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Accueil > Environnement > La végétation , la flore :arbres, fleurs, champignons > Les arbustes à Tourtour . > Le buis .

Le buis .

Le buis .

Le buis est bien présent dans les bois de Tourtour sous forme d’arbustes : dans le site, nous en avons parlé à propos des boules cloutées fabriquées à Aiguines (Verdon) à partir de boules de buis (on taille le bois des racines). Aujourd’hui quelques éléments sur ce bois bien dur mais aussi sur la décoration des buis après taille (c’est l’art topiaire) .

Origine : Europe, Afrique du Nord, Asie occidentale.
Habitat : le Buis s’adapte aux milieux arides et rocheux. Il pousse naturellement dans les étages méditerranéens et subalpins des Alpes et des Apennins.
Durée de vie : 600 ans.
Rusticité : très bonne  (il supporte le froid jusqu’à -17°).
Taille maximale : arbuste de 5 m. Le Buis a une croissance très lente.
Port : en boule irrégulière.
Feuillage persistant. Feuilles opposées et coriaces, ovales ou elliptiques, à bords entiers, glabres, vert foncé et luisantes sur leur face supérieure, vert jaunâtre sur la face inférieure.

Utilisations : son bois très dur, jaune, à grains fins, est recherché pour fabriquer des pipes,des instruments de musique et pour la gravure. Un extrait médicinal sert à purifier le sang. Le Buis est planté dans les jardins "à la française" car il se prête bien à la taille et à l’art topiaire (sculpture des arbustes pour décoration, voir en fin d’article), sa croissance est lente et son feuillage persistant assure une continuité de paysage tout au long de l’année (ce qui ne serait pas le cas avec une haie de charmes). Le Buis à bordures, Buxus sempervirens ’Suffruticosus’, est une variété naine du Buis commun. Il sert à réaliser des bordures de 40 cm de haut, régulièrement taillées. Il a été mis à la mode à l’époque classique, même si les dessins des jardins restaient inspirés des costumes brodés du Moyen-Age ou de la Renaissance ! N’oublions surtout pas, nous provençaux, que le buis était aussi utilisé pour la fabrication des boules cloutées, spécialité de la commune d’Aiguines (une de nos voisines du Verdon). 

 Fleurs jaunes, en mars-avril. Elles n’ont pas de corolle et sont réunies en grappes axillaires (glomérules), formées de plusieurs fleurs mâles et une femelle à 3 styles au centre.
Fruits : capsules de 3 cm de long, se terminant par des cornes. Ils s’ouvrent en septembre pour libérer leurs graines.

Légendes et traditions : Le Buis, de part sa croissance lente, sa grande longévité, et ses feuilles persistantes, était un symbole d’immortalité. Avec son bois, les Grecs et les Romains faisaient des tablettes pour écrire. Les Chrétiens font bénir des rameaux de buis (le dimanche des Rameaux) et le conservent près d’un crucifix. (et les provençaux mangent traditionnellement des pois-chiches à midi, avec la cèbe bien sûr..).

L’art topiaire :

  


L’art topiaire consiste à tailler des arbres et arbustes dans un but décoratif. Il s’agit donc de leur donner des formes géométriques, animalières, de figurer des scènes ou des personnages. Certains arbres se prêtent particulièrement à cet exercice. Il s’agit des arbres au feuillage persistant tels que les lauriers, les cyprès, les ifs, et surtout les buis.

L’origine de l’art topiaire remonte à la Rome antique. A l’époque, les jardiniers souhaitaient imiter les sculpteurs, en donnant des formes décoratives aux végétaux.
Mais c’est surtout à la Renaissance, et particulièrement en Italie, que cet art prend son essor. Il est en effet très utilisé dans les jardins d’agréments. Petit à petit, l’art topiaire se fait connaître dans toute l’Europe. En France, il connaît son apogée grâce à André Le Nôtre, jardinier de Louis XIV 
(en particulier au Château de Versailles et les magnifiques décorations de buis). 


Le principe essentiel de l’art topiaire est de réussir à imaginer ce que va avoir comme conséquence la taille de la plante. 
Exemple : " Si je taille à cet endroit, de telle manière, dans quel sens la branche va-t-elle pousser ? ". Dans le fond, ça ressemble un peu à l’art de la politique municipale où le maire devrait toujours se dire : "si je dis ça, si je fais ça, de telle manière, dans quel sens mes électeurs vont-ils réagir ?". (dans les communes où le maire se pose des questions !!).

Avant de commencer, nous vous rappelons que la taille de formation doit être faite au printemps et la taille d’entretien à l’automne. Il doit s’écouler au moins trois mois entre deux coupes. 
Mais attention,
n’opérez jamais en période de gel ou de canicule.

Sachez qu’il est essentiel de travailler avec des outils propres et bien aiguisés . Il est même conseillé de désinfecter les outils lorsqu’on passe d’une plante à l’autre.
Selon les formes que vous souhaitez réaliser, vous utiliserez : un sécateur, des ciseaux, des cisailles et même un taille-haie.
Pour vous aider, faites appel aux cordeaux, guides et autres niveaux.

Parmi les formes les plus courantes et les plus faciles à réaliser pour débuter, on trouve les boules, les cônes ou pyramides, les cubes. L’idéal est bien sûr de commencer sur un arbuste de petite taille. Le conseil principal que l’on puisse donner est de travailler progressivement, de faire le tour de la plante et de prendre du recul régulièrement pour pendre conscience de l’évolution de la taille (d’ailleurs, il est conseillé de savoir, en toutes choses, prendre du recul). Travaillez toujours de haut en bas et du centre de la plante vers l’extérieur.

Pour réaliser des formes plus complexes, comme les animaux, sachez qu’il existe une technique relativement simple. En effet, vous trouverez, dans les magasins spécialisés, des armatures métalliques de toutes formes. Il suffit de planter un jeune arbuste dans l’armature et d’attendre qu’il pousse. Lorsque les branches dépassent de l’armature, taillez-les. 
Les services techniques de Tourtour (l’élu responsable, Olivier, est pépiniériste) vont peut-être étudier la question pour fabriquer un socle ferraillé en forme de papillon (en référence à celui de Buffet) et installer ensuite cette sculpture tobiaire au rond-point de Sainte-Anne.

Aujourd’hui, les Jardins de Marqueyssac et les jardins du Manoir d’Eyrignac, dans le Périgord, sont de beaux exemples de ce que l’on peut faire en matière d’art topiaire : vous pouvez voir les images en cliquant sur les liens ci-dessous :

Les jardins de Marqueyssac 
Jardins suspendus de Marqueyssac (Dordogne
Site Officiel des Jardins du Manoir d’Eyrignac 
Les Jardins du Manoir d’Eyrignac à Salignac-Eyvigues (Dordogne)

 

 

 

 

Vos commentaires

  • Le 6 février 2010 à 17:29, par Jean.Lainé En réponse à : Château d’Entrecastaux.

    Il existe pas loin de chez nous un village qui dispose d’un beau jardin à la Française. À Entrecastaux, il ya en effet en contre-bas du Château un jardin bien entretenu. C’est le Chatelain lui-même qui taille les buis. C’est moins loin que le Château de Versailles !

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Mis à jour le vendredi 21 septembre 2018