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Salon des maires du Var à Draguignan : questions, inquiétudes...

 Salon des maires du Var à Draguignan, 

 septembre 2018 : questions, inquiétudes...

Une rencontre entre maires du département et les décideurs locaux, voilà une belle occasion pour un édile de se confronter à d’autres élus, d’élargir son réseau autant que son esprit d’ouverture mais également de soumettre ses projets à ceux qui peuvent aider à les concrétiser...On peut alors penser qu’un maire haut-varois descende de "son ciel" et fasse quelques kilomètres pour promouvoir son village, valorise sa commune et prépare l’avenir de ses concitoyens... Eh bien oui, bien sûr !!...Mais ce n’est pas vrai pour certains !...Pauvre d’eux !!....

Vous pouvez consulter le site du Salon des Maires en allant sur le lien suivant : https://salondesmaires-var.fr/

Le journal régional a commenté cette rencontre entre les élus varois et la ministre déléguée :

" Découragés, les maires ont-ils raison d’espérer ?"

Le complexe Henri-Giran de Draguignan était le théâtre, le vendredi 28 septembre 2018, du salon des maires du Var. L’occasion pour les édiles de rencontrer une ministre plutôt à l’écoute. Mais seront-ils entendus en haut lieu ?

Petits fours et vins classés. Certes. Mais le verre à la main, les maires varois rassemblés dans le complexe Henri-Giran, n’ont pas vraiment le cœur à la légèreté.

Il faut dire que viennent de s’achever deux longues heures de discours et d’échanges parfois nourris, avec la ministre auprès du ministre de l’Intérieur, Jacqueline Gourault. La plénipotentiaire de Gérard Collomb venait assister à l’assemblée générale des maires du Var, événement protocolaire introduisant le salon des maires du Var.

Une foire aux équipements, peuplée de commerciaux de tous poils qui se baladent carte de visite au bout du bras pour séduire le fonctionnaire ou le serviteur de la République en manque de nouveauté.

L’essentiel était donc ailleurs. Du côté de ce buffet, sans doute, où se délient les langues de certains avant de le regretter sur l’air de "ne le mettez pas, ça".

Ce qu’on peut mettre, alors, c’est qu’effectivement, les maires des petites communes du secteur souffrent. Et certains le font à visage découvert.

"De grâce, ne perdons pas de vue que la richesse de notre pays, ce sont nos 35000 communes !" Jean-Pierre Véran, maire de Cotignac et président des maires du Var, entame son discours précédent l’ouverture du salon des maires du Var avec la niaque de celui qui veut convaincre.

Face à lui, un parterre de maires, adjoints, élus municipaux. Ils n’auraient manqué le rendez-vous sous aucun prétexte. Il faut dire que se présente aussi sur l’estrade la ministre auprès du ministre d’État, ministre de l’Intérieur (c’est le titre exact), Jacqueline Gourault. Et qu’ils ont des messages à lui faire passer. Pour l’instant, c’est Jean-Pierre Véran qui s’en charge.

Et plutôt bien : il est applaudi lorsqu’il évoque sa déception "de ne pas avoir conservé la gestion de l’eau et de l’assainissement" pour les communes faisant partie d’une communauté d’agglomération.

Il conclut : "Malgré le découragement, nous continuerons avec ferveur et avec amour." Plus tard, dans les travées du salon, l’homme confirmera :

Des raisons d’espérer, donc ? "On ne sait pas où on va, mais avec de tels interlocuteurs, on sait qu’on peut continuer à parler et qu’on sera écoutés", rassure Nicolas Martel, le maire de Saint-Paul-en-Forêt.

Reste que sa confiance est limitée : "Ce que je dis, ça vaut pour la ministre, mais pas pour le gouvernement. Il doit encore faire un effort pour ne pas être mis en difficulté."

"L’ascenseur de la mairie ne fonctionne pas pour faire des économies"

Une phrase qui résonne comme un avertissement… Demeure ce sentiment de déconnexion entre l’exécutif et la base des élus locaux.

"Nous ne sommes pas découragés, c’est un sentiment qui ne peut pas nous envahir. Disons que nous sommes un peu désorientés."

C’est la maire du Muy qui parle. Liliane Boyer subit de plein fouet la décision de transférer à l’intercommunalité la gestion de l’eau. "On a fait des travaux sur les canalisations. On a même fait une station d’épuration. J’aurais aimé rester autonome sur cette question…"

Un doux rêve qui rejoint celui formulé par Gilbert Galliano, maire de Taradeau. "Avec ce gouvernement, on a rêvé d’un changement plus rapide…" Plus prolixes, Gérald Pierrugues et Raymonde Carletti, respectivement à la tête des communes de Claviers et de La Martre, montrent eux un vrai ras-le-bol.

Avec, dans le viseur, la baisse de la Dotation globale de fonctionnement (DGF) par exemple. "Quand on baisse de 50% cette subvention, ça peut aller si la somme de départ est importante. Nous, il ne nous reste que 36 000 euros. Qu’est ce qu’on fait avec 36-000 euros ?", lâche Gérald Pierrugues qui confie : "J’ai un ascenseur à la mairie. Pour faire des économies, il ne marche pas. Raymonde Carletti ajoute : "Nous, les communes rurales, avons besoin d’être davantage aidés : nous souffrons de l’éloignement et du désengagement des services publics par exemple."

Ces deux-là envisagent l’avenir avec fatalité. "Si c’était demain, je ne me présenterais pas à ma succession", affirme Gérald Pierrugues.

Même son de cloche pour la maire de La Martre. "C’est presque sûr", soupire-t-elle. Jacqueline Gourault, venue rassurer les élus ruraux, a encore du boulot.
(fin de l’article Var-Matin)

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Commentaires du site "Tourtour, notre village" :

**.."Ils n’auraient manqué le rendez-vous sous aucun prétexte."... : donc, ils étaient tous là, oui ? ou non ? Certains avaient eu peut-être des empêchements de dernière minute, non ? Par exemple, un maire hôtelier-restaurateur-cuisinier du Haut-Van n’aurait-t-il pas eu un contretemps imprévu ? Notre cher Pierre, le champion de la ruralité, celui qui en avait fait son sujet électoral favori, son leitmotiv, sa ritournelle aurait-il pu manquer ce rendez-vous avec la ministre déléguée ? Pierre Jugy qui mangeait ruralité, qui buvait ruralité, qui dormait ruralité, qui respirait ruralité durant sa campagne législative, ce symbole de la ruralité aurait-il pu manquer l’occasion de monter à la tribune pour exposer ses projets, ses perspectives ??...ohlala, serait-ce possible ??... Aqèoù dé typé, es quouqùn ! ou alour es dégùn ?

**.."sa déception "de ne pas avoir conservé la gestion de l’eau et de l’assainissement" :
Le maire de Cotignac, JP Véran, a soulevé la question de la gestion communale de l’eau ...Là encore, ce sujet a fait partie des chevaux de bataille du candidat-député P.Jugy... Au salon des Maires du Var, c’eût été une belle occasion pour Pierre Jugy d’exposer ses idées, non ? C’est très bien de passer sur toutes les radios, toutes les télés, tous les réseaux sociaux durant une campagne électorale à la députation, mais c’est également respectueux des électeurs de continuer le combat après le scrutin....Dommage !..

 

 

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Mis à jour le mardi 4 décembre 2018