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Le journal "la Marseillaise", à propos de l’école Nelly Ovadia à Tourtour, parle de "la leçon d’opportunisme de Pierre Jugy."..!!

 Le journal "la Marseillaise",

à propos de l’école Nelly Ovadia à Tourtour,

parle de "la leçon d’opportunisme de Pierre Jugy."..!!

Pour que les choses soient bien claires, si la journaliste Agnès Masseï cite mon nom et commente mes écrits, c’est qu’elle m’a contacté après avoir lu un de mes articles sur internet : en aucun cas je ne l’ai contactée (même s’il n’aurait pas été inconvenant de le faire...).Dont act...
Cependant, il ne paraît pas inutile de souligner un article de la presse régionale qui ne passe pas obligatoirement de pommade (du style miss Bono) ou qui ne trouve rien à redire même quand le flagrant délit est avéré !!...Il est vrai que la Marseillaise n’a peut-être pas les mêmes valeurs éthiques ni les mêmes contraintes éditoriales ...

La journaliste du journal "la Marseillaise" s’est intéressée au cas de l’école de Tourtour et elle n’a pas mis longtemps à comprendre que le maire de Tourtour avait joué un drôle de jeu en navigant sur la vague compassionnelle et qu’il avait délibérément récupéré la cérémonie pour sa propre chapelle ....

Voici donc l’article : (et le lien internet)

http://www.lamarseillaise.fr/var/societe/63668-le-village-de-tourtour-a-l-ecole-de-la-memoire

Une école Nelly Ovadia, déportée et morte à Auschwitz à l’âge de quinze mois, a été inaugurée. Le maire de Tourtour dans le Var ayant été soutenu par le FN aux législatives, certains s’offusquent d’une tentative de récupération.

Tourtour, village de quelque 600 habitants, est peu coutumier d’événements retentissants. Lundi soir pourtant, cette petite commune varoise a accueilli une cérémonie assez inhabituelle. A plus d’un titre au demeurant.

L’école, qui n’avait jusqu’alors pas de nom, a été baptisée de celui de Nelly Ovadia, arrêtée ici même en 1944, déportée et morte à Auschwitz à l’âge de quinze mois. Une inauguration qui, selon Daniel Wancier, président du comité Nice Côte d’Azur Yad Vashem*, a constitué « un moment très important » dans la mesure où peu d’établissements en France - deux à sa connaissance - portent le patronyme d’enfants déportés. « Pour un bébé, c’est une première », ajoute-t-il.

L’occasion de raconter, notamment aux nombreux enfants qui composaient l’assistance, l’histoire de Nelly Ovadia. C’est sa tante, Annette Barbut, qui fit le récit de ce jour où, après avoir recueilli sa nièce à la suite de l’arrestation de sa soeur et de son beau-frère par la Gestapo, elle et la petite connurent le même sort. Un temps réfugiée dans les bois, la jeune femme d’une vingtaine d’années à l’époque avait finalement regagné le village. « On est venu la trouver pour lui dire que si elle ne se rendait pas, les Allemands fusilleraient dix villageois », relate Daniel Wancier. « J’ai frappé à toutes les portes pour qu’on me prenne le bébé, tout le monde avait peur », confie-t-elle encore.

« Les hommes politiques passent, le nom de Nelly Ovadia restera »

Après cette inauguration, « une explication » de ce sombre épisode « sera installée dans le hall de l’école », indique Daniel Wancier qui se félicite que celle-ci soit « en même temps lieu de mémoire » et offre l’opportunité « d’une leçon d’histoire ». « Quand on explique aux enfants que ça s’est passé là, à cinq cents mètres, dans des endroits qu’ils connaissent, ça les marque d’autant plus », commente-t-il.

Lui-même rescapé des camps - comme Annette Barbut, il est parvenu à s’échapper -, il estime : « Il y a des gens qui affirment qu’on parle trop de la Shoah. Moi je pense qu’on n’en parle pas assez. ça concerne toute l’humanité car l’inimaginable est arrivé. Il faut le dire et le redire. »

Gilbert Giraud, habitant de Tourtour et créateur d’un site très fourni sur la vie communale, est de ceux qui ne pensent pas le contraire. Ce retraité de l’enseignement public fustige en revanche la tentative de « récupération » à laquelle s’est livré le maire quant à cette cérémonie. Le premier magistrat, élu en 2008 « sans étiquette », n’est en tout cas pas à un paradoxe près, puisque aux dernières législatives il a accepté le soutien officiel du FN, parti qui compte dans ses rangs des militants et des responsables qui n’hésitent pas à « nier l’existence » des chambres à gaz, relève Gilbert Giraud. S’il juge « très bien » le fait de « commémorer » le souvenir de Nelly Ovadia, il se déclare néanmoins « choqué par l’attitude du maire » et est l’auteur de plusieurs textes en ce sens sur son site**.

Daniel Wancier ne cherche pas à éluder l’épineuse question. Rappelant que la décision avait été prise des années avant le scrutin législatif, il révèle que le comité Yad Vashem avait, durant un temps, pris la décision de mettre un terme au projet. Pierre Jugy n’ayant pas été élu, et après plusieurs mois de réflexion, le comité a néanmoins considéré que « les hommes politiques passent, mais le nom de Nelly Ovadia, lui, resterait. »

A n’en pas douter. Car si l’histoire retiendra quelque chose de Pierre Jugy, c’est une sacrée leçon d’opportunisme.
(article signé Agnès Masseï)

* Le comité s’est fixé entre autres missions « la commémoration de la Shoah, son enseignement et la transmission de sa mémoire
** le site de G.Giraud http://tourtour.village.free.fr

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Commentaires du site "Tourtour, notre village"...

**..."c’est une sacrée leçon d’opportunisme."
La formule est bien trouvée ...et elle a un vrai parfum de sincérité, de vérité....
Et il n’est pas utile d’en rajouter ....Pierre Jugy s’est ainsi pris une belle calotte (!!)...

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Mis à jour le jeudi 23 novembre 2017