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Accueil > Environnement > La végétation , la flore :arbres, fleurs, champignons > Les arbres à Tourtour . > Le micocoulier .

Le micocoulier .

 Le micocoulier.  

C’est vrai qu’à Tourtour vous ne le trouverez pas directement sur la Place des Ormeaux (où vous ne trouverez d’ailleurs pas non plus les ormeaux) mais dans les bois et sur le bord des routes, vous rencontrerez cet arbre majestueux . 

 

 Celtis australis
Celtis australis
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Hamamelidae
Ordre Urticales
Famille Ulmaceae
Genre Celtis
Nom binominal
Celtis australis

 

Le micocoulier de Provence ou Micocoulier du Midi (Celtis australis L.) est un arbre familier des régions tropicales ou tempérées. 
Il appartient à la famille des 

Cannabaceae .

Atteignant 25 m, le micocoulier est un arbre d’ornement caduc apprécié dans le paysage méditerranéen.

Élancé et régulier, le tronc qui atteint facilement 1 m de diamètre, montre à la base d’importants contreforts.

Ses feuilles sont rêches et ressemblent à celle de l’ortie, le nom anglais le plus courant de l’arbre est d’ailleurs nettle tree ("arbre à ortie").

Les fruits sont charnus (drupes) et comestibles. On les nomme micocoules et on en aromatise un alcool.

 

Tandis que son bois convient parfaitement à la confection de manches d’outils (fourches)  ses branches remarquablement souples fournissent un matériau particulièrement adapté à la fabrication de manches de fouets, sticks, cannes et cravaches. Pour cet emploi, l’arbre est arrosé pour en accélérer la croissance. Les branches sont fendues pour n’en conserver que le pourtour dont les lamelles sont encore assouplies à la vapeur avant d’être tressées.

micocoulier

Le feuillage pouvait servir de fourrage autrefois et la racine fournissait une teinture jaune.

 

Il subsiste à Sorède, dans les environs de Perpignan, un atelier qui est peut-être le dernier au monde à travailler le micocoulier comme on le faisait dès le XIIIe siècle dans la région. Tandis qu’à Sauve, dans le Gard, le micocoulier est encore cultivé pour la fabrication traditionnelle des fourches.

Étymologie : mot provençal.
En grec moderne il s’appelle mikrokukki, mikrokoukouli, melikoukkia. Ce nom a été emprunté par l’occitan au grec médiéval et il a subi quelques transformations phonétiques. Micacoulié est attesté dans le département de l’Hérault, milicouquié dans le Gard.
Origine : Europe du Sud (espèce méditerranéenne).
Espèces américaines (Micocoulier de Virginie, Micocoulier du Mississipi). En tout 70 espèces.
Habitat : essence de pleine lumière, qui apprécie les sols profonds. Le Micocoulier supporte les sols secs, pauvres et poreux, et s’adapte à la chaleur estivale du milieu urbain. On le rencontre plutôt dans le Sud de la France, car il craint les trop fortes gelées.
Rusticité : le Micocoulier de Provence, Celtis australis supporte le froid jusqu’à -10°.
Durée de vie : 500 ans.
Taille maximale : 20 m.


Système racinaire :
Le micocoulier a des racines profondes.
Écorce cannelée, ressemblant à celle du hêtre, grise avec quelques pustules et protubérances.


Feuillage
caduc. Feuilles simples, alternes, elliptiques, légèrement asymétriques à la base (ce qui aide à les reconnaître), dentées et rugueuses sur le dessus. Elle s’apparentent à celles de l’orme, mais elles sont plus allongées et moins larges.


Fleurs petites, dépourvues de pétales, en mai. Petit fruit brun ressemblant à une olive (1 cm) à maturité en septembre. C’est une drupe qui persiste sur l’arbre après la chute des feuilles.
Utilisations : son bois souple et néanmoins résistant sert à confectionner des cannes, des manches d’outils, des cravaches et des avirons. Ses graines contiennent une huile comestible. Son écorce est utilisée pour produire une teinture jaune. Le Micocoulier est un bel arbre d’ornement urbain, fréquent en Provence.
Il est de plus en plus planté en ville  en remplacement des marronniers vieillissant et des ormes malades.



 

Le micocoulier se prête bien (à des amis..), mais aussi à la réalisation de bonsaïs très esthétiques .

 

 

Vos commentaires

  • Le 19 mai 2010 à 11:09, par Jasmine Lara En réponse à : Jasmine : le retour. Arbre de feuille et d’ombre...

    Que voilà un bel, édifiant et magnifiquement illustré article sur ce bel arbre que j’affectionne.

    A ce sujet -quoi qu’un peu hors sujet- je veux en outre exprimer l’opinion qu’il est bien dommage qu’à l’époque de la mort annoncée de nos beaux Ormes pluri-centenaires on n’ait pas mis à leur place, à défaut de micocoulier -que j’aurais préféré à tout autre- des ormes ou des platanes, bref, de vrais arbres d’ornement. Je trouve en effet que c’est faire affront à l’Olivier que d’user de lui ainsi. Le destin de l’Olivier n’est pas de satisfaire le mauvaix goût du touriste qui s’imagine faussement que parce ce qu’on produit de l’huile d’olive on a forcément un olivier à sa porte et sur nos places. L’olivier n’est pas fait pour celà. Son ombre n’est guère accueillante car il a des soucis autrement nobles dans sa vie d’arbre domestique comme celui de produire son merveilleux fruit, d’éviter la mouche, de faire bois bien dense pour épaissir son tronc torturé et de s’accrocher de toute la force de ses racines au rude sol qui le porte.

    Sans compter que là ou se trouvent ceux de la place de Tourtour des arbres de feuilles et d’ombre nous auraient peut être épargné l’abus de parasols...

  • Le 19 mai 2010 à 22:03, par Gilbert Giraud En réponse à : quel retour ...

    Certains lecteurs assidus de notre site m’avaient oralement fait part de leur étonnement suite au silence pesant de Jasmine dans les colonnes du forum : les voilà donc rassurés !! Le style est toujours appliqué, les idées tout autant pertinentes et vos remarques mériteraient une attention particulière de la part des décideurs tourtourains... Rêvons un peu !

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Mis à jour le mardi 12 décembre 2017