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Accueil > Traditions > 02 . Les coutumes traditionnelles. > les moissons . > Le bon grain et l’ivraie .

Le bon grain et l’ivraie .

Le bon grain et l’ivraie . 

C’est une parabole du Royaume, tirée du chapitre 13 de Mathieu.

  

 

   

Un homme sema une bonne semence... Mais pendant que les hommes dormaient, son ennemi vint et sema de l’ivraie parmi le froment, et s’en alla.

Et lorsque la tige monta et produisit du fruit, alors l’ivraie aussi parut. Et les esclaves du maître de la maison, s’approchant, lui dirent : Seigneur, n’as-tu pas semé de bonne semence dans ton champ ? D’où vient donc qu’il a l’ivraie ? Et il leur dit : Un ennemi a fait cela. Et les esclaves lui dirent : Veux-tu donc que nous allions et que nous la cueillions ? Et il dit : Non, de peur qu’en cueillant l’ivraie, vous ne déraciniez le froment avec elle. Laissez-les croître tous deux ensemble jusqu’à la moisson ; et au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Cueillez premièrement l’ivraie, et liez-la en bottes pour la brûler, mais assemblez le froment dans mon grenier.  

Alors, ayant congédié les foules, il entra dans la maison ; et ses disciples vinrent à lui, disant : 
" Expose-nous la parabole de l’ivraie du champ ". 
Et lui, répondant, leur dit : Celui qui sème la bonne semence, c’est le fils de l’homme ; et le champ, c’est le monde ; et la bonne semence, ce sont les fils du royaume ; et l’ivraie, ce sont les fils du méchant ; et l’ennemi qui l’a semée, c’est le diable ; et la moisson, c’est la consommation du siècle ; et les moissonneurs sont des anges. Comme donc l’ivraie est cueillie et brûlée au feu, il en sera de même à la consommation du siècle. Le fils de l’homme enverra ses anges, et ils cueilleront de son royaume tous les scandales et ceux qui commettent l’iniquité, et ils les jetteront dans la fournaise de feu : là seront les pleurs et les grincements de dents. Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. 
Qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende.

 _________________________

Dans le chapitre sur les moissons il était question du bon grain et de l’ivraie qu’il fallait séparer : j’ai lu la parabole de Mathieu et je me suis dit que les symboles décrits pouvaient aussi s’appliquer à d’autres domaines que la récolte du blé.
Par exemple : on remplace le champ par le village, les grains de blé par les conseillers municipaux, l’ivraie par la première adjointe, le seigneur par le maire, la moisson par l’élection municipale, les disciples par les électeurs... et on trouve une autre lecture un peu plus actuelle et bien localisée. 
A un détail près : on n’est pas obligé à la fin de brûler l’ivraie....

Au fait !! L’ivraie est une plante graminée qui rentre en grande partie dans la composition du gazon anglais robuste , son autre nom étant le ray-grass. Elle produit parfois de jolies fleurs de couleur mauve comme celle qui est sous le titre de l’article. Cette plante contient des composés chimiques légèrement hallucinogènes qui provoquent un état proche de l’ivresse, d’où son nom . Son nom scientifique d’origine grecque est la " zinania " qui a donné en français le terme zizanie.... On tourne en rond....

  

 Mise à jour :

Dans les commentaires situés à la suite de l’article , Michelle Van Panuys nous fait part de corrections scientifiques sur la véritable histoire biologique et botanique de l’ivraie. N’hésitez pas à consulter ce qu’elle a bien voulu nous expliquer. Merci Michelle.

 


 

 

 

Vos commentaires

  • Le 12 juin 2009 à 17:17, par michèle van Panhuys-Sigler En réponse à : zero en botanique

    Cher Gilbert

    j’aime beaucoup lire tes articles meme si je ne viens pas voir tous les jours. Et que vois-je aujourd’uui ? tu parles de l’ivraie et tu as tout faux !!! Laisse moi un jour ou deux et je te re écris la partie botanique, je n’ai pas le temps maintenant.

    A bientot

    Amicalement

    Michèle

  • Le 12 juin 2009 à 22:33, par Gilbert Giraud En réponse à : tout faux ...

    Tu as bien raison Michèle. Je n’ai guère écrit sur l’ivraie car l’article avait un but moins botanique qu’ironique (et tu l’as compris). Il est vrai qu’entre les espèces Lolium multiflorum ou perene ou temulentum (l’enivrante) je ne me suis pas étendu... Une spécialiste comme toi a bien raison de souligner ce laisser-aller.Cordialement.

  • Le 17 juin 2009 à 12:53, par michèle En réponse à : ivraie mauvaise herbe

    L’ « ivraie » quel drôle de nom … le bon grain et l’ivraie c’est une parabole bien sur, mais l’ivraie enivrante est une vraie plante (Lolium temulentum ), traitée sans ménagement de mauvaise herbe.

    C’est une graminée, comme le gazon ou le blé, et comme ces plantes, elle ne produit pas de jolies fleurs colorées. Désolée, Gilbert, mais la photo de ton article c’est la nielle de blés (Agrostemma githago). La nielle et l’ivraie sont toutes les deux des plantes messicoles, c’est-à-dire qu’on les trouve dans les blés avec les coquelicots et les bleuets. Ce sont des plantes qui vivent dans ce milieu créé par l’homme, elles sont liées au rythme des cultures de céréales, aux cycles des labours et des moissons. Elles se sont adaptées à ces conditions de vie et en ont besoin pour survivre.

    Est-ce que les messicoles sont des « mauvaises herbes » ? Ça dépend des points de vue bien sur, dans notre société avec une logique de production et de profit, il est inévitable que toute plante différente dans un champ de blé soit considérée comme mauvaise, puisque gênant le profit maximum.

    Et l’ivraie alors, qu’a-t-elle de pire que les autres qui fait qu’on l’utilise dans des paraboles sur le bien et le mal ? L’ivraie est une graminée qui ressemble au blé et il est donc difficile de séparer les grains de blé des grains d’ivraie, mais dans ce cas pourquoi ne pas les laisser ? ni vu ni connu ? C’est parce que les grains d’ivraie sont l’hôte d’un champignon toxique pour les animaux, dont l’homme. Voilà ce qu’en dit un spécialiste de la question : « L’homme a connu les effets psychotropes de l’ivresse (d’où l’origine du mot ivresse ou enivrant) avec cette plante, avant celle procurée par le vin d’apparition plus tardive. Les propriétés psychotropes de l’ivraie sont bien connues : délire, troubles visuels et « transports furieux ». Elles sont dues à l’alcaloïde nommé tumeline, en référence au nom botanique latin de l’espèce « tumelentum » (« qui est en état d’ivresse, imbibé »). »

    Après ce petit intermède botanique qui, je l’espère Gilbert, n’a pas été trop indigeste, je retourne avec plaisir lire tes articles .. Ceux que les messicoles intéressent peuvent aller voir ce qu’en dit le spécialiste Pierre Sellenet sur le site de la Garance Voyageuse.

    .Michèle van Panhuys-Sigler

  • Le 17 juin 2009 à 19:54, par Gilbert Giraud En réponse à : La vraie ivraie...

    Merci Michèle pour ces précisions botaniques : je te promets que j’avais bien regardé certaines sources mais j’ai du me mettre sur une mauvaise draille. Je corrigerai cela bientôt mais je m’occupe de la fête de l’école du 27 et de la fête pour ma retraite le 30... Amicalement.

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Mis à jour le samedi 18 novembre 2017