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Accueil > Célébrités > 40 . Paul Tubert (dessinateur). > 2) : Paul Tubert, le parcours d’un jeune artiste... > Paul Tubert à Tourtour, le dessinateur au stylo à bille ...

Paul Tubert à Tourtour, le dessinateur au stylo à bille ...

  Paul Tubert, à Tourtour, 

 le dessinateur au stylo à bille ...

 

Chacun l’avait rencontré sur la Place du village ou au détour des ruelles et chacun avait remarqué aussitôt sa main gauche tenant un stylo bille noir qu’il manie avec une adresse peu commune ... Paul est originaire d’un tout petit village, Villers-Bouton dans le département de la Haute-Saône : la population totale s’élevant là-bas autour de 90 habitants les grandes années, on comprend facilement que, chaque été, Paul ait pu avoir une envie pressante de voir une "grande métropole touristique" et qu’il déboule en vitesse à Tourtour

Le nom de famille « Tubert » a une origine catalane mais il n’est guère certain que le talent précoce du jeune Paul ait une quelconque source du côté des Pyrénées, surtout si l’on considère que la principale source d’inspiration de son talent graphique se situe bien plus du côté du Haut-Var. D’ailleurs, comment Paul s’est-il retrouvé dans notre village ? Tout simplement parce que son grand-père maternel (Mr Jeanin) était Conseiller Principal d’Education au lycée d’Aups et que le couple a fait construire une maison dans le quartier du Clos de la Colle. Avant de connaître Tourtour, Paul a suivi sa scolarité élémentaire à l’école de Champagney (Haute-Saône), commune de 600 âmes : dans cette école publique, l’instituteur de Paul, Mr Alain Jacquot-Boileau, publiait alors (et encore de nos jours) un journal de classe où les élèves produisaient articles, contes, reportages, photos et dessins. Le maître d’école n’a pas mis longtemps à découvrir le talent de Paul pour le dessin et la peinture (à l’école primaire d’alors on disait « arts plastiques », de nos jours on dit plutôt « arts visuels »). Cet instituteur lettré a demandé à son élève de participer à un livre qu’il rédigeait et Paul s’est donc retrouvé à 11 ans illustrateur du livre « Cher petit » qui relate l’histoire de l’oncle de Mr Jacquot-Boileau durant la deuxième guerre mondiale : le titre du livre fait référence aux dernières lettres d’une maman qui écrit à son fils envoyé sur le front en commençant chaque lettre par « cher petit »…


L’un des premiers dessins de Paul (couverture du livre).

La commune de Champagney est très active culturellement et possède en particulier un Musée sur l’esclavage et la négritude : lors de l’écriture des cahiers de doléances (durant la période historique des Etats-Généraux après la Révolution Française), les habitants de ce village ont été les rares citoyens nationaux à demander un vote pour abolir l’esclavage. Dans les années 1960, un archiviste s’est penché sur le texte et il s’est donc lancé dans un projet de valorisation de cette requête. Après des années de contacts, de demandes de subventions et de recherches documentaires, le Musée a été ouvert :

 

il reçoit depuis une belle affluence chaque année. Vous pouvez le découvrir en allant sur le lien internet suivant www.maisondelanegritude.fr . Mais, direz-vous, quel rapport entre ce Musée et le jeune Paul...? Eh bien, tout simplement parce qu’un dessin avait été demandé au dessinateur plein de promesses artistiques et notre cher Paul a réalisé une reconstitution graphique de l’écriture des cahiers de doléances par les citoyens de Champagney…

Et cela à 14 ans ! Le dessin est évidemment toujours exposé au Musée et nul doute que la commune sera encore plus fière de ce document quand son jeune dessinateur aura les faveurs des plus grands musées européens, avant que la fulgurance de sa renommée n’atteigne ensuite le Nouveau-Monde , qu’à Saint-Denis ne plaise !

L’ancien instituteur de Paul, Mr Jacquot-Boileau se souvient que son jeune élève du Cours Moyen 2 ne prenait jamais de notes lors des sorties scolaires sur des lieux historiques . Par contre, il dessinait ce qu’il voyait : les bâtiments, les objets, les paysages...

Sur la photo ci-dessous, Paul est accroupi, le premier à gauche (photo envoyée par mail par Mr Jacquot-Boileau, l’instituteur).

A14 ans aussi, Paul a illustré un autre livre " Mes années d’enfance " de René Gio (souvenirs de l’auteur durant la deuxième guerre mondiale).

Paul a poursuivi sa scolarité au collège de Rioz puis au lycée de Vesoul où il avait choisi une option "arts plastiques" en 1ère et terminale. Une expo avait été proposée aux élèves et le thème choisi était " création d’un espace d’illusions avec notions de perspectives ". Paul avait donné libre cours à son imagination créatrice et avait peint sur un contreplaqué recouvert de blanc, format 3m x 2m : le tableau représente - c’est Paul qui le dit - "un paysage fantastique avec une barque sur la rivière "... Cette oeuvre grand-format a demandé deux ans de travail à Paul qui a utilisé une méthode mixte associant aquarelle-acrylique-huile et ce panneau de 6 mètres carrés est toujours exposé au lycée de Vesoul.

Un autre dessin de Paul ...

C’est vraiment dommage que Paul ne vienne plus à Tourtour ces derniers temps et il nous faut espérer son rapide retour...

Un autre article sur Paul Tubert, déjà publié :
http://tourtour.village.free.fr/?Paul-Tubert-ses-dessins-a-Tourtour&var_mode=calcul

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mis à jour le jeudi 17 septembre 2020