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Accueil > Environnement > La végétation , la flore :arbres, fleurs, champignons > Le romarin .

Le romarin .

 Le romarin .   

 Les tourtourains sont très amateurs de "fines herbes de Provence" : quand on parle de toutes ces plantes de guarrigues et de messugues, le thym et le romarin arrivent immédiatement à l’esprit.
Dès que l’on promène autour du village, on peut trouver des milliers de plants de romarin et il peut sembler utile de connâitre un peu mieux ce fleuron de nos "herbes".

 

Le romarin, Rosmarinus officinalis, est un arbrisseau de la famille des Lamiacées (ou labiées), poussant à l’état sauvage sur le pourtour méditerranéen, en particulier sur sol calcaire (garrigue). On peut aussi le cultiver dans les jardins. Il possède de nombreuses vertus phytothérapeutiques, mais c’est aussi une herbe condimentaire et une plante mellifère (le miel de romarin est très réputé), ainsi qu’un produit fréquemment utilisé en parfumerie. Son nom signifie mot à mot en latin rosée de mer.

  

Noms communs : Encensier, herbe aux couronnes, rose des marins, rose de la mer, rose-marine.
Nom botanique :
Rosmarinus officinalis, famille des labiées ou lamiacées.
Noms anglais :
Rosemary.

Parties utilisées : Parties aériennes, idéalement à la floraison.
Habitat et origine :
Plante vivace arbustive originaire des maquis, garrigues et rocailles du bassin méditerranéen, aujourd’hui répandue un peu partout sous les climats tempérés qui connaissent des hivers doux. La plante aime le plein soleil et tolère modérément la sécheresse. Sous les climats plus nordiques, on la traite comme une annuelle que l’on cultive par semis ou par bouturage, car elle ne résiste pas aux hivers rigoureux.

 

Description et culture :

Le romarin peut atteindre jusqu’à 1,50 m de hauteur. Il est facilement reconnaissable en toute saison à ses feuilles persistantes sans pétiole, coriaces, beaucoup plus longues que larges, aux bords légèrement enroulés, vert sombre luisant sur le dessus, blanchâtres en dessous. Leur odeur, très camphrée, évoque aussi l’encens.

La floraison commence dès le mois de février (parfois en janvier) et se poursuit jusqu’en avril-mai. La couleur des fleurs, qui se présentent en grappes assez semblables à des épis, varie du bleu pâle au violet (on trouve plus rarement la variété à fleurs blanches R. officinalis albiflorus). Leur calice est velu, à dents bordées de blanc. Elles portent deux étamines ayant une petite dent vers leur base. La lèvre inférieure de la corolle est profondément divisée, faisant penser au labelle de certaines orchidées. Comme pour la plupart des lamiacées, le fruit est un tétrakène (de couleur brune).

Le romarin se cultive en des lieux secs et chauds. La plante est coriace et elle pousse vite : si on la laisse faire sans la tailler, elle part dans tous les sens et les bois grossissent. Elle n’a plus de forme, elle s’épuise. Ne pas hésiter à tailler pour que la plant soit plus compact et solide. Certains peuvent utiliser le romarin pour des petites bordures, un peu comme le buis : dans ce cas-là, tailler vraiment au pied.

Il se multiplie facilement au printemps ou à l’automne par bouturage, marcottage ou semis. 

 

    

En cuisine :

Très facile à faire sécher, le romarin est un aromate apprécié, aux utilisations diverses. On l’emploie dans les ragoûts et les civets, les soupes, les marinades, sur les grillades. On s’en sert aussi pour parfumer des flans ou des confitures. Parmi les recettes assez récentes, on peut signaler celle de filets de poisson (dorade ou truite) à la crème de romarin : la crème de romarin est préparée en faisant infuser le romarin dans du fumet de poisson ; après avoir été passée au chinois, l’infusion est mêlée à de la crème fraîche qu’on fait réduire, avant d’en napper les filets. Un autre type de crème au romarin est utilisé en dessert, notamment pour napper un pudding aux poires ou accompagner une assiette de fruits rouges ; la crème est composée de lait, de jaunes d’œuf, de sucre et de vanille, et bien sûr de romarin. Dans tous les cas, il faut penser que le romarin est un peu salé par lui-même, et surtout qu’on doit l’employer avec parcimonie : son arôme doit rester très discret, et ne pas envahir le plat auquel il est associé.

Astuce  : Romarin et barbecue. Les branches de romarin parfument les aliments cuits sur le barbecue. Déposez-en quelques-unes sur les charbons ou utilisez-les comme brochettes pour les légumes. Coupez l’extrémité inférieure des tiges pour faciliter l’embrochage. Si certains légumes sont difficiles à transpercer, pratiquez une ouverture avec un gros cure-dent ou une brochette en bois avant de les enfiler sur la tige de romarin.

Combine : Une quizaine d’années en arrière à Tourtour, le jardin public (et terrain de boules) était décoré avec des massifs de romarins. Pour départager un point, les pétanqueurs utilisaient les branches pour "faire la mesure" (ce qui avait en plus l’avantage de tailler les plants..).

Truc  : Un pinceau confectionné avec quelques branches de cette herbe peut servir à badigeonner les aliments en cours de cuisson, tout en les aromatisant.

Phytothérapie  :

Le romarin est réputé pour activer et faciliter les fonctions digestives, en particulier le travail de la vésicule biliaire (il est cholagogue, facilitant l’évacuation de la bile). Il est également antispasmodique, et son action stimulante sur le système nerveux permet de le recommander pour traiter les divers cas d’asthénie. On l’utilisait autrefois en compresses pour soigner les rhumatismes, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.

Les propriétés du romarin sont contenues dans les feuilles et les extrémités florales. Une des façons les plus simples de l’utiliser est de le prendre en infusion (ou en décoction), où ses propriétés digestives font merveille. On peut aussi, pour des traitements de longue durée, prendre des gélules vendues en pharmacie. Autre présentation : l’huile essentielle, utilisée soit en massages, soit dans le bain, soit par voie orale.

Parfumerie :

L’utilisation du romarin en parfumerie est très ancienne. On connaît en particulier l’eau de la Reine de Hongrie, alcoolat fréquemment utilisé au XVIIe siècle et qui pourrait dater du XIVe siècle, dont le romarin était un des principaux composants. Le nom vient de la reine Élisabeth de Hongrie, qui l’aurait utilisé en 1378 à l’âge de 78 ans ; l’eau lui aurait rendu sa fraîcheur à tel point que le roi de Pologne l’aurait demandée en mariage.

L’essence est obtenue par la distillation des branches, de préférence en n’utilisant que les sommités fleuries. Elle contient notamment du bornéol, du cinéol (ou eucalyptol), du camphène et du pinène. Le romarin entre dans la composition de parfums surtout masculins, hespéridés aromatiques (eaux de Cologne), boisés et fougères aromatiques. 

Légende :
Selon une légende, le romarin était à l’origine une plante à fleurs blanches. Avant de donner naissance à l’enfant Jésus, Marie, aurait déposé sa cape de couleur bleue sur un romarin planté devant l’étable. La cape aurait déteint sur l’arbrisseau et c’est ainsi que, depuis, tous les romarins fleurissent bleus.

Certains voient dans cette légende une autre origine possible au nom Romarin à savoir « Rose de Marie » (l’appellation anglaise étant d’ailleurs Rosemary)...

 

 

 

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Mis à jour le dimanche 23 septembre 2018