont chargés de s’assurer du traitement des livres qui font l’objet de circulaires et de conseils concernant leur conservation et leur catalogage.

Le patrimoine aujourd’hui, en France : 

Depuis les années 1970, le sens du patrimoine a été largement étendu. Il ne se limite plus au cadre strict des éléments architecturaux remarquables et au patrimoine écrit et graphique, mais se consacre également aux éléments faunistiques et floristiques, paysagers, mais aussi aux langues locales ou encore aux ouvrages anciens.

Le petit patrimoine :  

  • Le petit patrimoine, ou patrimoine vernaculaire, peut être défini comme l’ensemble des constructions ayant eu, dans le passé, un usage dans la vie de tous les jours. Les communs en font partie : lavoirs, moulins, fontaines, canaux d’irrigation, ponts ruraux, fours à pains, fours à poix et à cade, potales, croix de chemin, croix rurales, chapelles, oratoires, bornes historiques, travails, etc. On le trouve principalement dans les villages, les bourgs, les petites villes, où il a été relativement épargné par la modernisation de la société occidentale.
  • Comme le reste du mobilier urbain, ces modestes témoins du passé subissent ce que l’on groupe sous le nom de : vandalisme, phénomène qui à présent concerne également les petites villes, voire les villages.
  • Ce petit patrimoine, si important pour mieux comprendre notre passé, ne fait pas encore assez l’objet de la part des collectivités territoriales, d’un entretien et d’une protection efficace, voire d’un classement au titre des objets. 

    Il est temps que notre village poursuive et amplifie vraiment ses efforts dans ce domaine : un appel aux volontaires sera un premier pas vers une prise en compte plus large de ce dossier éminemment important pour l’avenir de Tourtour.

 

 

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Mis à jour le mercredi 12 décembre 2018