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La panetière et le pétrin .

 La panetière et le pétrin .   

Dans plusieurs maisons de Tourtour vous pourrez découvrir de jolies panetières : ce meuble est souvent accroché au mur et les néophites ne savent pas toujours quelle était son utilité (surtout que maintenant on l’utilise souvent pour mettre les bouteilles d’apéro).

Le mot vient de l’italien " pane" qui est le pain . 

Une panetière est une sorte d’armoire dans laquelle des miches ou des baguettes de pain sont stockées pour être conservées. Tombée quelque peu en désuétude de nos jours, son importance était la plupart du temps considérable dans les mobiliers régionaux.

  

Elle est caractéristique de la France des siècles passés et ceci jusqu’après la Première Guerre mondiale, lorsque le pain, qui constituait l’élément principal des repas d’alors, était pétri, préparé et cuit par la famille, à la maison ou dans le four communal. Au début du vingtième siècle, un travailleur des champs consommait trois fois plus de pain qu’un ouvrier de nos jours. La pain n’était souvent préparé qu’une fois par semaine et devait donc être conservé dans les meilleures conditions : il faut reconnaître aussi que la farine, le levain, la levure n’étaient pas les mêmes qu’aujourd’hui. On se souvient aussi que le pain de la boulangerie de Raymond Bernard se gardait aussi plusieurs jours et certains le préféraient même rassis. Le four communal de Tourtour se trouvait juste derrière la tour de l’horloge et les villageois s’en servaient aussi pour les plats de légumes farcis ou les gros gigots.


On trouvait des panetières sur pied, posées sur un buffet bas ou souvent suspendues en applique contre un mur, pour être hors de portée des rats et des souris. Elle comportait deux ou trois panneaux ajourés avec des grillages ou des colonnettes de bois tourné, afin de permettre la circulation de l’air et la meilleure conservation des miches de pain.

Les plus belles et les plus originales des panetières sont celles de Provence,  qui ont influencé celles du Languedoc et du Dauphiné. À l’origine, les panetières étaient seulement une caisse de bois ajourée et posée directement sur le pétrin. Ce n’est qu’à partir du XVIIIe siècle que les fuseaux de bois tourné, apparaissent et remplacent les barreaux grossiers des panneaux de bois. Sur certaines panetières, la façade commence à être équipée d’une porte par laquelle la maîtresse de maison pouvait introduire ou prendre le pain.

 

C’est au XIXe siècle que l’art de la panetière va prendre son plus bel essor. Elle va être posée en applique et suspendue au mur, mais conservera toujours ses pieds. Une corniche apparaît sur le dessus toujours dans le prolongement des pieds. Une des caractéristiques de la panetière provençale sont les petites colonnes en bois sculpté ou tourné en forme de panache, parfois terminées par une pièce en forme de gland ou d’olive. Ces petites pièces de bois se nomment, en général, candelié, mais mouchets ou plumets du côté d’Avignon et bobèches du côté d’Arles.

Les panetières vont acquérir, dans le style provençal, une richesse des formes (planes ou bombées) et des décors :

  • sculptures en épis de blé, d’oiseaux se becquetant, de grappes de fruits (style Louis XVI) ;
  • sculptures denses et fines à base d’éléments végétaux, feuilles et fleurs (style fleuri) ;
  • sculptures en creux ou avec des moulures linéaires se terminant par des boucles enroulées en forme de corne de bélier ou de coquillage (style de Fourques).

Dans les autres régions, hormis le Languedoc et le Dauphiné, le décor des panetières est beaucoup plus sobre, voire inexistant.

Au niveau du marché de l’art, les panetières les plus recherchées sont évidemment celles de Provence, avec des prix variant selon l’ancienneté du meuble, sa structure (bombée ou plane), la qualité et la densité du décor, l’état de conservation, la qualité et l’authenticité des ferrures. Il faut se méfier des imitations qui sont très bien réalisées mais qui ne méritent pas le prix d’une vraie panetière provençale du dix-neuvième siècle (qui aux enchères, atteint des prix souvent supérieurs à 2500 €).

Le pétrin était l’indispensable complément de la panetière : de vrais pétrins d’époque sont plus difficiles à trouver car ils étaient utlisés très souvent, nettoyés et le bois perdait peu à peu de son éclat et de sa solidité. En provençal, on dit le mastro ou la pastièro .

Vos commentaires

  • Le 13 octobre 2009 à 14:27, par Jasmine L. En réponse à : Justement, la panetière....

    Je viens rarement et voilà que je tombe sur la panetière (du moins l’article sur) que moi
    j’aurais plutôt appelé : "le pétrin et le mystère de la panetière".

    Il est en effet convenu de dire qu’elle était destinée au pain -normal, quand on s’appelle "panetière" mais permettez que j’émette quelque doute.

    En effet, de par sa forme, l’étroitesse de son ouverture, bref, son incommodité évidente pour le rangement du pain, moi qui achète, consomme et fais consommer à ma famille et parfois fabrique du pain, je ne songerais pas un instant à l’entreposer là dedans où il commencerait à rassir et durcir illico vu la ventilation. Et puis imaginez un peu qu’il faille introduire une grosse miche de 40 cm de diamètre et de 20 cm de haut par un portillon de 30 cm sur 20. Sans parler des baguettes d’environ 50 cm ou de gros pains à peine plus longs mais largement plus gros. Certes, on peut se rabattre sur le pain au lait mais allez donc manger des tomates à la provençale avec du pain au lait ou de la fougassette.
    Je doute fort, monsieur, que nos ancêtres le fissent.
    J’admets que les pains qu’on fait de nos jours dans les machines à pains tellement à la mode -carrés ou ovales, avec le trou dessous pour les pales pétrisseuses- seraient mille fois mieux adaptés, mais alors là on tombe dans l’anachronisme flagrant vu que la dite machine-à-pain date tout au plus de la fin du XXème siècle tandis que la panetière... (je vous renvoie à votre information).

    Par ailleurs son alliance avec le pétrin -dont on ne saurait en aucun cas contester l’usage- est comme celle de la carpe et du lapin : ils ne sont guère fait l’un pour l’autre, du moins pour être posée, ou accrochée l’une sur l’autre. Problème : si la panetière est accrochée, le couvercle du pétrin ne pourra se soulever commodément, car chaque fois qu’on prétendra pétrir et que, donc, on se penchera jusqu’à la taille dans le bac du pétrin, on se fracassera la tête au bas de la panetière en se redressant, sauf à accrocher la panetière très haut au dessus où elle ne servira à rien ou à pas grand chose puisqu’à chaque fois qu’on voudra l’atteindre on devra aller chercher l’escabeau.

    Si elle est posée c’est encore pire puisque chaque fois qu’on voudra ouvrir le couvercle du pétrin pour se servir de celui-ci il faudra aller quérir deux ou trois voisins complaisants pour aider à la soulever pour la poser ailleurs, idem après usage pour la remettre en place jusqu’à la prochaine fois. Et chaque fois on sera obligé d’aller chercher ailleurs la bouteille de pastis qu’il faudra bien caser ailleurs si on rempli la panetière de pains.

    Alors monsieur, là vous galégez sévère et votre ignorance me consterne, car en vérité je vous le dis, la panetière a été inventée par des précurseurs pour être remplie de bouteilles de pastis, de vins de noix et d’orange, de guignolet, de Suze et de tisanes en bouteilles genre Verveine du Velay. Accrochée au mur elle garde à l’abri de l’enfant innocent, du vieillard fragile et chenu, de l’ivrogne vautré par terre dans son vomis les délices réservés aux grandes personnes dans la force de l’âge et qui paient leurs impôts. Le nom de "Panetière" est un leurre protectionnel. Et qui marche puisque vous même y croyez.

  • Le 13 octobre 2009 à 15:56, par Gilbert Giraud En réponse à : Mystère éclairci .....

    Chère Jasmine,

    Je ne pense pas vous connaitre mais souffrez et daignez que je vous avoue : "vous me plaisez..!!". Votre message est vraiment drôle (à tous les sens du terme) et c’est un bon moment de partage. Si vous venez parfois sur le site, essayez de vous imaginer comme rédactrice, votre humour et votre style seraient des atouts de choix : si vous le désirez, je vous livre un code identifiant, vous choisissez votre mot de passe et vous rédigez ce que vous voulez (en restant dans les règles normales du fonctionnement du site).

    Pour la véracité du mystère de la panetière, je dis dès la troisième ligne de l’article que, de nos jours, l’utilisation prioritaire en est le rangement des bouteilles d’apéro. Pour le pain, nos anciens avaient des farines différentes qui permettaient une conservation de plusieurs jours : ils disent encore que le pain était encore meilleur dès le troisième jour . Pour le pétrin : le plateau était souvent amovible ou alors la panetière était posée assez haut pour l’ouverture du pétrin.

    Evidemment, les corrections avaient déjà été faites dans votre esprtit et vous avez gentilment pris un prétexte pour écrire votre message : vraiment, un grand merci pour ce joli moment . Bisous, Jasmine . (et à bientôt...).

  • Le 14 octobre 2009 à 17:36, par Jasmine Lara En réponse à : Non merci

    Non merci monsieur, ce serait trop d’honneur mais je préfère mettre mon grain de sel de temps à autre, sans la moindre contrainte ni limite, comme ça, pour amusette, raconter de jolies histoires quand je suis inspirée, voire vous tomber dessus comme la vermine sur le bas clérgé quand je suis tourmentée par mes ragnanas.

    Ainsi pour amusette je signale que ce matin une grosse surprise m’attendait sur France Inter dont je suis une auditrice fervente et fidèle : à l’émission "service public" était invité, le croirez vous ? notre unique et irremplaçable Thierry Coste, "arrogant et prétentieux" -comme dit un intervenant internet- dans le rôle du "viandard" (c’est pas moi qui le dis), qui parlait au nom d’une association dont le nom est : Noé contre un autre personnage qui vient de sortir un livre au titre évocateur genre "bidoche" ou "barbaque" qui dit tout le mal qu’il pense de la viande et de ceux qui la produisent. On se demande ce que TC venait faire là, car j’ai pris l’émission en cours, juste au moment où l’autre disait à TC "...mais taisez vous, vous n’avez rien à faire ici... vous ne connaissez pas le sujet... vous êtes un lobyiste parisien... on vous connait dans vos manoeuvres..." et l’autre de répondre bêtement : "mais si, je connais la campagne... j’y suis souvent allé..." (sic).
    Et c’est par "ça" qu’à Tourtour on est "gouverné".

    Ne connaissant ni des lèvres ni des dents et ni d’Eve ni d’Adam cette association (Noé) dont cet individu -adepte de la liberté de s’armer et de la peine de mort- se réclame, je vous demande si vous même en sauriez d’avantage sur l’association Noé ?

    Mille grâces.

  • Le 14 octobre 2009 à 20:47, par Gilbert Giraud En réponse à : Bidoche à la Coste....

    Chère Jasmine,

    Cette émission radio (je l’ai écoutée) permet de se rendre compte que les doutes que j’émets sur ce personnage sont fondés sur des faits précis et non sur des ressentis personnels : évidemment, certains tourtourains continueront à se boucher les oreilles et à se cacher les yeux, mais un jour ils comprendront... Le comité Noé a été créé en 2007 pour réagir contre "les intégristes de la protection animale" afin de préserver les avantages, les privilèges et les finances du lobbye de la viande et des gigantesques bénéfices engendrés au mépris de règles de respect de l’élevage, des animaux et de la biodiversité. Sur Internet vous pourrez trouver largement de quoi vous renseigner (mais surtout vous horrifier) sur les méthodes de ce comité (issues d’un autre comité "Guillaume Tell" agissant, lui, sur le lobbye des armes) . Ne cherchez pas à association mais à "comité Noé" : instructif et inquiétant.

    Pour l’émission : sites.radiofrance.fr/franceinter/.../servicepublic/

    Pour le comité Noé :

    www.eco-citoyen.org/.../le-comite-noe-l-arche-version-chasseurs-vt2678.html -

    www.lafranceenaction.com/.../index.php?...

    Vous m’avez mis légèrement l’eau à la bouche et je vais me permettre d’écrire bientôt un article sur ce comité dans la rubrique consacrée à notre gourou de village (chapitre "artistes"...).

    Cordialement votre.

  • Le 15 octobre 2009 à 11:36, par Jasmine Lara En réponse à : Les oreilles des tourtourains

    Merci de vos aimables informations dont je ferai le meilleur usage.

    Je ne pense pas que "certains" des tourtourains se bouchent les oreilles : quelques uns peut être qui préfèreront crever la bouche ouverte que de reconnaitre, même face à eux seuls, que peut être ils n’auraient pas dû écouter le prometteur chant des sirènes qui vous enjole et vous attire vers des lanternes qui dissimulent des vessies... Sans parler d’autres, bien placés, qui ont très vite tiré bénéfices du résultat des élections (et qui ne sont pas tous tourtourains d’ailleurs). Je crois au contraire qu’ils sont pas mal, aujourd’hui, à avoir compris qu’ils auraient dû faire un autre choix et à le dire en catimini...

    Nous, paysans, on n’a pas la malice des gens de la ville mais on n’en est pas plus bêtes pour autant. Peut être un peu plus lents, plus réfléchis... Justement ! Après que les sirènes ont commencé à faire entendre leur délicieuses voix il n’y avait plus que 6 semaines avant les élections.
    On a simplement été surpris.

  • Le 15 octobre 2009 à 17:20, par Gilbert Giraud En réponse à : Comme en 81....

    Les bouchons de champagne avaient allègrement sauté et nombreux tourtourains s’étaient régalés avec toutes les bulles et les paillettes pour la soirée des élections de 2008. Aujourd’hui (comme les électeurs de gauche en 81) les déceptions se font jour, de plus en plus au fil des mois : notre site est là pour souligner certaines errances, les promesses non tenues, l’information confisquée et la mainmise sur l’équipe municipale par des éléments douteux non élus. C’est à la municipalité de prendre conscience de la désillusion de beaucoup d’administrés et de suivre une démarche un peu plus démocratique et participative. Que Saint-Denis les aide !!

  • Le 15 octobre 2009 à 17:51 En réponse à : regrets

    tout a fait ok avec vous ’ la desillusion est a son comble

  • Le 16 octobre 2009 à 08:11, par Jasmine Lara En réponse à : Regrets anonymes mais sans doute sincères

    Je ne vous le fais pas dire...

    Quand on voit la difficulté -pour ne pas dire l’impossibilité- de mener démocratiquement une commune à bien, on comprend mieux qu’un état ne puisse être gouverné à la satisfaction générale.

    Comme disait De Gaulle "Comment voulez vous diriger un pays qui a 400 fromages différents ?".

    Le fait est qu’à Tourtour on a les fromages de la cabrette et quelques autres. Tout est proportionnel. Une commune c’est plus petit mais on a les mêmes qui se comportent tout pareil. Et les désillusions ne sont pas moins émergentes au niveau de la France qu’à celui de Tourtour.

    Il y a sur ce site un drolatique insolent (Florent il me semble)à qui, après son parallèle avec l’art cinématographique, je suggère un parallèle personnages de l’état/personnages de la commune.

    Faut rigoler avant qu’le ciel nous tomb’ sur la tête.

  • Le 16 octobre 2009 à 18:01, par Gilbert Giraud En réponse à : Pierre et Nicolas...

    En effet, ce serait marrant d’établir un parallèle entre nos édiles et les responsables politiques nationaux mais à la fin de toutes ces comparaisons ironiques, il serait judicieux de se souvenir (comme la Bruyère) que "lorsque l’on vient d’en rire il faudrait en pleurer"...

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Mis à jour le vendredi 28 juillet 2017