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Les caves coopératives ont la côte dans le Haut-Var .

 Les caves coopératives

 ont la côte dans le Haut-Var .

 

Notre haut-Var peut se vanter d’avoir de beaux vignobles et de bons vins avec quelques crus devenus célèbres, tels le Château de Berne, le Sainte Roseline, le Roubine, le Jas d’Esclans, le Thuerry, le Sainte Béatrice ou le Château Saint-Martin : malgré tout, cette qualité du vin s’accompagne de tarifs qui peuvent écarter quelques clients et les caves coopératives arrivent donc en complément de l’offre afin de donner aux acheteurs une autre possibilité de goûter la production locale .

Penchons-nous un peu sur ces coopératives vinicoles...

" Les caves coopératives du Var vaillantes centenaires ".

Publié le dimanche 22 juillet 2012 (Dylan Meiffret). vous pouvez retrouver cet article sur internet en allant sur le lien suivant :
www.varmatin.com/economie/les-caves-cooperatives-du-var-vaillantes-centenaires.928142.html

" Des débuts difficiles à une véritable économie locale, les caves coopératives varoises ont su grandir. Jusqu’à produire des vins de qualité. Retour sur un siècle de développement
Première du genre dans le Var, la cave coopérative de Camps-la-Source, créée en 1906, a fait des émules. Notamment en 1912 où de nombreuses structures ont vu le jour : La Crau, Saint-Maximin, Flassans, Pignans, Pourcieux, Cogolin, Rougiers, Pourrières et Vidauban.
Aujourd’hui, les vignerons coopérateurs varois sont près de 3 700 pour 43 caves. Ils produisent 900 000 hectolitres de vins - plus de la moitié de la production locale -, dont 67 % d’appellations d’origine contrôlée.

  

Laurent Rougon, le président de la Fédération des caves coopératives du Var, revient sur le long chemin parcouru en un siècle.

Comment les caves coopératives sont-elles finalement parvenues à produire des vins de qualité ?
Lorsque les premières ont été créées, au début du XXe siècle, c’était surtout parce que les gens étaient en difficulté. La demande n’était pas suffisante et il leur fallait réduire les coûts de production. En fin de compte, les caves ont été créées dans la douleur : les vignerons pensaient surtout à survivre. Ce n’est qu’à l’après-guerre que la question de la qualité s’est posée. Il y a alors eu de gros efforts sur les cépages. Du grenache puis de syrah - ces cépages nobles - ont été plantés dans les années soixante. L’appellation Côtes de Provence s’est répandue et les coopérateurs ont commencé à faire du rosé : c’était notre destinée. Là, on a vu l’arrivée des cavistes, des œnologues… Bref, les caves coopératives se sont professionnalisées. On s’est longtemps cherché et, aujourd’hui, on s’est trouvé.

Les caves coopés du Var - 17797072.jpg

Laurent Rougon, le président de la Fédération des caves coopératives du Var, estime que ses pairs et les vignerons indépendants sont complémentaires. Pas opposés.(Dylan Meiffret)

Le travail de la vigne a-t-il dû être lissé pour répondre à cette démarche qualitative ?
En fait, chacun est libre de travailler comme il le souhaite. Mais finalement, on tend naturellement vers un lissage : il y a un auto contrôle, une sorte d’émulation. Chacun s’est rendu compte qu’on allait dans la bonne direction quant au travail de la vigne. L’avantage, c’est que lorsqu’il y a un problème, on en discute tous autour d’une table : personne n’est tout seul dans son coin.

C’est ce qui explique les fusions de nombreuses caves coopératives ?
Les fusions sont plutôt dues à des problèmes économiques : des caves plus importantes étaient en perte de vitesse, tandis que des plus petites présentaient des problèmes structurels. Dans certains cas ces fusions, ou plutôt ces absorptions, se sont faites naturellement. Entre Flassans et Cabasse, par exemple, on en a parlé, on a réfléchi et on l’a fait. Une vraie bouffée d’oxygène ! Dans d’autres cas, ça a été plus compliqué. Mais la plupart du temps c’était des histoires d’homme, des questions d’appartenance… À l’heure actuelle, là où les fusions ne se sont pas bien passées, il y a encore des relents.

Comment dépasser ces clivages ?

C’est très clair : il faut que ça rajeunisse car ça pose parfois un problème de dynamisme. Quand on a trente ou quarante ans, on est peut-être plus ouvert et on n’a pas forcément connu ces époques de regroupements contraints par des enjeux économiques. Après, on peut être plus âgé tout en étant jeune dans sa tête !

Aujourd’hui, pensez-vous que les vignerons coopérateurs puissent rivaliser avec les indépendants ?
Nous ne sommes pas vraiment concurrents. La force des caves coopératives, c’est la possibilité de répondre à de grosses demandes pour de gros volumes. Ainsi, nous ne sommes pas sur le même marché. Les ventes directes au caveau contribuent à nous faire vivre, mais ne sont pas notre fonds de commerce principal. Plutôt notre visage humain. En terme de qualité, oui, nous pouvons rivaliser : nous avons la matière grise, nous avons investi dans du matériel et nos structures administratives sont opérationnelles. À mes yeux, les vignerons n’ont rien à envier aux indépendants.

Pourtant, un problème d’image subsiste…
C’est vrai que nous avons du mal à faire rentrer certains dans nos caveaux. Et nous sommes sûrement un peu déficients sur la communication. Mais la plupart des préjugés sont tombés : nous avons fait 90 % du chemin.

Quels sont vos espoirs pour les cent prochaines années ?
Eh bien je suis convaincu que dans cent ans, on fêtera les deux cents ans des caves coopératives. Ce sera peut-être différent de ce qui existe aujourd’hui, mais il en reste forcément quelque chose. Ma seule inquiétude, c’est la pression foncière qui nous empêche d’installer des jeunes. Il reste un peu de place du côté de Tourves et Saint-Maximin, mais d’ici à vingt ans, ce sera terminé et notre production plafonnera alors que la demande, du fait de la croissance démographique, augmentera. Et le fléau est déjà là. Le combattre sera désormais notre principale lutte.
( fin de l’article de Var-Matin ).

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** Les caves coopératives du Haut-Var répondent à un vrai besoin commercial et leur santé économique est relativement bonne . Les vins rosés sont de qualité et les vins rouges atteignent un très bon niveau . Dans ces conditions, un touriste "classique" n’a plus aucun scrupule à s’arrêter acheter quelques litres dans une cave coopérative car il sait maintenant que la qualité est au rendez-vous .

** Pouvoir s’offrir du Thuerry, du Berne ou du Roubine (tous des domaines voisins de Tourtour) n’est pas pour tout le monde et les conséquences visibles de la crise économique européenne nous le rappellent encore plus cette année 2012 : dans cette période difficile, les clients se font un petit plaisir en achetant un Château Thuerry à 18€ mais ils réservent ce cadeau à un moment bien particulier ... Pour les repas "de tous les jours", les clients se dirigent de plus en plus vers une coopérative vinicole qui a bonne réputation et ils achètent le vin en cubitainers de 5 ou 10 litres : les coopératives sont donc de plus en plus attractives .

**  Mon papa se servait à la coopérative de Taradeau qui a toujours eu une très bonne réputation et ne m’en veuillez pas de faire un petit clin d’oeil à cette belle entreprise ....   

Vos commentaires

  • Le 30 juillet 2012 à 22:30 En réponse à : Du bon vin...

    26 euros la demi-bouteille de Thuery servi à Tourtour à la Table , ce n’est pas donné !!!!
    J’ai un petit jeune (étude d’oenologie) résidant à Ampus qui me vend 6 bouteilles (2 rosé, 2 blanc et 2 noir ) vin de Provence, pour 40 euros

  • Le 30 juillet 2012 à 22:50, par Gilbert Giraud En réponse à : 1/2 bouteille ...

    Il semble bien difficile de comparer les prix entre un restaurant réputé et un vendeur sur le marché du village ... De plus, au restaurant "la Table", il s’agit évidemment de crus classés et le prix de 26€ pour une 1/2 bouteille est donc raisonnable . Bien sûr, le petit jeune ampusian fait des prix imbattables, mais sur des vins qui ne jouent pas dans la même catégorie : et, pour en revenir au départ de l’article commenté, les caves coopératives sont encore mieux placées que lui sur ce terrain ...

  • Le 2 août 2012 à 09:53, par Christiane En réponse à : Les prix !

    Je suis toujours sidérée de voir que les produits de Provence sont plus chers en... Provence ! Les fruits, les vins... Je trouve de l’excellent vin "pour tous les jours", Coteaux Varois ou St-Tropez, entre 3 et 5 euros. Bien sûr, ce ne sont pas des grands crus comme Thuerry, Roubine, Ste-Roseline... Mais ils sont bons. En ce qui concerne les grands châteaux, je trouve que les prix sur place ou chez les cavistes sont raisonnables, vu la qualité (à partir de 11 euros). Pour la demi-bouteille à 26 euros, il faut voir quelle cuvée ? Car ces châteaux ont diverses appellations : VIn de pays, Côtes de Provence, Coteaux Varois... et souvent une cuvée d’ " exception".

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Mis à jour le lundi 27 mai 2019