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Accueil > Histoire > Tourtour durant la deuxième guerre mondiale . > Tourtour "honore" les deux maquisards exécutés à Sainte-Anne ...

Tourtour "honore" les deux maquisards exécutés à Sainte-Anne ...

Les deux maquisards ont été mitraillés par les allemands à la hauteur du petit pont qui se trouve à la hauteur de la Bastide Escarelle, au tout début de la montée en direction d’Ampus : la stèle a été installée près du carrefour de Sainte-Anne (à l’époque ce n’était pas un rond-point) pour que le monument commémoratif soit plus proche de l’entrée du village.

Les allemands avaient surveillé les maquisards depuis plusieurs jours et ils savaient que le couvre-feu ne serait encore pas respecté ce soir-là : Ils attendirent donc le passage de la voiture noire et ils mitraillèrent le véhicule qui s’immobilisa quelques mètres plus loin : le chauffeur décéda aussitôt au cours de la fusillade, un autre fut blessé et agonisa une journée avant de s’éteindre et le troisième maquisard, blessé à la jambe, réussit à se cacher sous la pile du pont, dans la conduite d’eau, sans que les allemands ne soupçonne sa cachette . Mon cousin Michel me racontait que Suzanne Verdier lui avait décrit cet événement qu’elle avait vécu et il se souvenait en particulier d’un détail qui l’avait marqué : le blessé avait été découvert le lendemain par des tourtourains et la plaie aux jambes avait souffert de la chaleur estivale, à tel point que la blessure était déjà attaquée par les mouches et les petits vers. Michel, même encore aujourd’hui, se souvient de la cruauté qu’il avait ressentie à l’écoute de cet épisode tragique raconté par une ancienne du village.

 

L’organisation de la cérémonie n’avait sans doute pas fait l’objet d’une préparation assidue car Pierre Jugy, écharpe tricolore sur le flanc, a tout de suite passé la parole à la représentante du comité du Maquis du Haut-Var qui la lui a gentiment redonnée aussitôt : le maire s’est donc retrouvé la mine légèrement enfarinée mais il a réussi néanmoins à bredouiller quelques banalités, quelques secondes avant de rendre la parole à cette dame qui a situé le parcours de cette cérémonie avec d’autres stèles à Villecroze, Salernes et Lorgues .

Pour déposer la gerbe au pied de la stèle, il fallait un digne représentant des valeurs républicaines, un symbole de la citoyenneté communale, un modèle de probité et de loyauté envers la patrie, un personnage ancré dans le respect indéfectible de la légalité, en un mot une autorité incontestable qui représenterait dignement l’authenticité de ce moment historique ...

 

Un nom s’est alors imposé avec évidence, celui de Jean-Marc Simon, figure emblématique qui occupe une place de plus en plus importante sur le village : avec élégance (nous avons tous remarqué le blue-jean troué au genou droit - c’est la mode ! - ), notre responsable des services techniques de la commune a rendu, en notre nom, un vibrant hommage aux combattants de l’ombre ...

Notre chef moulinier est aujourd’hui incontournable dans la culture patrimoniale du village dans le ciel après sa fameuse formule " à Tourtour, quand on y vient un jour, on y revient toujours ", phrase qui deviendra culte quand les historiens se pencheront sur les archives vidéos du journal télévisé de Jean-Pierre Pernaut et qu’ils analyseront les théories philoso-mystico-lexicales des personnages marquants du XXIème siècle dans le Haut-Var...

 

Un petit détail : l’an dernier, en septembre 2012, la municipalité avait décidé que le rond-point de Sainte-Anne serait réaménagé et que la stèle et l’oratoire seraient déplacés de quelques mètres pour ne pas gêner la circulation lors de la commémoration de la mort des maquisards du Haut-Var . Depuis rien n’a été fait mais nombreux sont ceux qui mettent en doute l’utilité (et la nécessité) de tels travaux ! Dans la mesure où la cérémonie n’est guère préparée par la mairie pour motiver les habitants (et en particulier les jeunes du village), la participation en terme d’affluence est d’environ une toute petite quinzaine de personnes : devant cette foule si peu nombreuse, nul doute que les véhicules n’auront guère de difficultés à circuler et que les citoyens qui rendent hommage aux victimes devant la stèle ne prennent que peu de risques d’accidents ....

Un autre détail : Les noms des deux maquisards exécutés n’ont pas été prononcés lors de la cérémonie ...on sait que le "on ne peut pas dire le nom" est un leit-motiv que les présents aux conseils municipaux (élus et spectateurs - ce qui souvent revient au même - !) connaissent bien, mais là, une dérogation aurait pu être accordée !...

Un autre détail : sur la page officielle facebook de la commune que rédigent avec passion nos chères Isabelle Dert-Bono et Patricia Coste-Barthillat, nous avons des mines d’informations (on nous avertit même des radars sur la route de Salernes à Lorgues !!...mdr -et bravo pour le civisme territorial...) mais pour une cérémonie d’hommage à un épisode historique de la vie du village, là, makach waloù !...pas un mot, pas une image ! Cherchons l’erreur !.... Cette absence est d’autant plus regrettable que, cette année, la cérémonie a atteint des sommets "d’émotions partagées" et la présence de nos deux championnes de la communication aurait été vraiment utile ...(le seul commentateur de cet événement étant votre serviteur, avouez que cela manque de bling-bling et de glamour, tendances actuelles que ces deux chères blondes savent incarner par ailleurs avec panache !)...Dommage !

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 Tourtour "honore" les deux maquisards 

 exécutés à Sainte-Anne en 1944 ...

 

Bien évidemment, certains esprits bien tournés (tout dépend du sens de la rotation !) vont trouver que c’est un peu ringard de célébrer des événements qui se sont déroulés 69 ans auparavant, que c’est un peu réac de célébrer la mémoire de deux maquisards et qu’en plus, c’est pas très malin puisque les deux gars exécutés par les allemands ne sont même pas de Tourtour !... Ils ont sans doute raison puisqu’ils considèrent que la seule célébration qui mérite d’être commémorée c’est la victoire des Bleus à la Coupe du Monde, le 12 juillet 1998 !.. Par contre, d’autres esprits (dont les roulements sont moins grippés) peuvent considérer que le devoir de mémoire est une valeur républicaine et citoyenne qui mérite d’être partagée par les diverses générations d’une commune et que chaque municipalité doit participer avec ferveur à ces rencontres en mobilisant les habitants et en particulier les jeunes . Etre un élu du peuple dans un village ne signifie pas qu’il suffise de veiller au bon fonctionnement des commerces, à l’entretien des réverbères, au fleurissement des jardinières, à l’assainissement du réseau d’eau ou qu’il suffise de serrer des mains et faire des bises lors des aïolis ou des soupes au pistou ! ...

La mort de deux maquisards exécutés par les allemands en 1944 est une cérémonie qui mérite le respect de tous les tourtourains car elle est un moment de l’histoire du village, dans une période où la patrie était sous le joug de l’ennemi et que des jeunes maquisards ont alors payé de leur vie la lutte contre l’oppresseur.
Souvenons-nous ...

 

Les deux maquisards ont été mitraillés par les allemands à la hauteur du petit pont qui se trouve à la hauteur de la Bastide Escarelle, au tout début de la montée en direction d’Ampus : la stèle a été installée près du carrefour de Sainte-Anne (à l’époque ce n’était pas un rond-point) pour que le monument commémoratif soit plus proche de l’entrée du village.

Les allemands avaient surveillé les maquisards depuis plusieurs jours et ils savaient que le couvre-feu ne serait encore pas respecté ce soir-là : Ils attendirent donc le passage de la voiture noire et ils mitraillèrent le véhicule qui s’immobilisa quelques mètres plus loin : le chauffeur décéda aussitôt au cours de la fusillade, un autre fut blessé et agonisa une journée avant de s’éteindre et le troisième maquisard, blessé à la jambe, réussit à se cacher sous la pile du pont, dans la conduite d’eau, sans que les allemands ne soupçonne sa cachette . Mon cousin Michel me racontait que Suzanne Verdier lui avait décrit cet événement qu’elle avait vécu et il se souvenait en particulier d’un détail qui l’avait marqué : le blessé avait été découvert le lendemain par des tourtourains et la plaie aux jambes avait souffert de la chaleur estivale, à tel point que la blessure était déjà attaquée par les mouches et les petits vers. Michel, même encore aujourd’hui, se souvient de la cruauté qu’il avait ressentie à l’écoute de cet épisode tragique raconté par une ancienne du village.

 

L’organisation de la cérémonie n’avait sans doute pas fait l’objet d’une préparation assidue car Pierre Jugy, écharpe tricolore sur le flanc, a tout de suite passé la parole à la représentante du comité du Maquis du Haut-Var qui la lui a gentiment redonnée aussitôt : le maire s’est donc retrouvé la mine légèrement enfarinée mais il a réussi néanmoins à bredouiller quelques banalités, quelques secondes avant de rendre la parole à cette dame qui a situé le parcours de cette cérémonie avec d’autres stèles à Villecroze, Salernes et Lorgues .

Pour déposer la gerbe au pied de la stèle, il fallait un digne représentant des valeurs républicaines, un symbole de la citoyenneté communale, un modèle de probité et de loyauté envers la patrie, un personnage ancré dans le respect indéfectible de la légalité, en un mot une autorité incontestable qui représenterait dignement l’authenticité de ce moment historique ...

 

Un nom s’est alors imposé avec évidence, celui de Jean-Marc Simon, figure emblématique qui occupe une place de plus en plus importante sur le village : avec élégance (nous avons tous remarqué le blue-jean troué au genou droit - c’est la mode ! - ), notre responsable des services techniques de la commune a rendu, en notre nom, un vibrant hommage aux combattants de l’ombre ...

Notre chef moulinier est aujourd’hui incontournable dans la culture patrimoniale du village dans le ciel après sa fameuse formule " à Tourtour, quand on y vient un jour, on y revient toujours ", phrase qui deviendra culte quand les historiens se pencheront sur les archives vidéos du journal télévisé de Jean-Pierre Pernaut et qu’ils analyseront les théories philoso-mystico-lexicales des personnages marquants du XXIème siècle dans le Haut-Var...

 

Un petit détail : l’an dernier, en septembre 2012, la municipalité avait décidé que le rond-point de Sainte-Anne serait réaménagé et que la stèle et l’oratoire seraient déplacés de quelques mètres pour ne pas gêner la circulation lors de la commémoration de la mort des maquisards du Haut-Var . Depuis rien n’a été fait mais nombreux sont ceux qui mettent en doute l’utilité (et la nécessité) de tels travaux ! Dans la mesure où la cérémonie n’est guère préparée par la mairie pour motiver les habitants (et en particulier les jeunes du village), la participation en terme d’affluence est d’environ une toute petite quinzaine de personnes : devant cette foule si peu nombreuse, nul doute que les véhicules n’auront guère de difficultés à circuler et que les citoyens qui rendent hommage aux victimes devant la stèle ne prennent que peu de risques d’accidents ....

Un autre détail : Les noms des deux maquisards exécutés n’ont pas été prononcés lors de la cérémonie ...on sait que le "on ne peut pas dire le nom" est un leit-motiv que les présents aux conseils municipaux (élus et spectateurs - ce qui souvent revient au même - !) connaissent bien, mais là, une dérogation aurait pu être accordée !...

Un autre détail : sur la page officielle facebook de la commune que rédigent avec passion nos chères Isabelle Dert-Bono et Patricia Coste-Barthillat, nous avons des mines d’informations (on nous avertit même des radars sur la route de Salernes à Lorgues !!...mdr -et bravo pour le civisme territorial...) mais pour une cérémonie d’hommage à un épisode historique de la vie du village, là, makach waloù !...pas un mot, pas une image ! Cherchons l’erreur !.... Cette absence est d’autant plus regrettable que, cette année, la cérémonie a atteint des sommets "d’émotions partagées" et la présence de nos deux championnes de la communication aurait été vraiment utile ...(le seul commentateur de cet événement étant votre serviteur, avouez que cela manque de bling-bling et de glamour, tendances actuelles que ces deux chères blondes savent incarner par ailleurs avec panache !)...Dommage !

Vos commentaires

  • Le 1er septembre 2013 à 22:05, par Goure En réponse à : Les deux maquisards

    Pourquoi ne peut-on pas dire le nom des deux maquisards exécutés ????

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