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Jean Aicard, écrivain et poète provençal .

 

 Jean Aicard,

 écrivain et poète provençal .

 

Notre lange provençale et notre culture méridionale comptent de grands auteurs qui sont mondialement connus, tels Mistral ou Giono, Daudet ou Pagnol mais d’autres écrivains ont acquis également une renommée bien au-delà des frontières de notre chère Provence .

Jean Aicard fait partie de ces auteurs plus discrets (aujourd’hui on dirait moins médiatiques") mais son oeuvre mérite que l’on puisse lui rendre un hommage car certains de ses livres font vraiment partie de notre patrimoine culturel (Maurin des Maures, Gaspard de Besse ) .

Bien sûr, les ouvrages de Jean Aicard trônent en bonne place à la bibliothèque de Tourtour et il ne faut donc pas hésiter à aller les rencontrer ... 

  Jean Aicard, portrait au fusain par Félix Régamey

Auteur de nombreux ouvrages comme : "Poèmes de Provence", "Gaspard de Besse" ou encore "Maurin des Maures", il était ami avec beaucoup d’hommes célèbres de ce siècle comme Lamartine, Hugo, Cordouan, Zola, et bien d’autres... 
Le 4 février 1948 naquit Jean François Victor Aicard fils d’un publiciste toulonnais écrivain et philosophe (St Simonien) Jean-François Aicard (1910 - 1952) et de sa mère dite "mère inconnue" Victoire Isnard. Celle-ci mariée à Maurice André dont elle aura une fille vivra avec Monsieur Aicard, rue de l’ordonnance à Toulon. Le petit Jean fut élevé par plusieurs personnes à cause de la mort précoce de son père et l’absence de sa mère. Les grand-parents éduqueront et aimeront cet enfant en lui donnant l’amour des choses simples de la vie, des lettres et de la Provence.

Il saura écrire (surtout rédiger) à l’âge de onze ans. Envoyé à Mâcon au lycée, il est pris en charge par Lamartine, ami du père, qui s’occupera de lui durant tout son séjour de 1858 à 1859. Notre jeune poète coupé de sa terre natale demeurait morose. La famille l’envoie donc au lycée impérial de Nîmes. Il y obtint son baccalauréat à dix-sept ans et très vite il se distingua par la création de plusieurs brillants volumes de vers. Il rencontre sa demi-soeur Jacqueline âgée de vingt-cinq ans : elle est veuve de Monsieur Lonclat. Elle le reçoit dans sa propriété des Lauriers Roses à Solliès-Ville.

 

Il correspondra avec le célèbre poète Lamartine dont il est fortement influencé, si bien qu’il écrira ses premiers vers à l’âge de dix-neuf ans et il lui dédia une ode qui fut couronnée à l’Académie française.
Il continuera ses études à la faculté de droit à Paris où il fera ses premiers essais littéraires. Sa première oeuvre "Les jeunes croyances" sera dédiée en 1886 à sa demi-soeur qui représentait une mère pour lui.

Sa fougue le pousse à correspondre avec Victor Hugo : il s’en suivra une forte amitié qui engagera sa carrière d’écrivain journalistique. En 1869 il deviendra membre de l’Académie du Var et il se partagera entre Paris et Solliès. Il fréquentera : Victor Hugo, Alphonse Daudet, Paul Verlaine, Arthur Rimbaud, Pierre Loti, (du beau monde !...aujourd’hui, on dit "du lourd !").

En 1871 il écrit le discours d’Augustin Daumas, le député du Var et membre du gouvernement provisoire de la défense nationale, avant celui de Thiers et proclame la troisième république à Toulon. Il milite pour obtenir des livres gratuits dans les écoles de Solliès, de La Garde et du Pradet.
En 1873, il sera couronné par l’Académie française pour : " Poèmes de Provence" et "Chanson de l’enfant". Il écrira dans les journaux "Le Toulonnais", "Le Courrier de Marseille" et "Le Nouvelliste" de Paris. En 1873 il reçoit la médaille de Toulon pour son éloge à Pierre Puget. En 1881, il se voit attribuer le prix Vittet pour "Miette et Noré" , Victor Hugo se déplacera pour le soutenir.
En 1889 il écrit "Le père Lebonnard", une pièce dramatique jouée par l’Académie française. En 1890 il publie son premier roman intitulé "Roi de Camargue". Et quatre ans plus tard il écrit toute une série de poèmes pendant son voyage en Belgique et en Hollande.

En 1894 il est nommé président de la société des gens de lettres (réunissant des écrivains). En 1898, il devient l’auteur de la pièce de théâtre "La légende du coeur" qui sera jouée au théâtre antique d’Orange. En 1908 il écrivit son roman le plus célèbre "Maurin des Maures ",

   

dans lequel sont évoqués les exploits habiles d’un chasseur pittoresque. Décembre 1909, il rentre à l’Académie Française et remplace François De Coppet. Son épée d’académicien lui a été offerte par l’amicale des anciens élèves du lycée de Toulon.

 

En 1915 il perd sa chère soeur et il hérite ainsi de la propriété de la villa des Lauriers Roses : en 1916 il achète une maison à Solliès-Ville dont il devient le maire en 1919. Il recevra ses amis : Michelet, Frédéric Mistral, Alphonse Daudet, Sarah Bernhardt, Pierre Lotit, Alphonse Karr et le peintre Vincent Cordouan . La même année il écrira "Gaspard de Besse" qui évoque un bandit justicier.

Sa dernière pièce, "Forbin de Solliès ou le testament du roi René" sera jouée par les membres de l’Académie française à Solliès-Ville en août 1920. 
Il décède le 13 mai 1921 à Paris mais les funérailles se sont déroulées huit jours après à Toulon. Il fit don de sa maison de Solliès-Ville à la ville de Hyères qui, en reconnaissance donna son nom au lycée "Jean Aicard". Il fut un ambassadeur de choix pour notre région, en la faisant connaître et apprécier par la capitale ainsi que de toute la France.

  

Un site internet est consacré à l’écrivain Jean Aicard : vous pouvez le consulter en allant sur le lien suivant  : www.jean-aicard.com/
Un autre site intéressant concerne le Musée Jean Aicard : voir le lien suivant
 : www.toulon.com/musee/aicard/bertrand/toulon/tabid/417/Default.aspx

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Mis à jour le jeudi 19 octobre 2017