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Lou cadé (le génevrier) .

 Lou cadé (le génevrier) .  

Attention ! il ne faut pas prononcer " cadé " comme "cadet" ! L’accent tonique est sur la première syllabe. On dit cadé en insistant sur le ca et en baissant l’intonation sur le dé...

A Tourtour le génevrier cadé est très fréquent dans les collines. Les grives en raffolent et celles qui mangent les petites baies sont meilleures que les habituées des raisins ou des olives. D’ailleurs, les bonnes cuisinières provençales en mettent dans les cailles pour leur donner ce petit goût particulier. Et n’hésitez pas non plus à savourer la liqueur de genièvre  !

 

Comment vit cette plante ? Quelles sont ses caractéristiques ? Et les fours à cadé ? 
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Le genévrier cade (Juniperus oxycedrus), ou cade, ou encore oxycèdre, est un petit arbre ou un arbrisseau fréquent en région côtière méditerranéenne (du Maroc à l’Iran), où il est l’une des plantes caractéristiques des garrigues et des maquis. Les cônes, comestibles frais, sont bruns à orange. 

  

Le genévrier cade est le plus courant des genévriers méditerranéens, on le rencontre dans l’ensemble du bassin. Il apprécie les lieux arides, rocailleux, sur calcaire ou sur sols acides, où il est fréquemment associé au chêne vert et au chêne kermès.

Arbre pouvant atteindre 14 mètres, mais dont les dimensions sont en général beaucoup plus modestes (1 à 2 mètres, parfois moins). Écorce grise ou rougeâtre, plutôt rugueuse. Feuillage persistant se présentant sous forme d’aiguilles. Ces aiguilles, à pointe fine et piquante, sont disposées en verticilles de 3 sur 6 rangs. Leur face supérieure porte deux bandes blanches, ce qui permet de faire la distinction avec le genévrier commun (aiguilles à une seule bande blanche).

Les cônes femelles prennent peu à peu l’apparence de baies, les écailles se soudant les unes aux autres. Ces cônes arrivent à maturité au bout de deux ans environ. Cela forme des baies brun-rouge.

Quasiment imputrescible, le bois peut être utilisé dans la statuaire, on en a fait aussi des linteaux de portes et des plaques ou objets anti-insectes et anti- mites à glisser dans les penderies.

Ce bois très solide est également utilisé dans la confection de beaux couteaux dont le manche est en cade : les marques célèbres Laguiole et Opinel ont de tels couteaux dans leurs répertoires

Couteau de poche Le Thiers manche en bois de genévrier

   

Le denier modèle ci-dessus (à droite) est un Laguiole dit " le Pétanqueur " : sur la gague de fermeture se trouve le motif représentant une boule et un cochonnet... L’association "la Boule Tourtouraine" du président Bela va proposer un contrat de sponsoring ....

l’huile :  

On en extrait l’huile de cade, utilisée autrefois pour ses vertus cicatrisantes, toujours très appréciée comme antiseptique et désinfectant. Elle est fréquemment associée à divers produits tels que les shampooings. Elle constitue un traitement local d’appoint du psoriasis et des dermites séborrhéiques. Elle sert aussi à soigner les sabots des chevaux (entre dans la composition de l’onguent de maréchal). Frédéric Mistral y fait allusion dans le Trésor du Félibrige en parlant d’une huile âpre dont les bergers se servent contre la gale". Elle est très efficace dans l’éloignement des rongeurs, ainsi que comme répulsif d’insectes. Cependant elle ne sent pas très bon et il faut éviter de l’employer "pure" sur la peau. Les facteurs de flûte à bec s’en servent afin de fabriquer le bouchon du bec de la flûte. C’est aussi un excellent anti-mites.

les fours à cade : 

Les fours à cade qu’on trouve encore dans la garrigue en Provence (notamment à Cuges-les-Pins) rappellent l’époque où cette huile était produite directement dans les champs : là où poussait le genévrier cade, on construisait de grands fours cylindriques en pierre, le bois y était lentement consumé et on récupérait l’huile dans la partie basse du four. Leur utilisation a cessé pendant la seconde guerre mondiale ; les distilleries modernes ont supplanté ces méthodes artisanales.

  

  

Dans l’état actuel de nos recherches locales et en fonction des témoignages fiables recencés, rien ne permet d’attester avec certitude de la présence de fours à cade à Tourtour . Malgré tout, avec le nombre de génevriers présents dans le village, il paraîtrait curieux qu’aucun four n’ait jamais existé à Tourtour. D’ailleurs, une petite idée : puisque l’on sait que ces fours étaient une tradition villageoise dans le Var, pourquoi ne pas envisager la construction d’un four à Tourtour . L’emplacement , à une trentaine de mètres du lavoir, face au village, aurait belle figure

Encore une fois, pour insister : et si on construisait un four à Tourtour ? on va y penser ... 

 

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Mis à jour le lundi 19 novembre 2018