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Toujours 3 classes en septembre 2010 ...

Chaque année, le dévoilement de la carte scolaire pour le premier degré (de la maternelle au CM2) ressemble à une grande remise des prix, avec ses heureux gagnants. Mais aussi ses malheureux perdants. Dans cette seconde catégorie, les écoles amputées d’une classe, sous prétexte que leurs effectifs accusent une baisse plus ou moins importante. Et, dans la première catégorie, les établissements, moins nombreux, qui ont droit à une section supplémentaire pour la prochaine rentrée, car ils ont grossi.

Tout cela ressortant d’un subtil équilibre entre tous les emplois de l’école (de l’enseignant au conseiller pédagogique), en même temps que d’une harmonie territoriale « afin que les élèves aient les mêmes chances partout », explique l’inspecteur d’académie Jean Verlucco.

16 remplaçants en moins :

En ces temps de disette financière, les syndicats d’enseignants s’attendaient à une perte importante de postes pour septembre 2010. À la sortie du comité technique paritaire départemental (CTPD) hier, les représentants du SNUipp qui siègent dans cette instance faisaient effectivement la tête. 33 classes en moins, contre 19 créations, pour eux, le compte n’y est pas.

Des chiffres certes susceptibles d’être modifiés par le conseil départemental de l’éducation national (CDEN) qui réunissait, l’après-midi même, les parents d’élèves, les élus et les organisations syndicales, sous l’autorité du préfet . Mais sans changer fondamentalement la donne, « vu les moyens étriqués de l’éducation nationale », estime Emmanuel Trigo, secrétaire départemental du Snuipp. Pour ce syndicat en effet, « le département compte des points noirs importants ». 
Car en plus des trop nombreuses fermetures, vont disparaître 16 postes de remplaçants, « ce qui empêchera notamment les enseignants de partir en formation  ».(et les classes d’enseignants absents ne seront pas assurées par des remplaçants mais réparties chez les autres collègues). 

L’enseignement spécialisé est également mis à mal, insiste le leader syndical, avec la suppression de deux postes au foyer de l’enfance du Pradet. Ou encore un instituteur qui passe à la trappe à l’hôpital Pomponiana à Hyères. (plus toutes les menaces qui pèsent lourdement sur les postes des Rased).

« On nous demande d’accueillir les enfants en difficulté, dans le même temps, nos conditions de travail se dégradent », s’indigne Paul Morel, secrétaire général adjoint du Snuipp. Selon lui, « si nous voulions mettre le Var au même niveau que les Alpes-Maritimes, il faudrait au moins 80 postes en plus ». (ou alors il faudrait imaginer des choses irréalistes telles que la solidarité entre départements de la même académie... trop compliqué ça !).

Une bonne nouvelle quand même : ce qu’il reste des Rased (Réseaux d’aides spécialisées aux enfants en difficulté) mis à mal l’an dernier n’a pas été touché cette année. «  La mobilisation paye », a conclu le Snuipp devant les militants, parents et enseignants venus manifester sous les fenêtres de l’inspection à Toulon.

300 élèves en moins :

L’inspecteur d’académie a bien entendu une tout autre vision des chiffres. Avec 300 élèves en moins attendus à la prochaine rentrée scolaire, « le tableau n’est pas si noir » , estime-t-il. « Les décisions que je vais prendre ne vont pas dégrader la qualité du service public d’enseignement », promet M. Verlucco.

Les parents de l’école maternelle Sémard à la Seyne, banderoles à la main, craignent, eux, tout le contraire. « Une classe en moins, c’est d’autres classes surchargées. Et des sections à plusieurs niveaux. Chaque année, c’est pareil. On est menacé », soupire cette maman. Ses jumeaux ont eu la possibilité d’être scolarisés à 2 ans et demi, « ils ont appris plein de choses », témoigne-t-elle. Elle espère bien que son petit dernier, 13 mois, lui aussi, aura la même chance plus tard. Mais rien n’est moins sûr.
 Il aurait été proposé au CDEN qui s’est terminé hier soir, assez tard, 35 fermetures de classes et 29 ouvertures. L’inspection devrait livrer ses arbitrages définitifs ce matin.

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Toujours 3 classes en septembre 2010 ...

La "colère gronde dans le Var" mais heureusement on ne l’entend guère à Tourtour : tout du moins, on ne veut guère l’entendre... Et pour cause ! Rien ne change pour septembre à l’école du village, les 3 classes continueront à fonctionner dans les mêmes conditions et cela est tout à fait légitime en regard des effectifs "déclarés" à l’administration académique . 
Donc, on ne bouge pas, on ne bronche pas : les enseignantes ne participent pas au mouvement de grève, il sera bien temps d’y penser quand l’école de Tourtour sera concernée . 
Et la Mairie essaie de nous faire croire qu’elle a tout fait pour conserver la situation actuelle ! (ce qui suppose donc par extension que les classes fermées l’ont été dans des communes où la mairie s’est tournée les pouces en regardant le train passer : ça fera plaisir à tous ces élus incompétents !!).
Un exemple de l’implication municipale et aussi de la politique lobbyiste qui permet beaucoup de choses au mépris de valeurs qu’il faudrait croire désuètes : lors du dernier conseil municipal du vendredi 3 avril, Mr le maire a discuté de l’école du village en rappelant la venue de l’Inspecteur de circonscription pour l’inauguration de l’équipement numérique de la salle informatique et en dissertant sur le privilège vécu par nos "49" petits écoliers... Tiens, tiens !! 49 élèves pour 3 classes, effectivement c’est avantageux ! Non, pas possible, le maire s’est trompé ! il faut donc vérifier le nombre !
Rendez-vous compte , 49 élèves pour 3 classes on arrive à une moyenne de 16,3 élèves par classe : des conditions d’enseignement quasi idéales ! Donc tant mieux pour nos petits et si dans d’autres villages ils en bavent à cause de classes qui ferment (et que les moyennes montent à 26 ou 28..), pas grave ! ce n’est pas chez nous ....

Voilà, pour se donner une petite idée de ce que peuvent vivre d’autres écoles (et d’autres enfants) dans le département , voir ci-dessous l’article de Var-Matin .

33 classes fermées et 19 ouvertes à la rentrée :

(Publié dans "Var-Matin le jeudi 25 mars 2010 à 00H00).

 Ci-dessous, intégralité de l’article de ce matin, jeudi 25 mars : en couleur, quelques observations perso du site ) . 

 
33 classes fermées et 19 ouvertes à la rentrée_1 Emmanuel Trigo,(SNUipp) à la sortie du comité départemental technique paritaire, est venu expliquer aux manifestants les ouvertures et fermetures de classes. (Patrick BLANCHARD).

Chaque année, le dévoilement de la carte scolaire pour le premier degré (de la maternelle au CM2) ressemble à une grande remise des prix, avec ses heureux gagnants. Mais aussi ses malheureux perdants. Dans cette seconde catégorie, les écoles amputées d’une classe, sous prétexte que leurs effectifs accusent une baisse plus ou moins importante. Et, dans la première catégorie, les établissements, moins nombreux, qui ont droit à une section supplémentaire pour la prochaine rentrée, car ils ont grossi.

Tout cela ressortant d’un subtil équilibre entre tous les emplois de l’école (de l’enseignant au conseiller pédagogique), en même temps que d’une harmonie territoriale « afin que les élèves aient les mêmes chances partout », explique l’inspecteur d’académie Jean Verlucco.

16 remplaçants en moins :

En ces temps de disette financière, les syndicats d’enseignants s’attendaient à une perte importante de postes pour septembre 2010. À la sortie du comité technique paritaire départemental (CTPD) hier, les représentants du SNUipp qui siègent dans cette instance faisaient effectivement la tête. 33 classes en moins, contre 19 créations, pour eux, le compte n’y est pas.

Des chiffres certes susceptibles d’être modifiés par le conseil départemental de l’éducation national (CDEN) qui réunissait, l’après-midi même, les parents d’élèves, les élus et les organisations syndicales, sous l’autorité du préfet . Mais sans changer fondamentalement la donne, « vu les moyens étriqués de l’éducation nationale », estime Emmanuel Trigo, secrétaire départemental du Snuipp. Pour ce syndicat en effet, « le département compte des points noirs importants ». 
Car en plus des trop nombreuses fermetures, vont disparaître 16 postes de remplaçants, « ce qui empêchera notamment les enseignants de partir en formation  ».(et les classes d’enseignants absents ne seront pas assurées par des remplaçants mais réparties chez les autres collègues). 

L’enseignement spécialisé est également mis à mal, insiste le leader syndical, avec la suppression de deux postes au foyer de l’enfance du Pradet. Ou encore un instituteur qui passe à la trappe à l’hôpital Pomponiana à Hyères. (plus toutes les menaces qui pèsent lourdement sur les postes des Rased).

« On nous demande d’accueillir les enfants en difficulté, dans le même temps, nos conditions de travail se dégradent », s’indigne Paul Morel, secrétaire général adjoint du Snuipp. Selon lui, « si nous voulions mettre le Var au même niveau que les Alpes-Maritimes, il faudrait au moins 80 postes en plus ». (ou alors il faudrait imaginer des choses irréalistes telles que la solidarité entre départements de la même académie... trop compliqué ça !).

Une bonne nouvelle quand même : ce qu’il reste des Rased (Réseaux d’aides spécialisées aux enfants en difficulté) mis à mal l’an dernier n’a pas été touché cette année. «  La mobilisation paye », a conclu le Snuipp devant les militants, parents et enseignants venus manifester sous les fenêtres de l’inspection à Toulon.

300 élèves en moins :

L’inspecteur d’académie a bien entendu une tout autre vision des chiffres. Avec 300 élèves en moins attendus à la prochaine rentrée scolaire, « le tableau n’est pas si noir » , estime-t-il. « Les décisions que je vais prendre ne vont pas dégrader la qualité du service public d’enseignement », promet M. Verlucco.

Les parents de l’école maternelle Sémard à la Seyne, banderoles à la main, craignent, eux, tout le contraire. « Une classe en moins, c’est d’autres classes surchargées. Et des sections à plusieurs niveaux. Chaque année, c’est pareil. On est menacé », soupire cette maman. Ses jumeaux ont eu la possibilité d’être scolarisés à 2 ans et demi, « ils ont appris plein de choses », témoigne-t-elle. Elle espère bien que son petit dernier, 13 mois, lui aussi, aura la même chance plus tard. Mais rien n’est moins sûr.
 Il aurait été proposé au CDEN qui s’est terminé hier soir, assez tard, 35 fermetures de classes et 29 ouvertures. L’inspection devrait livrer ses arbitrages définitifs ce matin.

Vos commentaires

  • Le 12 avril 2010 à 10:33, par Jean Lainé En réponse à : Evolution de l’école

    En 1995, il n’y avait qu’une seule classe unique avec une quinzaine d’enfants. À l’époque les enfants étaient acceptés à partir de 6 ans.
    Année après année les effectifs ont légèrement augmentés, mais ce n’est qu’avec la construction de la classe de maternelle que l’école a pr’is sa dimension actuelle, avec une embellie en 2007-2008. Le nombre d’enfants étant supérieur à 60 il a été possible d’ouvrir une troisième classe.
    La population du village étant ce qu’elle est on constate une décroissanjce du nombre des enfants scolarisés. À la rentrée scolaire 2010 il y aura moins de 50 enfants, ce qui compte tenu des standards de l’éducation nationale devrait conduire à la suppression d’une classe de primaire !!
    Pour consolider l’école il faudrait favoriser l’implantation dans le village de couples jeunes. C’’était l’objectif poursuivi, avec le projet de construction de logements sur le terrain de beauvezet. Malheureusement le projet a été abandonné par la nouvelle équipe municipale.Avec le nouveau projet "quelque peu fumeux" qui s’élabore péniblement, il est à craindre que les constructions qui seront réalisées ne soient pas acceccibles à de jeunes familles.!
    Il ,serait bien que la petite équipe qui entoure Mr le Maire, fasse connaître les objectifs poursuivis. quelle est sa conception de l’avenir du vgillage !

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Mis à jour le jeudi 14 décembre 2017