Aller au contenu Aller au menu Aller à la recherche

Logo du site

Accueil > Célébrités > 001 . Autres célébrités à Tourtour . > Cinéma, théâtre : comédiens, réalisateurs. > Valentin Sampietro, technicien cinéma, ingénieur du son, mixage-montage

Valentin Sampietro, technicien cinéma, ingénieur du son, mixage-montage

 Valentin Sampietro, technicien cinéma, 

 ingénieur du son, mixage-montage 

Avec son frère Théo, on les a connus pitchounets et grâce à notre cher Saint-Denis, on les a vus grandir...La maman, Christine, est notre doctoresse et le papa, Yves, ocuupe sa retraite d’enseignant entre notre village et sa maison en Crète...

Valentin est un passionné de cinéma et il commence à se faire un nom dans la spécialité "son"...

Si vous voulez consulter sa "fiche technique", vous pouvez aller sur le site internet suivant : https://www.unifrance.org/annuaires/personne/405639/valentin-sampietro

_________________

Valentin sillonne les routes de tout le pays et il n’est guère simple de jouer l’interviewer...Alors les questions se posent sur les terrasses ou par mail et les réponses arrivent aussi lors d’un café au Bar des Ormeaux ou par la voie internet... Merci Valentin pour ta clarté pédagogique et ta franchise spontanée...

** Après le bac, quel cursus universitaire as-tu suivi ?
Après avoir obtenu un BAC S je suis entré en BTS audiovisuel en option "SON" au lycée Carnot de Cannes. J’ai ensuite préparé différents concours en 2011 et je suis entré à l’école Parisienne de cinéma la FEMIS, option métiers du son en septembre 2012. C’est une école publique en quatre ans qui m’a formé aux techniques de prise de son, montage son et mixage cinéma.


** En quelle année as-tu commencé - à Tourtour - à aider le festival de courts métrages " CourtsCourts " ?
Je me suis porté volontaire pour m’occuper de la partie technique du festival (vérification des fichiers, location du matériel et assurer la projection des films) à partir de la deuxième année, en 2011, à l’issue de mon BTS audiovisuel. J’ai pu ainsi profiter de l’occasion pour participer un peu à la vie de mon village. C’est quelque chose qui reste très important pour moi, même si mes études et mon travail m’éloignent un peu de Tourtour aujourd’hui. Nous avons pu au sein du festival, au fur et à mesure des années et de l’intérêt porté par les festivaliers à notre travail, améliorer la qualité de projection, en achetant de nouvelles enceintes et en louant du matériel plus performant et plus adapté à nos besoins. 
** As-tu suivi une école spécifique "son" (ou bien un cycle polyvalent) ?
Les deux écoles qui m’ont formé avaient toutes les deux une spécialité son. J’avais quelques cours magistraux d’histoire du cinéma de culture générale, d’anglais, des cours de technique et de physique également avec d’autres élèves de spécialités différentes mais le coeur de mes semaines était focalisé autour du domaine sonore. Surtout lors de la FEMIS. C’est une école basée sur l’apprentissage à travers la pratique régulière. Il n’y a aucun professeur titulaire dans cette école. Ce sont des professionnels du métier qui viennent nous apprendre différentes techniques et nous parlent de leurs expériences. J’ai ainsi pu, au cours de ma formation, largement développer un réseau professionnel. La plupart des contrats que je décroche actuellement comme assistant son sur les plateaux, je les dois à ce réseau…
** Quelle a été ta 1ère expérience sur un tournage ?
Quand j’étais au BTS, j’étais le seul de ma promotion son à vouloir faire du son à l’image. Avec 3 amis nous avons tourné un petit film appelé My Sweet Mary K, que nous avons montré l’été 2011 à CourtsCourts d’ailleurs. J’étais preneur de son et monteur son sur ce film avec un copine de ma promo, Marie. C’était vraiment mes tous débuts et beaucoup de choses auraient pu être améliorées, mais je me souviens parfaitement de nos deux journées de tournage et presque de chacun des plans tournés.
Je dirais que ma "seconde première expérience" fut mon premier stage sur un long métrage Jamais contente, réalisé par Émilie Deuleuse. C’était en 2014 et ce fut un peu le baptême du feu. Le rythme était très intense, j’ai perché quasiment tous les jours (c’est à dire agiter un micros au bout d’une canne au dessus des comédiens). Au début je me faisais reprendre assez durement par l’ingénieur du son et le perchman. Je ne faisais jamais assez bien, mais ils sont restés très bienveillants et m’ont beaucoup soutenu. C’est pas facile de s’assumer devant une équipe de tournage professionnelle quand on est rien du tout et qu’on débute. Nous avons tourné sept semaines, ce qui est le minimum de temps possible pour tourner un long métrage ; en dessous les conditions deviennent vraiment difficiles ( et malheureusement ça existe !). 
Ce stage-là a d’ailleurs été décisif car c’est grâce à lui que j’ai pu travailler sur le film de Paul Verhoeven, Benedetta ! Damien, le perchman de mon premier stage a fait partie de l’équipe de Benedetta. Je l’ai contacté en Avril pour savoir s’ils avaient besoin, dans l’équipe son, d’assistants pour la partie française. La réponse était négative au départ. Je l’ai relancé quelques fois et finalement ça l’a fait !
** Es-tu technicien " son " uniquement ou bien tu navigues sur d’autres parties techniques ?
Je travaille uniquement dans la prise de son, même si avec une amie nous travaillons en ce moment sur des projets de podcasts sonores afin de renouer avec le montage son. Au cinéma il est difficile de naviguer entre différentes spécialité. C’est beaucoup d’argent mis en jeu, même pour un petit projet donc on fait confiance aux personnes qui ont de l’expérience dans un domaine précis. En revanche plusieurs de mes amis qui travaillent en sonorisation de concerts et autre se sont formés en lumière et en vidéo car on demande de plus en plus au gens d’être polyvalents. On emploie qu’une personne au lieu de deux, pratique...
** Quels sont tes projets à court terme ? à long terme ?
Je travaille actuellement comme second assistant son. C’est le plus petit échelon de la chaine son sur les tournages. Je m’occupe des configurations techniques, du renouvellement des batteries, de percher en renfort ou de planquer des micros dans le décor. J’ai très envie de devenir perchman même si ça peut paraître bizarre. C’est un poste où l’on est très proche de l’action, des acteurs. À chacun des plans il faut trouver la bonne chorégraphie, car percher c’est un peu une gymnastique pour éviter de faire des ombres sur les comédiens, éviter de cogner dans le décor et d’orienter le micro le plus précisément en direction des bouches des comédiens. Il faut connaître le texte précisément aussi, ce qui fait que pendant les prises de vues la concentration est totale. C’est très plaisant d’être happé par une situation provoquée artificiellement, le temps passe alors hyper vite !
 J’aimerais que notre projet de réalisations sonores prenne et que je puisse alterner entre les tournages et des moments de "retraite" dans une petite salle de montage son que j’imagine volontiers à Tourtour ! J’espère aussi que des tournages me mèneront à voyager dans plusieurs pays.
** Quels sont tes « rêves » professionnels ?
Pendant longtemps je rêvais de tourner avec les réalisateurs dont j’apprécie le travail, Emir Kusturika ou Tony Gatlin par exemple. Mais en avançant dans le métier je me rends compte que souvent nos idoles peuvent être des personnes très difficiles à côtoyer dans le travail et parfois les tournages les plus plaisants viennent du cadre de travail, de l’ambiance de l’équipe… Je serai toujours fier de travailler pour un grand réalisateur mais le confort de travail n’y sera pas obligatoirement lié.
Comme beaucoup de jeunes de ma génération j’ai du mal à m’imaginer faire carrière dans la même voie. Je ne ferais sûrement pas du cinéma toute ma vie. En revanche je continuerai toujours à enregistrer des gens, des situations pour faire des petits projets sonores que je garderai précieusement, pour mon plaisir ou alors pour les partager. Je suis vraiment passionné par le monde sonore, cet univers relaxant qui stimule l’imaginaire.
** Une anecdote particulière ?
Ramzy, sur le tournage de la saison 2 de Dix pour cent, qui, juste avant que la prise ne commence vient me voir et me dit " Regarde bien Valentin... je fais la faire à l’américaine celle-là ! ".
** Quels sont les divers films auxquels tu as participé ? Avec quelles fonctions ?
Les films notables sont les longs métrages auquels j’ai travaillé, toujours comme deuxième assistant son. J’ai travaillé sur plusieurs courts métrages et comme renfort sur d’autre projets plus longs.
Le secret des banquises de Marie Madinier 
Dix pour cent saison 2 (3 réalisateurs différents)
Paris etc… saison 1 de Zabou Breitman 
Presque Adultes, mini série réalisé par les You Tuber Cyprien, Norman et Natoo
Les Estivants de Valéria Bruni-Tedeschi
Les ombres rouges saison 1 de Christophe Douchant
Benedetta de Paul Verhoeven
Je travaille actuellement sur le prochain film de Cédric Klapisch, Deux Moi

__________________________________________

Au mois d’octobre, Valentin a travaillé sur le dernier film du fameux cinéaste Paul Verhoeven...Quelques éléments sur ce film...

Après un passage par l’Italie et la Roque-d’Anthéron (Bouches-du-Rhône), les caméras du réalisateur Paul Verhoeven (Basic Instinct, Robocop, Total Recall, Starship Troopers, Elle..), ont tourné jusqu’à la toute la fin du mois d’octobre dans le décor naturel grandiose de l’abbaye du Thoronet, propriété varoise louée par le Centre des monuments nationaux.

Côté scénario, Virginie Efira incarne soeur Benedetta, nonne lesbienne du XVIIe dont les "extases mystiques" et l’histoire hors norme ont fait l’objet d’une biographie signé Judith C. Brown qui a largement inspiré Verhoeven.
Charlotte Rampling, Lambert Wilson, Clotilde Courau, Daphné Patakia et Olivier Rabourdin viennent compléter le casting de ce brûlot qui sortira en 2019.

_________________________________

Tous nos encouragements à Valentin et nos voeux de réussite dans cette belle aventure...

 

 

 

 

 

 

Répondre à cet article

Stats | 6 visiteurs en ce moment | SPIP 3.1.3 [23214] | Squelette BeeSpip v.3.1.0

Mis à jour le samedi 17 novembre 2018