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Le sanglier .

 Les sangliers .

 A Tourtour, on les appelle les "cochons" ou les "pouars" et ils occupent une place importante dans les discussions de dizaines d’habitants.
La battue aux sangliers est une institution, un cérémonial : des règles précises, une vision écologique, une démarche philosophique, un retour à la terre.... Et pour la récompense, une bonne daube...

Attention !!
L’article présenté sur le sanglier est glané (comme d’autres) à partir de sujets déjà sur la toile. C’est une initiation pour les curieux. Bien sûr, les chasseurs émérites qui en sont à leur 257ème tir victorieux risquent de tiquer sur certaines phrases. Les Doudou, Angelin, Robert, Louis, Yves, Michel, Eric et d’autres seront gentils d’être un peu indulgents...
Il n’est pas question de parler que des cochons nourris et abreuvés tout l’été dans les forêts tourtouraines ( et à qui on donne rendez-vous pour cet hiver)mais de présenter cet animal en général, dans le Var mais aussi ailleurs, comme l’article sur les ânes, le thym, les écrevisses....
Bien entendu (et c’est valable pour n’importe quel sujet ou article du site ) celui ou celle qui veut faire paraître un complément, une précision, un aspect local, une rectification, une photo ou plusieurs est invité à se manifester par le forum : c’est avec les tourtourains intéressés que le site vivra encore mieux.

Le sanglier (Sus scrofa) est un mammifère omnivore proche du porc, dont il est l’ancêtre, appartenant à la famille des Suidés. Celle-ci appartient au taxon des Artiodactyles suiformes.

Sa femelle se nomme la laie, les petits sont des marcassins, les jeunes des « bêtes rousses », les mâles âgés des « solitaires ».

Le sanglier est le gibier le plus intelligent que l’on puisse trouver en Europe, et sa chasse se justifie, outre les sensations qu’elle procure, en grande partie par la régulation de sa population nécessaire à l’épanouissement de l’espèce d’une part, et d’autre part la nécessité de maintenir les dégâts qu’il occasionne aux cultures dans les limites du raisonnable.

  
Description, morphologie : 

Le sanglier possède un corps trapu et une tête volumineuse.

Cette tête est prolongée d’un groin très allongé que l’on appelle boutoir, et de deux grandes oreilles mobiles. Il est armé de canines hyper-développées : celles du haut s’appellent les grès, celles du bas les défenses. Ces défenses poussent tout au long de la vie du sanglier, c’est ainsi que l’on trouve les plus beaux trophées sur les mâles les plus âgés. Lorsqu’il ouvre et ferme sa gueule, les défenses viennent s’aiguiser sur les grès ; elles sont de cette manière acérées en permanence.

Il possède une queue moyennement longue (25 à 30 cm) qui se termine par un long pinceau de soies. Généralement, elle est portée pendante quand l’animal est calme ; à l’inverse, si il est inquiet ou en colère, elle est bien dressée.

La couleur du pelage peut être rousse, noire ou dans des nuances de gris, ces différences de couleur sont dues à l’âge, et aussi aux différentes souches auxquelles le sanglier peut appartenir.

Son poids peut atteindre assez fréquemment 150 à 160 kg, en ce qui concerne les mâles.

Les femelles peuvent atteindre 100 kg. Il est évident que le poids dépend de leur milieu de vie. En effet le sanglier vivant dans une région où l’on cultive le maïs de façon intensive va grossir plus vite et davantage que le sanglier de montagne.

En un mot, cet animal se caractérise par sa puissance et sa force, et ce ne sont pas là les seules qualités qu’il possède...

  

 

Son habitat, son univers.

Il demeure essentiellement dans nos bois et nos forêts. Cependant, il peut diversifier son habitat, et s’adapter à de nombreux biotopes, s’il dispose d’une nourriture suffisante, de la proximité d’un point d’eau. L’élément qui lui est le plus nécessaire est le calme et la tranquillité.

On le rencontre surtout dans les grandes forêts de feuillus en taillis sous futaie, parsemés de coupes récentes qui lui donnent un couvert dense (apparition de plantes ligneuses épaisses).
Les remises où on peut le trouver sont généralement situées dans de grands fourrés de ronces proprement impénétrables. Ceci dit, on peut aussi le rencontrer tout simplement couché au pied d’un gros chêne dans des fougères assez clairsemées !

   

Il fréquente aussi volontiers les roselières épaisses d’une queue d’étang où il se sent en sécurité. Dans le sud-est de la France et en corse, son habitat naturel est souvent la garrigue bien dense.

Au moment ou les blés et le maïs arrivent à maturation, il n’hésite pas à élire domicile dans des champs de dimensions assez importantes où il trouve alors une alimentation abondante, de la fraîcheur en été et en automne, et suffisamment d’eau pour boire et se souiller dans la boue (irrigation). Il est présent aussi en moyenne montagne, qu’il déserte quasiment au moment le plus froid de l’hiver, préférant à ce moment-là se replier en plaine aux abords des reliefs.

 

Son mode de vie :

La structure sociale du sanglier est de type matriarcal.

La harde (ou compagnie), cellule de base, est constituée de plusieurs laies suitées. Ces laies sont au nombre de trois à quatre ; la laie la plus âgée qui est la plus prudente et la plus expérimentée, impose sa loi, mène la harde et dirige les déplacements du groupe, jeunes mâles compris. Son rôle social, très important, lui vaut la dénomination de « laie meneuse ».

  

Si d’aventure elle est abattue, toute l’organisation sociale est ébranlée. La compagnie sera désorganisée jusqu’au moment où une autre laie affirmera sa domination sur les autres.

Les jeunes sangliers des deux sexes, passé un an sont appelés « bêtes de compagnie », car leur instinct les pousse à tout faire ensemble : ils mangent, se déplacent, et se reposent ensemble, allant jusqu’à se serrer les uns contre les autres pendant leur sommeil. Ce besoin s’estompe avec l’âge et, d’année en année, l’indépendance des mâles s’affirme.

C’est ainsi que les mâles adultes, vivant le plus clair de leur temps en solitaire ne fréquentent la harde qu’au moment du rut. A ce moment-là, les mâles de 12 à 18 mois sont évincés sans ménagement par le solitaire qui veut s’assurer la saillie des femelles du groupe.

    

Ces jeunes sangliers forment alors de petits groupes instables sans organisation sociale précise, et tournent souvent autour des compagnies. Ce sont certainement ces bandes de jeunes qui occasionnent le plus de dégâts aux cultures car ils n’ont pas la méfiance de leurs aînés.

A partir de 4 ou 5 ans, le mâle fuit la présence de ses congénères. 

La chasse 

On pratique en France plusieurs types de chasse au sanglier :
  • à courre
  • à l’affût
  • en battue

La battue est de loin la chasse la plus pratiquée en France.

La chasse débute pratiquement toujours par « faire le pied », action qui consiste pour un, mais plus souvent pour plusieurs chasseurs expérimentés, à parcourir la lisière des bois, des cultures, les chemins forestiers et les abords des remises connues. Ces chasseurs sont en principe accompagnés d’un chien au nez sûr, qu’on appelle « chien de pied ». Le but de cette reconnaissance est de localiser avec le plus de précision possible les sangliers.sécurité en matière de tir, éventuellement les signaux convenus à la corne de chasse et bien évidemment les consignes de tir en fonction des sexes et des âges. Le directeur de battue attribue un poste à chaque tireur.

Les hommes de pied donnent ensuite leur rapport au directeur de battue qui décide de l’ordre dans lequel vont être attaquées les enceintes si plusieurs compagnies ont été rembuchées. Celui-ci rappelle les règles de

Retour de la chasse au sanglier

Une fois que l’enceinte chassée est ainsi entièrement encerclée, le piqueur (le conducteur de chiens) lâche la meute au niveau de l’entrée du ou des sangliers.
Les
chiens remontent la voie très rapidement en poussant des cris joyeux, et attaquent le ou les sanglier(s) à la remise.

  

La compagnie quitte la remise menée par les chiens et va être poussée vers une ligne de tir. Dans le cas d’un gros solitaire, il refusera souvent de quitter la remise, les chiens se font charger, on dit qu’il est « au ferme ». Dans ce cas, il faut à tout prix essayer de le faire sortir, ou le tirer à la remise pour éviter le massacre des chiens.

Le tir du sanglier en battue est difficile, car l’animal peut surprendre le chasseur (s’il est mené de loin), où il franchit la ligne de tir à toute allure, offrant une cible fugace dont il n’est pas aisé d’évaluer la hauteur réelle. C’est ainsi qu’on tire souvent derrière ou entre les pattes.

Quand le sanglier est abattu par un posté, les chiens arrivent rapidement sur la bête morte, et c’est là leur plus belle récompense.

Les chasseurs eux, une fois le sanglier vidé et pelé, auront tout loisir de commenter et de revivre cette journée de chasse autour d’un bon repas au cours duquel on déguste souvent les abats du sanglier : le foie, le coeur et les rognons. (ça dépend des régions, à Tourtour il y a de la caillette, des boudinets, du cervelas...)

Des liens utiles pour connaître le sanglier :

http://www.le-sanglier.com/
http://www.darley.fr/sanglier.html
http://www.photorama.be/dossiers/dossiers.php?id_dossier=5

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Mis à jour le jeudi 12 décembre 2019