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Une ventarelle (ou tarare) pour le blé, un beau cadeau pour "leï Bélugo" de Tourtour

 Une ventarelle (ou tarare) pour le blé 

un beau cadeau pour "lei Bélugo’ de Tourtour

L’association "leï Bélugo" de Tourtour, sous la dynamique impulsion de son président Ginès Pérez, s’est fixée un objectif ambiteux pour l’horizon été 2020, la création d’un musée villageois qui accueillerait touristes et visiteurs pour leur faire découvrir les richesses patrimoniales locales (costumes provençaux, vieux outils, documents iconographiques, objets ruraux de la vie quotidienne..). Ce projet à long terme sera évolutif et se peaufinera au fil des acquisitions d’éléments d’exposition, de meubles de présentation et il évoluera également en fonction des locaux disponibles (avec des extensions éventuelles sur un autre étage de la Bastide Escarelle - sans nuire évidemment aux locataires actuels, rassurons-nous !..).

Dans le cadre des préparatifs pour ce projet de musée local, une visite du musée de Cotignac a été faite en novembre dernier et à cette occasion , une dame a proposé de nous offrir une ventarelle du type de la photo ci-dessous... Nous n’avons guère réfléchi pour accepter ce généreux don et nous prendrons donc bientôt les dispositions nécessaires pour aller chercher cet outil qui sera donc une belle pièce de collection ...

En attendant, voici quelques éléments de présentation de l’outil agricole "ventarelle"...

La ventarelle (dénommée "tarare" mais également vanneuse ou traquinet dans d’autres régions) est une machine utilisée lors du vannage. Elle permet de remplacer le vannage manuel qui se faisait par jour de grand vent avec un van en jetant en l’air les grains pour les séparer des impuretés (balle). La ventarelle (tarare) tire son nom de la ville de Tarare dans le Rhône où elle était fabriquée.

Apparue au début du XVIIe siècle aux Pays-Bas, ellle est constituée d’un ventilateur et de grilles, le tout étant actionné par une manivelle, ou parfois un moteur.

Avec les progrès de la mécanisation, la ventarelle fut intégrée dans la batteuse. La séparation du grain des multiples indésirables (poussières, mauvaises graines, balle…) était une première étape. Pour l’utilisation en semences de ces graines, il fallait les trier avec des grilles vibrantes et des alvéoles rotatives. Le calibrage des graines de céréale par le trieur fut, pour le monde agricole, une étape du progrès dans les rendements : c’était un début de sélection massale (la sélection des semences qui correspondent le mieux aux critères définis par les paysans.

http://www.cnrtl.fr/definition/tarare

Agriculture : Machine servant à séparer le grain des poussières et des substances légères de la balle après le battage, et qui se compose d’une trémie distribuant les grains sur une grille oscillante où ils sont triés et nettoyés grâce à la soufflerie d’un ventilateur.
Synonyme : vanneuse.Vous battiez avec le fléau et vanniez avec un van, ils battent à la machine et vannent avec le tarare (...) et ils se plaignent ! (Renard, Nos frères farouches, 1910).Avec ça, pour battre leur blé, ils peuvent attendre qu’il fasse frais dans les granges (...) Et quand ce sera fini de battre, il faudra vanner, se casser les bras, s’échiner des reins pour balancer le van. Et je te secoue, et je te remue, tant pis pour les reins. Mais eux, ils n’auront pas cette peine-là : ils ont acheté un tarare (Aymé, Jument, 1933).

Appareil servant à nettoyer les grains après le battage.

L’outil emblématique du progrès agricole est sans doute le tarare, machine très perfectionnée. Elle intègre et mécanise, pour la première fois, deux opérations : le vannage et le criblage, c’est à dire le nettoyage et le triage des grains de céréales. Une manivelle actionnée par l’homme entraîne un ventilateur à 4 palettes de bois (le"vent") et, en même temps, le "trembleur", fait de 2 grilles superposées, animées d’un mouvement vibratoire.

La moisson (après la séparation des grains de l’épi) est versée par la paysanne dans la trémie aménagée sur le haut du tarare. Elle tombe sur le "trembleur". Les débris légers sont soufflés. Les impuretés sont arrêtées par les grilles et versées à l’arrière de la machine. Les grains de céréales glissent alors sur un plan incliné qui "tremble" également. Une ultime grille sépare les petits grains, destinés à la volaille, des grains nobles."
Extrait de "une idée du progrès : le tarare" article de Henri Pailler dans le bulletin n°17 Des amis du pays de Saint Bonnet le Château 2006.


 

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Mis à jour le vendredi 17 mai 2019