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Le retour de la fameuse Course de côte d’Ampus, 17 ans après...

 Le retour de la fameuse Course de côte 

 d’Ampus, 17 ans après... 

Les tourtourains se souviennent bien sûr de cet événement mythique du Haut-Var, la Course de côte d’Ampus...Chaque année, des milliers de visiteurs venaient de tout le département pour cettte course automobile dont la renommée était devenue internationale....Hélas, cette course a été supprimée en 2001 : après dix-sept ans d’attente, les passionnés vont retrouver les beaux moments de la course grâce aux efforts de l’AFA club auto figanièrois (de Figanières, bien sûr)...

Les virages d’Ampus vont à nouveau faire crisser les pneus...

Le journal Var-Matin nous offre de beaux souvenirs ...(extraits)

La course de côte d’Ampus a drainé en Dracénie des pilotes inconnus aux côtés de spécialistes. Elle fut l’une des étapes les plus prisées du championnat d’Europe. Retour sur cette glorieuse époque à la veille de la parade historique

Elle était attendue. Tous les ans à pareille époque. Pas seulement des spécialistes mais aussi des pilotes inconnus qui avaient là l’opportunité de chasser le chrono, d’enchaîner les courses à vive allure quitte à se faire de grosses frayeurs.
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La course de côte de Draguignan-Ampus fut l’une des étapes les plus prisées du championnat d’Europe de la montagne accueillant jusqu’à 200 concurrents et 20 000 spectateurs ! C’était un gros événement. Une course de top niveau.

Une vieille histoire

Née en 1923, la course a vu le jour à l’initiative du moto club de Draguignan. Elle était ouverte aux deux-roues uniquement. Après plusieurs interruptions, elle a été reprise par l’Association sportive de l’automobile club du Var qui en avril 1965, sous l’impulsion d’un avocat de Draguignan, Me Hubert Boquis, relance l’épreuve.

La première édition automobile accueille ainsi 90 véhicules. "Il y avait une voiture ouvreuse avec Christine Caron, la nageuse médaillée d’argent aux JO de 1964", se souvient Gérard Petitjean, ancien journaliste sportif.

La première victoire est revenue à un dénommé Jean Clément, sur une Porsche 904 - un sport prototype à deux places. En 1966, la course a un énorme succès auprès des usines et des concurrents.

D’abord pour son organisation très rigoureuse, le fait qu’elle était en début de saison des championnats où tous les compétiteurs avaient besoin de tester leurs véhicules et aussi parce que sur les 7 km (elle fut réduite à 6,8 km par la suite) on retrouvait tous les types de virages et tous les profils qu’il y a sur les championnats.

Immédiatement l’écurie italienne Carlo Abarth désireuse de tester ses prototypes les inscrits à Ampus. L’épreuve prend une dimension internationale.

Personne n’avait vu, dans la région, de telles voitures ! C’était aussi une époque sans restrictions. Pas de ceinture obligatoire, pas de limitation de vitesse, pas d’alcootest… La liberté totale…

"Les gens venaient de partout pour voir ces véhicules", se souvient Gérard Petitjean. "Il y avait énormément de monde, de concurrents, ça a fait une émulation.Toute la jeunesse d’après guerre qui adorait le sport automobile était là."

La légende du virage à tonneaux

"On avait un peu inventé les runs sauvages. Le grand sport national consistait à se retrouver au café du commerce chez Henry Oullier et après l’apéro vers 21 heures les pilotes partaient au fameux virage à tonneaux. Il y avait du spectacle jusqu’à minuit !", se souvient Gérard Petitjean.

Un véritable phénomène de société qui faisait la joie des spectateurs et le grand plaisir des carrossiers. Il ne s’agissait bien entendu pas des compétiteurs qui se retrouvaient au départ de la course…

Une grosse ambiance qui attirait beaucoup de monde. En 1968, en plus des voitures, les motos et karts font leur entrée en piste.

"Le Dracénois, André Kaci, champion de France en circuit moto, remporte la course avec une Triumph Bonneville".

Un an après la Scuderia Ferrari vient défier l’officine Abarth dans la perspective du championnat d’Europe.

Un duel au sommet remporté par le Suisse Peter Schetty, transfuge d’Abarth, qui donne la victoire à la Ferrari 212 E en inscrivant le record du moment 3’56’’7 !

Pied au plancher les bolides dévoreurs de bitume dépassaient les 200km/h dans les sous-bois.

"Ferrari avait ses quartiers dans le garage Allione. Avant chaque essai, les ingénieurs dégonflaient les pneus de la Ferrari et les regonflaient avec une bonbonne spéciale, qui était de l’hélium. Les frères Allione n’avaient jamais vu cela…", assure Petitjean.

En 1972, l’épreuve est retenue pour le championnat d’Europe de la Montagne. La consécration pour l’association Sportive automobile Draguignan Verdon qui a repris en 1968 l’épreuve.

Les monoplaces Formule 2 sont désormais admises et le parcours étendu puisqu’il fallait au minimum une distance de 9 km.

Deux montées, avec addition des temps. Les grandes années : 200 concurrents, l’entrée payante jusqu’en 1986, où Marcel Tarres qui courait sur une F2 Martini MK43 remporte la dernière course. Moins de passion des spectateurs, moins d’argent dans les écuries qui se relancent sur les rallyes et l’augmentation des frais d’organisation (voir par ailleurs) marquent la fin de l’événement.

Repères

1923 L’histoire de la course de côte d’Ampus débute. L’épreuve est ouverte uniquement aux motos.

1935 Après quelques années d’interruption, la course renaît avec voitures et motos au départ.

1965 Interrompue à nouveau pendant la guerre, elle est reprise en 1965 par l’Association sportive de l’Automobile club du Var, puis à partir de 1968 par l’Association sportive automobile Draguignan Verdon jusqu’en 1986. Sur le plan national elle fut de nouveau organisée en 1992 et 1993.

Recordman de participation Robert Augias était au départ de 23 des 24 éditions.

Mai 2001
Un dernier tour en épreuve spéciale. Depuis 1986, plus aucun pilote n’avait chassé le chrono. Alors lors de cette der des ders, il y avait, de l’aveu des spécialistes, le plus beau plateau avec des Ford GT 40. C’était la dernière fois que la côte d’Ampus fut fermée. Enfin jusqu’à demain.

Un site internet en préparation

A l’initiative de Jean-Daniel Santoni, Bernard Geffroy et Patrick Dereins un site internet mémorial sur le sport automobile à Draguignan est en préparation et devrait voir le jour en juin prochain (sportauto-draguignan.fr).

 Jean-Daniel Santoni prépare un site internet mémorial sur le sport automobile à Draguignan. Photo Dylan Meiffret

Il évoquera la course de côte d’Ampus mais aussi le Circuit international de vitesse, le Critérium 83 et le Rallye Draguignan-Verdon.

Un musée roulant en parade dimanche

Organisée par l’AFA club auto figanièrois (1), présidé par Pierre André, la course historique devrait attirer de nombreux spectacteurs dimanche.

Les véhicules seront rassemblés à partir de 7 heures à l’entrée du village pour tous les contrôles nécessaires, puis descendront en convoi jusqu’à La Clappe où à 9 heures le départ sera donné toutes les 45 secondes ou minute pour atteindre le col de la Grange.

Quatre montées (deux le matin et deux l’après-midi) pour une seule journée de démonstration sans chrono ni classement sont prévues.

Cent-dix engagés, venus de la région PACA, d’Italie et de Suisse, vont ainsi connaître les sensations de cette course de 6,8 km !

Renseignement AFA (1) 06.87.47.25.61. ou mairie d’Ampus 04.94.70.97.11.

Vous pouvez également voir d’autres éléments sur le site internet de l’AFA club auto figanièrois en allant sur le lien suivant :
http://www.afaclubauto.com

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Mis à jour le dimanche 23 septembre 2018