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Les attaques de loups à Tourtour...Les éleveurs inquiets...

 Les attaques de loups à Tourtour...

 Les éleveurs inquiets... 

 

Le titre est très légèrement raccoleur mais cela est n’est pas totalement innocent !...Il ne s’agit pourtant pas de parler encore une fois des frasques des prédateurs locaux (la fameuse bande des sieurs Jugy-Coste-Révelli-Lavergne & Cie ! - qui sont plutôt de la race des requins !-) mais seulement des vrais loups, ceux de la forêt. On se souvient que nos voisins ampusians ont été confrontés plusieurs fois à la présence de ces animaux tant redoutés par les éléveurs et l’on s’aperçoit que notre village est également soumis aux incursions de loups vers la lotissement de Saint-Pierre (entre Tourtour et Ampus) mais aussi au Domaine de Taurenne, à la limite de la commune d’Aups. Deux événements dramatiques ont eu lieu ces dernières semaines mais il ne serait néanmoins guère raisonnable de s’inquiéter pour la vie des villageois, des visteurs, des promeneurs ou des touristes sur Tourtour : par contre, les éleveurs locaux sont de plus en plus préoccupés par ces attaques...

le gentil-méchant loup !!....

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Extraits du journal Var-Matin (8 février 2019) :

Sans cesse confronté aux attaques du canidé, Claude Marcelin témoigne d’une certaine vérité qui contraint son activité. Et il espère un sursaut des pouvoirs publics.

Claude Marcelin est un homme fatigué. Mais combatif. "Petit à petit, à force de le dire, peut-être que ça entrera dans les esprits."

Voilà l’objectif de son témoignage. Confronté à une meute de loups depuis un paquet d’années, l’éleveur de Tourtour veut que les choses changent. Mais ce n’est pas gagné. Et l’homme le sait.


Photo Var-Matin- DR

"On voit bien, à la télé, les images des abattoirs. Mais la violence des attaques de loup, c’est autrement plus cruel." Dans son salon réchauffé par un poêle, histoire de combattre les températures qui approchent le zéro ces temps-ci, Claude Marcelin soupire. Les images dont il parle, ce sont celles de l’association L214, qui ont favorisé une opinion publique franchement défavorable aux industries agricoles. Mais pour le Varois, on passe à côté d’un autre problème.

"Des agneaux retrouvés avec la trachée ouverte"

"Le loup, il tue tout ce qui bouge. Pas seulement pour se nourrir, ce n’est pas vrai." Et les souvenirs de bêtes blessées remontent à la surface."On a vu des agneaux avec la trachée ouverte, qui respiraient encore. D’autres animaux traînant ses tripes sur le sol. La dernière fois, une agnelle avait l’épaule arrachée, toujours vivante. Là oui, les bêtes souffrent." Sans compter le "gaspillage" que produisent ces attaques. Alors l’éleveur s’adapte. Propriétaire d’un cheptel d’environ 120 animaux (une centaine de moutons, une quinzaine de chèvres et une dizaine de vaches), il investit pour protéger son exploitation.

"Nous avons augmenté notre installation de clôtures électriques, avec davantage de fils pour essayer que les loups ne pénètrent pas sur nos terres. Sans compter les deux chiens patous, un troisième que l’on élève." De nouvelles bornes pour envoyer le courant dans les clôtures ont également dû être installées. Mais ça ne suffit pas.

"Tous les matins, quand je me réveille, la première chose que je fais, c’est le tour des bêtes." Les indemnités, dont peuvent bénéficier les éleveurs, Claude Marcelin "ne les demande pas". "Trop compliqué", notamment parce que "parfois, on ne retrouve qu’une oreille". Il explique : "Après une attaque de loup, si on ne retrouve pas le cadavre, les sangliers passent, puis les renards. Et maintenant, les vautours aussi !" Pour l’heure, Claude Marcelin, avec ses fils, poursuit l’activité agricole de son exploitation. Fromage de chèvres, veaux et agneaux pour la boucherie…

"Le loup, on vit avec depuis longtemps. On a toujours eu des petites attaques. Mais là, à force, ça fait beaucoup." Et de conclure : "Si ça continue, j’ai peur pour mon exploitation."
(fin des extraits du journal Var-Matin)

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La présence du loup dans certaines contrées a soulevé de belles polémiques depuis très longtemps et certaines associations militent pour la poursuite de la cohabitation....

Cependant, l’actualité permet souvent au débat de rebondir...Par exemple, ces derniers jours, le témoignage de Gisèle Mazzoleni sur l’attaque subie par son troupeau...

extraits Var-Matin, article d’Aurelien Ruesterholz, Publié le 19/04/2019 à 18:03.

"L’une était à moitié mangée, l’autre comme égorgée..." Une bergère découvre deux de ses brebis tuées par le loup...

Ça en devient presque commun... Une éleveuse a été victime d’une attaque du canidé dans la nuit de mercredi à jeudi. Le bilan est de deux brebis tuées. Malgré tout, elle ne veut pas lâcher l’affaire.

Décidément, les temps sont compliqués pour les éleveurs varois… Gisèle Mazzoleni en a fait les frais récemment. Avec, toujours le même prédateur : le canis lupus. Le loup pour les intimes.

Depuis une quinzaine d’années, la bergère amène ses ovins, des brebis plus précisément, dans les pâturages du Château de Taurenne situé à Aups. Chaque année, c’est la même rengaine : ses brebis y restent de fin février à fin avril. Plus d’une décennie sans problème… Jusqu’à cette fameuse nuit de mercredi à jeudi.

Alors qu’elle allait s’occuper de ses bêtes au petit matin, comme elle le fait trois fois par jour pour vérifier les clôtures électrifiées (jour et nuit) et donner du maïs à ses animaux, elle fait une macabre découverte : deux de ses ovins sont retrouvés sans vie.

Les deux brebis avaient un an et six ans. L’éleveuse raconte. "Le 17 au soir (NDLR, mercredi), il n’y avait rien. Le matin, je retrouve deux brebis mortes. L’une était à moitié mangée, l’autre comme égorgée… La Direction départementale des territoires et de la mer et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage sont venus constater. C’était vraiment le loup."

Ce sont les deux seules victimes du (ou des) canidé(s) sur le troupeau de près de 200 ovins. "On a rassemblé les bêtes et on n’a pas constaté d’autres blessées. J’ai deux patous, ils ont dû faire leur travail…"

Celle qui dispose d’une bergerie à Villecroze, où se trouvent aussi une centaine de brebis et autres agnelles, n’a qu’une hâte : redescendre ses animaux.

"Je me languis de retourner au village, explique-t-elle, encore marquée par la triste découverte. Quand on arrive et qu’on trouve les bêtes comme ça… Je les connais toutes, ça prend au cœur…"


photo Var-Matin, DR.

Malgré la colère et le désarroi, Gisèle ne compte pas lâcher le morceau aussi facilement. "Ici, c’est la première fois que je subis une attaque. On m’avait prévenue."Touchée mais pas abattue. La bergère co nstate l’évolution de son métier. Et reste déterminée. Désormais, le loup fait partie du paysage. Là où certains abdiquent, elle compte garder la tête haute. Non sans mal. "La cohabitation est difficile, avoue-t-elle. J’ai des collègues qui en ont marre et vont arrêter. C’est notre vie… On s’adapte, mais c’est stressant."

Pour cette fois-ci, Gisèle Mazzoleni sera indemnisée de son préjudice. Rassurée financièrement, peut-être. Moralement, c’est déjà moins sûr.

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La présence du loup dans notre département suscite (comme dans les autres contrées) de nombreuses polémiques et paradoxes : les associations de défense du loup se font entendre (et voir) de plus en plus grâce à leurs réseaux médiatiques influents mais les opposants au loup (et surtout aux loups) sont également très offensifs pour défendre et sauvegarder la donnée économique de l’élevage ovin. Les autorités préfectorales et nationales sont ainsi tiraillées par les éleveurs d’un côté et les écolos (pour simplifier) de l’autre : pendant ce temps-là, dans l’attente de décisions pérennes, les situations conflictuelles perdurent...

 

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Mis à jour le jeudi 22 août 2019