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Les estampes japonaises .

 Les estampes japonaises .  

Les célèbres estampes japonaises ! Quelle place vont-elles prendre dans le village ? Une galerie, une boutique ?
Certains esprits chagrins risquent de faire la liaison entre estampe et estamper : mettons de côté le Maire pour une fois et laissons nous bercer par la poésie ....

Les estampes :

L’engouement qu’elles provoquèrent en Occident au XIXe siècle fut tel que les collectionneurs fortunés se les arrachaient à des prix exorbitants. Grâce aux expositions universelles de Londres (1862) puis de Paris (1878), l’Europe découvre le pays du Soleil Levant et se prend de passion pour lui. (un peu comme Alain Vagh pour un papillon en bronze ).

Tout commence avec des objets d’art comme les sabres, les vases et autres objets à valeur historique. Importés du Japon, ils arrivaient alors soigneusement pliés dans des estampes, comme nous aurions emballé de précieux objets dans du papier journal pour parer aux éventuels chocs. Curieux, les Occidentaux se penchent alors sur ces fameuses estampes. Certains écrivains se prennent même d’une véritable passion (eux-aussi) ; Edmond de Goncourt (1822-1896), Émile Zola (1840-1902), ou les peintres Vincent Van Gogh (1853-1890), Claude Monet (1840-1926) ou encore Camille Pissaro (1830-1903).

Apparue au XVIIe siècle environ, la technique des estampes aurait été importée au Japon par des moines bouddhistes. Tout d’abord réservées à l’élite, elles sont vite reprises par le peuple qui s’en sert pour représenter de tout, pour tous : 
l’ukiyo-e
(" le monde flottant "), qui représente des scènes du quotidien (par exemple, indiquer aux femmes comment se peigner, se coiffer, tenir une maison…), vente dans une boutique, un comédien, une courtisane… ;
les shunga  des images érotiques 
   qui font aussi bien office d’apprentissage sexuel que d’images de plaisir pour les hommes ;

les surimonos, des estampes pour les gens fortunés, souvent agrémentées de poèmes. 

Leur fabrication traditionnelle nécessite un processus rigoureux, qui demande la collaboration de quatre personnes : artiste, graveur, imprimeur, éditeur. L’artiste dessine une scène sur une feuille, et la transmet au graveur. Ce denier humidifie une planche de bois (souvent du cerisier japonais, un bois dur et fin), colle dessus la feuille et frotte jusqu’à ce que les lignes du dessin s’impriment sur la planche puis transmet la planche à l’imprimeur. Ce dernier met alors l’encre et imprime le motif sur autant de feuilles que désire l’éditeur, un peu comme un trac publicitaire. Chaque planche correspond à une couleur, c’est-à-dire qu’il peut y avoir plusieurs planches pour former un même dessin. Une estampe est dite originale lorsque la planche a été réalisée par l’artiste ; elle est dite d’interprétation lorsque réalisée par un artisan. (en lithographie on dit "épreuve d’artiste").

  

Outre le bois gravé (moku hanga), l’estampe est donc représentée sur papier, mais également sur métal selon les artistes. Tout d’abord de simples esquisses, les estampes deviennent des lignes structurées en noir et blanc (sumuzuri-e), puis en couleur (sumizuri-hissai), puis en estampes complexes (nishiki-e) au fil du temps.

Mais au début du XXe siècle, avec l’introduction de la photographie, les ukiyoe tendent à disparaître. Pour préserver ce patrimoine, les Japonais le remettent au goût du jour avec de nouvelles formes d’estampes. Le Shin-hanga (" nouvelle gravure ")  tout d’abord. Conçus comme des témoins d’une époque et d’un peuple, les shinhanga font appel à la technique de gravure traditionnelle, mais les thèmes abordés et la technique de dessin sont largement inspirés de l’Occident. La perspective fait également apparition dans les scènes, les jeux d’ombre, de lumières et de contrastes sont largement exploités. Autre mouvement qui voir le jour, le Sosaku Hanga (gravure créative) entièrement réalisé par l’artiste, du dessin à l’impression.


Mais contrairement aux estampes traditionnelles qui étaient des objets du quotidien, celles-ci sont par nature des estampes d’art. Parmi les artistes les plus connus : Yamamoto Kanae (1882-1946)  ou Onchi Koshiro (1891-1955) qui s’illustrèrent dans le Sosaku Hanga et Watanabe Shozaburo (1885-1962) dans le Shin-Hanga. D’autres grands noms ont également marqué le monde des estampes, dont l’artiste Hokusai Katsushika (1760-1849). Il fabriqua l’une des estampes les plus connues dans le monde " La vague de Kanagawa ",

  

 appartenant à une série célèbre : les " Trente-six vues du mont Fuji ". Utagawa Hiroshige (1797-1858) fut quant à lui réputé pour ses paysages, Utamaro Kitagawa (1753-1806) pour ses ukiyo-e de femmes, etc.

N’oublions pas non plus les estampes consacrées aux geishas, ces belles japonaises :

    

On va attendre les premières réservations (ça commencera avec des responsables d’agences de voyages, Japan Air et Mokuto Hollydays) pour faire d’autres articles ...

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Mis à jour le jeudi 18 octobre 2018