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Le pont romain (et voie romaine).

Le pont romain .

Tourtour - ComeToFrance.com

Ceux qui aiment marcher se feront un plaisir de suivre la voie romaine (ils peuvent même arriver à Flayosc puis Draguignan) : c’est vraiment une belle promenade.

 Enjambant la Florieye de son arche unique, ce pont médiéval est une trace de la via Julia Aurelia sur la route de Saint-Pierre de Tourtour.

La Florieye est une rivière du Var, prenant sa source au sud de Tourtour au lieu-dit Fonfiguière et se jetant dans l’Argens entre Taradeau et Vidauban.

Elle possède un magnifique pont médiéval dit "pont romain", situé juste en dessous des ruines de l’abbaye de Florièye sur la commune de Tourtour, en direction de Flayosc lorsque l’on suit l’ancienne Voie Romaine et un autre sur la commune de Lorgues en direction de Draguignan, sur l’ancienne route médiévale qui reliait Brignoles à Grasse.

Via Aurelia.

La légende attribue même à Héraclès " patron des géomètres " la paternité de la première grande route depuis le delta du Guadalquivir jusqu’à Reggio de Calabre.

Au delà de cette création mythique, l’archéologie et quelques récits antiques prouvent l’existence d’une voie héracléenne qui sera reprise par les voies romaines (Via Augusta, Via Domitia , Via Aurelia…).

La superposition des tracés est une constante qui se retrouve à peu près partout dans le bassin méditerranéen.

Le réseau des voies romaines se met en place à partir de la République puisque la voie la plus ancienne est la Via Appia (312 av. J.C).

 

De cette époque date l’essentiel du réseau de la péninsule italienne : via Aurelia (241 av. J.C), via Postumia (148 av. J.C), via Emilia Scauri (109 av. J.C).

Quelques voies relient le réseau italien aux provinces : via Domitia (118 av. J.C) en Gaule Narbonnaise ou via Egnatia (146 av. J.C) dans les Balkans.

Par définition, isolée du réseau continental, une voie romaine est mise en place sur la côte orientale de la Corse, à la fin de la République (vers 50 av. J.C).

Ce sera également à la fin de la République ou bien au début de l’Empire qu’on construira les premières voies Romaines au Portugal.

Auguste fera construire la via Claudia Julia Augusta en Italie (13 av. J.C) et la via Augusta (8 av. J.C), Tibère forgera le réseau africain, Trajan réalisera le réseau balkanique, Hadrien œuvrera à un réseau britannique et reconstruira au Portugal plusieurs voies construites 100 ans auparavant pour Auguste et ses descendants.

  

Le réseau des voies romaines se met en place à partir de la République puisque la voie la plus ancienne est la Via Appia (312 av. J.C).

De cette époque date l’essentiel du réseau de la péninsule italienne : via Aurelia (241 av. J.C), via Postumia (148 av. J.C), via Emilia Scauri (109 av. J.C).

Quelques voies relient le réseau italien aux provinces : via Domitia (118 av. J.C) en Gaule Narbonnaise ou via Egnatia (146 av. J.C) dans les Balkans.

Par définition, isolée du réseau continental, une voie romaine est mise en place sur la côte orientale de la Corse, à la fin de la République (vers 50 av. J.C).

L’incroyable réseau de 100.000 km de voies (comparé par certains historiens à une pieuvre) s’étend sur tout le bassin méditerranéen et sur une grande partie de l’Europe et sera mis en œuvre durant l’Empire.

Auguste fera construire la via Claudia Julia Augusta en Italie (13 av. J.C) et la via Augusta (8 av. J.C), Tibère forgera le réseau africain, Trajan réalisera le réseau balkanique, Hadrien œuvrera à un réseau britannique.

Les noms des voies sont dus à leur constructeur.

Sous la République ce sont des consuls ou des censeurs qui ordonnent les travaux, ainsi : Appius Claudius Caecus (via Appia), Caius Aurelius Cotta (via Aurelia), Caius Flaminius Nepos (via Flaminia), Spurius Postumius Albinus (via Postumia), Marius Emilius Scaurus (via Emilia Scauri), Cneius Domitius Ahenobarbus (via Domitia), Gnaeus Egnatius (via Egnatia).

Plus tard ce sont les noms des empereurs ayant décidé la construction qui seront donnés aux voies : Auguste (via Julia Augusta et via Augusta), Septime Sévère (via Severiana).

Les voies romaines suivaient les tracés les plus rectilignes possible mais faisaient parfois un détour pour des nécessités de sécurité ou des raisons techniques (ravin, cours d’eau, marais à franchir). De nombreux ouvrages d’art ont dû cependant être édifiés. Les exemples de ponts ne manquent : pont de Carmona (via Augusta), pont Julien (via Domitia), pont delle Alte (via Julia Augusta), pont de Narni (via Flaminia) ou encore les ponts de Chaves et Vila Formosa au Portugal. Ce sont parfois des ouvrages d’art plus complexes qui sont bâtis comme le pont aqueduc de Pontel (via delle Galle). Des portes monumentales marquent parfois l’entrée dans des villes traversées par une voie : porte de Carmona (via Augusta), porte d’Auguste à Nîmes (via Domitia). Des sites fortifiés jalonnent les voies aux points stratégiques comme à Ambrussum (via Domitia) ou aux Cluses, au point de jonction de la via Augusta avec la via Domitia. Parfois, même, un monument commémore un événement comme à Panissars (trophée de Pompée sur la via Domitia). Nombre de nécropoles ou de monuments funéraires se trouvent le long des voies, à l’extérieur des murs des cités (via Augusta, via Flaminia, via Severiana, via Appia…).

Ceux qui empruntaient ces voies de communication étaient renseignés sur les distances les séparant de leur prochaine étape ou de leur lieu de séjour par des bornes milliaires (les Romains comptaient en milles et non en kilomètres).

Des bornes milliaires sont encore visibles de nos jours sur les tracés de la majorité des voies et notamment sur la via Augusta, la via Julia Augusta, la via Postumia, la via Egnatia. Au Portugal, la voie romaine de "Geira" dans le parc national de Peneda do Gerês, présente une des plus grandes densités des bornes milliaires par kilomètre du monde romain.

La lenteur des déplacements sur des parcours de plusieurs centaines de kilomètres nécessitait l’utilisation d’auberges ou de relais : des éléments archéologiques permettent aujourd’hui d’avoir une idée de ce qu’étaient ces lieux d’accueil (via Flaminia, via Egnatia).

La connaissance de l’histoire et de l’organisation des voies romaines est encore très imparfaite. Les recherches archéologiques qui sont menées un peu partout en Europe permettront sans doute des avancées importantes. Peut-être aurons nous aussi la chance d’accéder à de nouveaux documents descriptifs venant compléter la documentation existante, désormais classique : table de Peutinger, gobelets de Vicarello, itinéraire d’Antonin.

http://archeolyon.araire.org/Bornemil/voiesrom.html
http://www.culture.gouv.fr/fr/arcnat/aerien/fr/decou5-pg1.htm

 

 

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Mis à jour le samedi 23 juin 2018