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Tourtour célèbre le 96ème anniversaire de l’armistice du 11 novembre 1918.

Tourtour célèbre le 96ème anniversaire

de l’armistice du 11 novembre 1918.

Ce mardi 11 novembre 2014 Tourtour célèbre le 96ème anniversaire de l’armistice de 1918 : cette année, la municipalité a décidé de donner un lustre particulier à la cérémonie car le monument a été restauré, les abords nettoyés...De plus, l’école s’est impliquée dans la cérémonie et plusieurs enfants viendront lire des textes ayant trait à la Première Guerre Mondiale.

Mon cousin Michel Giraud (de Camp Fournier) est un passionné d’histoire locale et de généalogie : il a relevé les huits noms du monument et il a fait des recherches sur les soldats tourtourains partis à la guerre en 1914. Voilà le fruit de ses recherches : tous les textes sont de lui, je me suis seulement permis de rajouter des photos en illustrations ...
(un détail : si des tourtourains possèdent des photos de ces huit soldats partis au front, nous ferons des scans pour accompagner les récits - et nous rendrons les photos bien sûr).

 Guerre 14-18 : Pour ne pas oublier

" Ils sont huit noms gravés dans la pierre du monument aux Morts de Tourtour et au cours des ans on honore toujours leur mémoire. Mais leurs contemporains ont aujourd’hui disparu et on a oublié qui ils ont été. En cette période de commémoration nationale il paraît utile de le rappeler et raviver ainsi la flamme du souvenir. Pour les jeunes tourtourains, il s’agit là aussi d’un vrai devoir de mémoire ".

Voilà les aperçus biographiques des noms portés sur le Monument aux Morts de Tourtour .

 Ernest Simon ABEILLE naît à Tourtour le 1er septembre 1884, fils de Jean Bernard Abeille et de Catherine Marie Leydet. Il est cultivateur, avec ses parents qui sont propriétaires et qui vivent au quartier de Fontfiguière
Il effectue son service militaire au 112e R.I. d’octobre 1905 à septembre 1906. Mobilisé le 2 août 1914, il est incorporé dans le 203e R.I. où il est nommé caporal le 13 avril 1915. Il disparait le 27 avril 1915 au Bois-Haut dans la Meuse. Il est déclaré mort à cette date et son corps ne sera jamais retrouvé.
Il avait 30 ans et 8 mois.

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Emile Valentin VERDAINE naît à Tourtour le 7 mai 1888. Il est le fils de Pascal François Verdaine et de Marie Bagarry. Pascal Verdaine a créé une entreprise de transport et c’est tout naturellement que son fils Emile y travaillera et développera l’affaire, en allant jusqu’à Marseille livrer du bois de chauffage coupé dans les forêts familiales.
Il effectue son service militaire au 7e Bataillon de Chasseurs Alpins (BCA) d’Antibes de septembre 1909 à octobre 1910. Il se marie en 1914 avec Marie Hélène Sisteron (Tante Mimi).
Mobilisé le 2 août 1914 il est incorporé le 8 août au 15e Escadron du Train. Il meurt le 3 décembre 1914 à l’hôpital militaire de Void dans la Meuse des suites de maladie contractée en service. Il ne connaîtra jamais sa fille, Emilie, née en 1915.
Il avait 26 ans et 7 mois.

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Jean Eugène VERDAINE naît le 18 janvier 1886 à Tourtour. Il est le frère aîné d’Emile. Il ne fera pas carrière dans l’entreprise familiale, il sera instituteur (mais pas à Tourtour).

Il est engagé volontaire et incorporé au 112e R.I. le 5 octobre 1905 et envoyé dans la disponibilité le 19 septembre 1906. Le 22 septembre 1908 il se marie à Tourtour avec Denise Berthe Marie Chavillon qui est épicière au village (à l’emplacement actuel du Bar des Ormeaux). De cette union naîtra un fils, André, en 1909. (Les Tourtourains se souviennent tous de cet homme discret et plus encore de son épouse, Marie-Claire, une grande figure qui a animé la vie tourtouraine durant plus de trente ans, mais ceci est une autre histoire...)
Mobilisé le 2 août 1914, il incorpore le 203e R.I. le 5 août. Il est nommé caporal le 5 septembre 1914. Blessé le 30 avril 1915, il décède le 2 mai 1915 des suites de ses blessures de guerre à l’hôpital militaire n°5 de Verdun dans la Meuse.
Il sera cité à l’ordre de son régiment : “A toujours été vaillant caporal, faisant constamment preuve de courage et de dévouement. Mort glorieusement pour la France le 2 mai 1915.” Et sera décoré de la médaille militaire à titre posthume le 19 mars 1920.
Il avait 29 ans et 3 mois.

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 Julien Antoine Marius MANDIN naît à Tourtour le 11 décembre 1878. Il est le fils aîné d’Antoine Mandin et de Julie Augustine Teisseire. Il grandira avec ses quatre frères au quartier des Mandins où ses parents sont cultivateurs.
Il effectue son service militaire au 112e R.I. de septembre 1899 à septembre 1900, versé dans la réserve en novembre 1902 et enfin dans la territoriale en octobre 1912. Il se marie le 20 avril 1911 à Flayosc avec Angèle Joséphine Taxil. Ils auront un fils, né en octobre 1912, Marcel. Le 2 août 1914, comme ses quatre frères, il est mobilisé et incorporé dans le 311e R.I.
Blessé au combat, il décède le 13 février 1916 à l’hôpital militaire de Toul en Meurthe et Moselle.
Il avait 37 ans et 2 mois.

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Emile Marius BAGARRY naît à Tourtour le 5 mai 1898. Il est le fils aîné d’Eugène Auguste Bagarry et de Valérie Denise Abbo. Il est le cousin germain des frères Verdaine, Eugène et Emile. Il est aussi l’oncle posthume d’Armand Bagarry, bien connu des tourtourains.
Il est incorporé le 3 mai 1917 comme canonnier dans le 265e rég. d’artillerie de campagne (R.A.C.). Il meurt le 27 décembre 1918, chez lui à Tourtour, en permission, des suites de maladie épidémique.
Il avait 20 ans et 7 mois.

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Albert Honoré MEIFFRET naît à Tourtour le 22 février 1881. Il est le fils de Faust Isidore Meiffret, charretier à Tourtour et de Hélène Pélagie Giraud. Son père décède en août 1885 et une soeur naît en octobre 1885. Il est obligé, très jeune, de gagner sa vie pour aider sa famille. Il exerce divers métiers à Aups – garçon de café, cordonnier. Le 2 octobre 1906 il se marie à Aups avec Magdeleine Joséphine Chieusse. Ils y auront une fille, Isabelle, née en 1908. Puis le couple s’installe à Salernes en 1911 et lui devient représentant de commerce.
A la déclaration de guerre le 2 août 1914 il est incorporé au 311e R.I.(régiment d’Infanterie).
Il est tué le 19 septembre 1914 à Heippes dans la Meuse. Il est le premier mort tourtourain de cette guerre.
Le nom d’Albert Meiffret est gravé sur les monuments aux Morts d’Aups, Salernes et Tourtour.
Il avait 33 ans et 7 mois.

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 Moïse Octave DAUPHIN naît à Flayosc le 25 octobre 1893, où ses parents, Auguste Hilarion Dauphin et Célestine Uranie Troin, se sont mariés en novembre 1892 – sa mère est flayoscaise. Moïse passe sa petite enfance à Tourtour où son père travaille dans la boucherie familiale. Puis la famille s’installe à Aiguines.
C’est de là qu’il part au service militaire le 5 décembre 1913. Il est incorporé dans le 3e Régiment de Zouaves et effectue son service en Algérie. Il s’y trouve encore le 2 août 1914 quand éclate la guerre. Il est nommé caporal le 11 août 1914. Son régiment embarque pour Sète le 23 août. Il connaît le baptême du feu le 7 septembre dans la région de Meaux (77) où il est blessé à la tête. Il sera encore blessé le 20 janvier 1915, avec des plaies multiples par éclats d’obus, dans la région d’Arras. Et de nouveau gravement le 18 février 1915 dans le secteur d’Anzin-Roclincourt (62). Il meurt le 21 février 1915 des suites de ses blessures.
Le nom de Moïse Dauphin est gravé sur les monuments aux Morts d’Aiguines, Flayosc et Tourtour.
Son carnet de route (écrit "sur le front") :



( Pour compléter le paragraphe, à lire absolument sur le site http://memoires-de-guerres.var.fr/article.php?laref=596
l’émouvant carnet de route écrit par Moïse Dauphin intitulé “Souvenirs de ma campagne 1914”, voir photo ci-dessus) : en étant sur la page de garde du site, vous prenez la partie en bas à droite (rouge) vous cochez sur "Document" puis, plus bas, clic sur "Résultat détaillé" et au bas de la page qui s’affiche, le dernier carnet intitulé "carnet de route..."
Il avait 21 ans et 4 mois.

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Octave Edouard GIRAUD naît à Tourtour le 25 mars 1884. Son père, Joseph, est de Flayosc où il est cordonnier et où la famille demeure. Sa mère, Joséphine Anne Sisteron, est tourtouraine et viendra accoucher de ses trois fils à Tourtour, chez sa propre mère. Octave Giraud grandit donc à Flayosc et deviendra lui-même cordonnier. En avril 1902, à 18 ans , il s’engage pour trois ans dans la marine à Toulon, jusqu’en avril 1905. En novembre 1907 il se marie à Flayosc avec Claudine Joséphine Mouton. Ils auront deux fils, Georges, né en 1909 et Fernand, né en 1912.
Le 2 août 1914 il est incorporé dans le 22e Rég. d’Inf. coloniale. Et le 4 juillet 1916 il passe au 77e Bataillon de Tirailleurs sénégalais. Avec ce corps il embarque pour Djibouti le 17 octobre 1916. Et de nouveau il rembarque pour le front en France avec son bataillon le 31 janvier 1917 à bord du paquebot mixte à vapeur “Athos”(voir photo ci-dessous). Ce fleuron des Messageries Maritimes desservant la ligne Marseille-Yokohama transporte à son bord 1950 personnes, dont 950 coolies embarqués à Hong-Kong pour venir travailler dans les usines françaises d’armement et 850 tirailleurs. Le 17 février 1917, bien qu’escorté par 2 contre-torpilleurs, il reçoit à 200 miles au large de Malte une torpille tirée par le sous-marin allemand U65. Il coule en moins de 15 minutes faisant 754 disparus. Octave Giraud meurt, péri en mer.
Son nom est gravé sur les monuments aux Morts de Flayosc et Tourtour.
Il avait 32 ans et 10 mois.


Paquebot mixte “Athos”

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Mis à jour le jeudi 12 octobre 2017