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Le perdreau .

Le perdreau  

A Tourtour, on dit "le perdigaoù" : la chasse au perdreau est très prisée (comme celle de la bécasse) car il faut aller chercher la "compagnie" (la famille, le groupe) et avoir un bon chien qui marquera l’arrêt . Hélas, les chasseurs tourtourains reviennent souvent bredouilles car ce gibier (les grives aussi) est de plus en plus rare, les conditions météorologiques impliquant des changements de comportement et de déplacement . De plus, les zones cultivées sont moins nombreuses, les trous d’eau aussi et les oiseaux cherchent donc ailleurs . Quelques chasseurs rancuniers vont même jusqu’à dire que depuis l’arrivée de la nouvelle équipe municipale, rien ne va plus comme avant et que le gibier, lui aussi, est mécontent (avec l’avantage pour lui de pouvoir tirer d’ailes..) : n’exagérons rien et attendons d’avoir d’autres preuves !

 

Essayons de connaître un peu mieux ce gibier :

Le perdreau :

Nom latin : « perdix » , Ordre : Galliformes, Famille : phasianidés
Noms usuels : perdreau, perdigal, perdigaou, partridge en anglais
Oiseau sédentaire présent sur tous les continents, vivant en
compagnies familiales.
De morphologie trapue, avec des ailes courtes arrondies et une queue courte et basse, une petite tête, elles peuvent atteindre des poids plus ou moins importants selon les espèces et sous espèces : de 350 grammes pour la grise jusqu’ à presque 800 grammes parfois pour la bartavelle.

Différentes espèces et familles :

Il existe 13 espèces et sous espèces répertoriées dans le monde :
Perdrix bartavelle, perdrix choukar, perdrix de Daourie, perdrix gambra, perdrix grise, perdrix de Hey, perdrix de Hodgson, perdrix noire, perdrix de Philby, perdrix de Przewalski, perdrix rouge, perdrix à tête noire, perdrix Si-Si.
Une sous espèce de perdrix grise dite de montagne est répertoriée dans les Pyrénées : plus légère, elle vit dans des escarpements et prairies d’altitude, jusqu’à 2000 mètres, mais elle présente cependant des caractéristiques communes avec la grise de nos plaines du nord de la Loire. On note cependant des concentrations de grises de montagne du même type que celles que les anciens décrivaient pour la légendaire perdrix roquette. Une hybridation de la perdrix rouge avec la bartavelle donne une sous espèce appelée perdrix rochassière 


Moeurs et habitudes de vie :

Les perdrix vivent en bandes appelées
compagnies, le plus souvent les individus sont issus de la même famille. En fonction de la prédation et des pertes sur le couvées, elles peuvent atteindre des densités variables de quelques individus à plus d’une dizaine et parfois beaucoup plus, comme la choukar en Asie.
Les perdrix se nourrissent essentiellement de pousses d’herbes, graminées diverses, graines, baies, fruits, insectes et larves absolument nécessaires pour la croissance des poussins.
Le nid est confectionné à même le sol dans une cuvette ou dépression garnie d’herbes sèches. La ponte comporte entre 8 et 15 œufs et l’incubation dure entre 23 et 25 jours. Les poussins sont
nidifuges (ils partent très vite du nid après la naissance).
Les perdrix aiment les territoires aux sols secs, vallonnés et ouverts, avec des alternances de cultures céréalières, friches et prairies. Différentes nuances d’habitats et biotopes sont à noter en fonction des espèces ou sous – espèces, puisque la perdrix occupera aussi bien les zones de plaine (grise) sans aucun relief comme les zones escarpées de montagne (bartavelle – choukar) ou les territoires vallonnés et collinaires (rouge). Les perdrix ont tendance à beaucoup piéter avant de s’envoler et elles ne le font que lorsque elles sont trop pressées par le danger. L’envol est fulgurant et le bruit des ailes produit un vrombissement caractéristique, avec des battements nerveux et rapides sur quelques mètres ensuite, elles se laissent glisser jusqu’à la pose. Très souvent, les perdrix utilisent les dépressions du terrain pour favoriser leur envol et font des remises longues pour se rendre inaccessibles. Lorsque la
compagnie est dispersée, les oiseaux se rappellent en poussant un cri de rappel caractéristique afin de se rassembler à nouveau. 

 


Deux modes de chasse sont essentiellement utilisés : 

- Les battues avec rabatteurs et tireurs postés. Ce mode de chasse se pratique encore dans de grandes chasses privées, sur de très grands territoires où les densités sont encore très importantes.L’Espagne et le Maroc sont devenues des destinations très fréquentées. Les perdrix lancées comme des « fusées » ne sont pas faciles à tirer. En général, des quotas de prélèvements sont calculés et l’on effectue une ou deux battues par saison, jusqu’à l’obtention des prélèvements souhaités. 

- La chasse devant soi au chien d’arrêt qui peut être solitaire dans des régions de polycultures et de vallons ou bien par petits groupes marchant devant soi, à l’arrêt des chiens. Les chiens d’arrêt d’envergure et rapide, comme les races britanniques, le pointer et le setter sont souvent préférés aux continentaux. Cependant, la défense des perdrix est parfois farouche et il est très difficile de parvenir à des arrêts utiles. Souvent, ce n’est qu’après plusieurs vols et remises les ayant fatigués que le chien parvient à bloquer une compagnie ou quelques isolés. Les perdrix grises tiennent mieux l’arrêt que les perdrix rouges appelées aussi perdreaux. Quelle que soit l’espèce ou sous espèce, le perdreau a une réputation d’oiseau très piéteur , c’est à dire qu’il passe plus de temps à marcher sur ses pattes qu’à voler. 

Il serait dommage de limiter la chasse au perdreau au seul plaisir de la découverte, de l’arrêt avec le chien et du coup de feu : à la maison, il nous restera à déguster ce gibier qui a bien du succès car sa chair est délicieuse . de nombreuses recettes sont disponibles et nous vous en donnons une assez tentante :

Le perdreau en feuille de vigne :

Pour 4 personnes :
2 perdreaux de 600 g, plumés, vidés
4 feuilles de vigne
4 bardes de lard frais ou de poitrine salée
2 cuillères à soupe d’huile d’oive . (si l’on a du gras de canard ça va très bien aussi)
50 g de beurre
sel et poivre
1 cuillère à soupe de vin blanc moelleux (Jurançon, Sauternes, Montbazillac))
80 g de grains de raisin pelés (Alphonse Lavallée ou Muscat)

Le gibier :
Il faut bien sûr déplumer les perdreaux chassés mais on s’aperçoit que vcette opération est plus facile que sur les grives par exemple .
Passer ensuite les perdreaux sur une flamme pour enlever les restes de plume ou de duvet. (ne pas sous-estimer de passage au feu).
Dans une cocotte, avec 2 cuillères à soupe d’huile d’olive, les faire colorer sur toutes les faces et assaisonner avec sel et poivre.
Faire bouillir l’eau dans une casserole, y plonger les feuilles de vigne, sans la queue, 2 min pour les ramollir. Les sécher et entourer les perdreaux avec.
Maintenir l’ensemble avec les bardes de lard et ficeler.
Remettre les rôtis à rissoler dans la même cocotte 5 min et finir la cuisson 10 min dans un four à 170 °C.
 
La sauce :
Quand ils sont cuits, les débarrasser dans un plat chaud, déglacer la cocotte avec le vin blanc et 20 cl d’eau. Réduire, émulsionner avec 50 g de beurre, ajouter les grains de raisin, assaisonner et garder au chaud.
 
Juste avant de servir :
 
Poser les perdreaux sur la planche, enlever la ficelle, les partagez en deux avec un grand couteau. Poser chaque moitié à plat dans les assiettes chaudes et arroser avec la sauce. Servir avec un gratin de courge ou de pommes de terre.
 

Une vidéo canadienne vous en montre un peu plus : (en cliquant sur le lien ci-dessous) :

www.qctop.com/articles/la-perdrix.htm

 

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Mis à jour le jeudi 23 novembre 2017